Développement régional

Les villes et les régions dans la mondialisation - Repenser la politique urbaine et régionale

 

Discours prononcé par Angel Gurría, Secrétaire général de l'OCDE devant le Conseil danois de la croissance
Copenhague, Danemark
22 janvier 2007

Monsieur le Président, je me réjouis d'être avec vous aujourd'hui pour évoquer la mondialisation et la nécessité de donner à toutes les régions du Danemark les moyens d'en tirer parti.

Une société florissante est une société où toutes les régions sont armées pour mettre à profit les opportunités et la prospérité que la mondialisation peut apporter. Si je comprends bien, c'est précisément à cette problématique que se consacre le Conseil danois de la croissance : ne pas se focaliser uniquement sur les performances de l'économie nationale, mais créer des opportunités pour toutes les parties du Danemark.

Je ne pense pas avoir grand-chose à apprendre à un public danois sur les problèmes soulevés par la mondialisation. Le Danemark compte parmi les pays de l'OCDE qui reconnaissent le plus volontiers la nécessité de s'adapter à un monde nouveau, et de mettre en place une économie et une société encore plus innovantes.

Par ailleurs, votre Conseil de la mondialisation a défini une stratégie ambitieuse, adoptée par le gouvernement, qui vise à faire du Danemark l'une des économies les plus innovantes du monde dans les dix ans à venir. Ce Conseil de la mondialisation a du poids, puisqu'il est présidé par le premier ministre.

Le Danemark dispose donc d'une feuille de route, axée sur les ressources humaines, l'acquisition et le partage des connaissances, l'application à grande échelle des technologies de l'information et de la communication, et l'entrepreneuriat.

La place que votre pays occupe de longue date dans le commerce mondial l'a doté d'une culture du changement. Mais, comme nous le savons tous, la mondialisation (l'intégration des économies du monde par l'intermédiaire des échanges, de l'investissement et de la circulation des personnes et des idées) n'est que l'une des facettes des défis auxquels nous sommes confrontés.

Le changement technologique est un autre facteur essentiel. Il est impossible d'imaginer notre monde, aujourd'hui, sans Internet, la puce électronique et les systèmes et logiciels de pointe qui vont avec. Le matériel n'est donc pas seul en jeu.

Le changement technologique a révolutionné les systèmes de production, la gestion, la logistique et les réseaux, aboutissant à des chaînes d'approvisionnement mondiales, à l'externalisation à l'étranger et à la délocalisation. Il se traduit aussi par un essor rapide des industries de services et de l'économie du savoir, dans laquelle la production d'informations et de connaissances est une source primordiale d'avantage comparatif et concurrentiel.

Qui plus est, de nouveaux progrès technologiques majeurs se profilent à l'horizon. La révolution des technologies de l'information et de la communication est loin d'être achevée. Des avancées dans les sciences de la vie, les nouveaux matériaux et les nanotechnologies, par exemple, modifieront en profondeur les produits et les services, mais aussi la manière de les fabriquer et de les distribuer.

Ce faisant, le changement technologique continuera de procurer des avantages aux individus, aux collectivités et aux pays, mais aussi de perturber leur existence. Ce seront les sociétés les plus promptes à développer, à commercialiser et à exploiter de nouveaux savoirs qui s'en sortiront le mieux.

La troisième difficulté tient au vieillissement des populations et à la diminution effective de la population en âge de travailler.

C'est pourquoi il est d'autant plus important de veiller à ce que chaque jeune, lorsqu'il arrive sur le marché du travail, soit armé pour affronter un monde extrêmement concurrentiel, à ce que chaque individu puisse bénéficier facilement de la formation continue pour actualiser ses connaissances ou se recycler, et à ce que les travailleurs âgés ne fassent plus l'objet de discriminations à l'embauche et soient encouragés à rester actifs.

La capacité d'un pays (et de ses régions) à former une population de haut niveau et à retenir et à attirer les personnes de talent est de plus en plus importante.

La gestion du changement, l'adaptation et la création de nouveaux débouchés s'effectuent à l'échelon local ou régional, dans les villes et les villages. C'est pourquoi il est essentiel de faciliter l'adaptation et les évolutions dans tout le pays.

Les gouvernements nationaux fixent bon nombre des conditions générales qui déterminent l'environnement et la capacité d'innovation, ils réalisent des investissements stratégiques et, dans les domaines de la fiscalité, de la concurrence, de la protection sociale ou de l'éducation, ils définissent des politiques qui peuvent soit entraver, soit stimuler l'innovation et l'adaptation. Mais il est non moins vrai qu'en l'occurrence, ils ne peuvent pas faire cavalier seul : l'initiative locale a aussi un rôle à jouer.

Dans les travaux de l'OCDE, nous accordons une grande attention à cette question. Nous nous intéressons aux opportunités qui s'offrent aux grandes villes, mais aussi à ce que les municipalités plus petites ou les zones rurales peuvent faire pour prendre part à l'économie mondiale.

Il est bien entendu indubitable que la ou les principales villes d'un pays sont essentielles à sa réussite. C'est là que se concentrent la plupart des talents, que s'élaborent les nouveaux savoirs, que survient l'innovation et que se nouent les liens avec le reste du monde.

Ces grandes villes, dont Copenhague est un exemple, sont des éléments cruciaux de la croissance économique. C'est pourquoi, dans les travaux que nous conduisons pour aider les pays à s'adapter à la mondialisation et au changement technologique, nous mettons autant l'accent sur leur rôle.

Un Danemark fort sans une Copenhague florissante et innovante serait difficile à imaginer. La compétitivité de ses habitants, de ses entreprises et de ses institutions compte réellement.

C'est dans les villes comme Copenhague que les gens de talent, dans les universités et les institutions de recherche, dans les entreprises, grandes ou petites, dans les associations et réseaux locaux, se rassemblent pour faire éclore de nouvelles idées et les exploiter commercialement, donnant ainsi naissance à de nouveaux produits, services et façons de faire, de même qu'à de nouvelles entreprises, autant d'aspects essentiels à la création d'emplois et de richesse, elle même indispensable à une qualité de vie élevée.

Mais pour que les villes réussissent, elles doivent aussi veiller à l'équité et à la cohésion sociale, ainsi qu'à la viabilité environnementale. Elles doivent être sûres, conviviales, et se prêter à la vie de famille. Propices à l'intégration, elles doivent offrir une chance et l'équité à tous.

A de nombreux égards, Copenhague connaît le succès. Elle a pris des mesures importantes pour réduire la circulation automobile, tout en mettant d'autres moyens de transport à la disposition des usagers. Dans le design comme dans les arts, la création s'y épanouit manifestement. L'activité commerciale y est bouillonnante. Avide de connaissances, la ville exploite tous les savoirs. En 2005, le Royal Institute of British Architects a nommé Copenhague Ville européenne de l'année, prix qu'il décernait pour la première fois, pour la qualité de son espace public, sa politique du logement et de la ville, sa vie culturelle, la facilité des déplacements et la promotion des bons principes d'urbanisme.

Cependant, si la vigueur et la prospérité de Copenhague sont déterminantes en ce sens qu'elles offrent une assise solide au Danemark, il ne faut pas oublier les autres régions du pays, où vivent 75% des Danois.

Tous, à l'OCDE, nous avons été impressionnés par la relative facilité avec laquelle le Danemark a réorganisé et rationalisé ses collectivités locales, ramenant le nombre de communes de 270 à 98 et permettant aux nouvelles entités d'atteindre une taille plus propice au déploiement des services publics et au renforcement de leur compétitivité.

Mais il ne s'agit là, bien sûr, que de la première étape. Avec ses antennes régionales, le Conseil danois de la croissance a dès lors un rôle capital à jouer : donner à l'échelon régional ou local une plus grande part de responsabilité dans la caractérisation de la voie à suivre pour accroître la compétitivité de chaque région.

L'aménagement régional soulève des difficultés dans la plupart des pays membres de l'OCDE. Malheureusement, les exemples d'échec de l'action publique dans ce domaine sont sans doute plus nombreux que les exemples de réussite. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'OCDE sera très attentive aux initiatives du Conseil danois de la croissance et aux travaux de ses divers forums.

L'une des missions les plus utiles de l'OCDE est d'étudier l'action publique et les institutions des pays membres, d'examiner leur efficacité et de définir des critères de comparaison à partir des mesures les plus efficaces.

Même les pays affichant des taux de croissance globalement élevés peuvent comporter des régions en retard qui ne participent pas à l'essor général. Autrement dit, le niveau global de la croissance ne réduit pas nécessairement les disparités régionales. Il faut faire davantage.

Les régions moins performantes représentent un manque à gagner, car leurs ressources, humaines notamment, ne sont pas pleinement exploitées. De plus, l'une des meilleures façons de renforcer la cohésion sociale dans un pays est d'améliorer la compétitivité des régions.

En fait, l'expérience montre que les politiques de développement régional fondées sur les aides aux entreprises ne sont pas efficaces. Il est nettement préférable d'aider les régions elles mêmes à devenir compétitives, en tirant parti des capacités et des atouts locaux et en les améliorant.

Loin de se limiter à une politique de redistribution, le développement régional doit viser la création de richesse et la valorisation des atouts régionaux. Il doit miser sur l'enrichissement de ces derniers et du potentiel local pour attirer l'investissement productif et renforcer les entreprises locales déjà présentes. Là où, auparavant, nous donnions la priorité aux systèmes nationaux d'innovation, nous devons dorénavant nous intéresser aussi aux systèmes régionaux.

Cela ne revient pas à adopter une approche limitée aux secteurs dits de pointe, mais à privilégier l'innovation dans tous les domaines et sphères d'activité. Le tourisme, l'artisanat et l'agro alimentaire peuvent tous engendrer de la richesse au niveau régional. Et ils peuvent tous être innovants, à la pointe du progrès.

Pour favoriser l'innovation régionale, il importe d'améliorer les infrastructures physiques, l'enseignement, le système de soin, les conditions de création de start ups et de développement des petites et moyennes entreprises, le partage et la diffusion des connaissances, et l'accès aux services d'appui.

L'existence de services d'appui et de financements et leur qualité sont particulièrement importantes. Que ce soit dans les domaines de la comptabilité, du conseil, du droit, des ressources humaines, du marketing ou de la finance, les services sont indispensables pour créer un climat favorable aux entreprises dans une région. L'importance des services spécialisés pour les petites et moyennes entreprises (PME) est trop souvent négligée.

S'il existe une université ou un établissement d'enseignement supérieur, il a aussi un rôle capital à jouer. Ces institutions peuvent aider les entreprises, notamment les PME, à résoudre des problèmes techniques, de gestion ou commerciaux, à trouver de la main d'œuvre qualifiée et à assurer la formation continue. En outre, les réseaux locaux qui associent les chefs d'entreprises et les sociétés de services d'appui permettent de fructueux échanges de connaissances.

Comme l'ont montré des études de l'OCDE, plus une région est à même d'attirer et de retenir des actifs qualifiés, des entreprises et des investissements externes, plus elle est compétitive.

Comme je l'ai déjà dit, les infrastructures physiques, par exemple de transport et de communication, comptent beaucoup. Mais il en va de même du renforcement de la capacité des régions à planifier leur action et à la mettre en application ; de la participation de la société civile et du secteur privé au développement des atouts régionaux et à la définition des priorités ; et de l'élaboration de mécanismes de coopération entre autorités nationales et locales.

Il est particulièrement important de mettre en place les moyens d'une bonne gouvernance à l'échelon régional et de permettre une planification fondée sur des régions économiques et non pas administratives. Les régions ont besoin de personnel qualifié pour évaluer les projets, fixer les priorités, forger des alliances et apprendre à bien négocier et communiquer.

Le Conseil danois de la croissance aura un rôle décisif à jouer dans l'examen des différentes stratégies régionales de développement économique conçus par les forums régionaux sur la croissance, mais aussi pour garantir une bonne articulation entre les initiatives nationales et régionales.

Il lui appartient aussi d'aider les régions du Danemark à tisser des liens avec celles des Etats voisins. Une relation de ce type est d'ores et déjà bien établie entre Copenhague et le Sud de la Suède (région de l'Oresund). Elle fournit un excellent exemple de coopération transfrontalière dans les secteurs créatifs ou fondés sur le savoir, comme les sciences de la vie, la logistique, l'alimentaire et les technologies de l'information.

Il existe d'autres possibilités d'alliances à l'étranger. Le Danemark fait en effet partie de la collectivité de la mer Baltique, qui englobe Malmö, Stockholm, Helsinki, St. Petersbourg, Gdansk, Tallinn et Riga. Il appartient aussi à la collectivité de la mer du Nord, qui comprend les Pays Bas, la Norvège, la Belgique et la Grande Bretagne. Et bien entendu, il partage une frontière avec l'Allemagne au Sud.

Les régions devraient être encouragées à envisager les opportunités transfrontalières qui ont un sens économique. De plus en plus, l'économie mondiale se caractérise par des réseaux de villes et de régions.

Par ailleurs, développer des régions vigoureuses et innovantes dans tout le Danemark oblige aussi les autorités nationales à faire en sorte qu'elles contribuent à l'action publique nationale et qu'il existe une coordination appropriée entre les multiples administrations et organismes nationaux qui traitent avec les régions.

Fort heureusement, cette nécessité paraît bien comprise au Danemark. La réussite du Conseil danois de la croissance sera d'ailleurs évaluée à l'aune de sa contribution à cette tâche difficile qui consiste à assurer la coordination et à la complémentarité des politiques et initiatives nationales et locales.

Nous vivons des temps difficiles et peut être la principale difficulté est elle de convaincre nos sociétés que le changement n'est pas un ennemi et que la mondialisation n'est pas une menace. Dès lors que toute une société a une vision commune de son avenir, reposant sur la confiance et la cohésion mais aussi sur une action publique qui crée des chances pour tous et donne des résultats équitables, sa population ne doit rien avoir à craindre du futur et elle est sans doute plus ouverte au changement.

Je félicite le Danemark, qui fait partie de ces pays tournés vers l'avenir. Grâce à son projet national de société innovante et à sa volonté de faire participer toutes les parties du pays à sa réussite future et d'en partager les fruits avec elles, le Danemark est presque certain de rester l'une des sociétés les plus prospères du monde sans mettre en question ses principes sociaux, ni son environnement.

Il n'est peut être pas surprenant, dans ces conditions, que l'Economist Intelligence Unit ait déclaré, l'an dernier, que le Danemark connaîtrait la conjoncture économique la plus favorable du monde dans les cinq années suivantes (période 2006 2010), un honneur qui lui avait déjà échu pour les cinq années précédentes (2001 2006).

 Maintenez le cap. Seule l'autosatisfaction serait à craindre.

 

 

 

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