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Gouvernance publique

Les gouvernements doivent redoubler d’efforts en matière d’intégrité pour retrouver la confiance des citoyens

 

6/7/2015 - Selon un nouveau rapport de l’OCDE, les pays doivent redoubler d’efforts pour détecter et faire reculer les conflits d’intérêts et les autres atteintes à l’intégrité au sein de leur administrations; cela contribuera à rétablir la confiance à l’égard des autorités nationales, qui, d’après les enquêtes, n’a pas retrouvé ses niveaux d’avant la crise.

 

D’après le Panorama des administrations publiques 2015, la divulgation et disponibilité du patrimoine des agents publics reste limitée dans trop d’économies avancées, d’après une enquête réalisée en 2014 par l’OCDE auprès de 36 économies avancées et émergentes.

 

Notamment : Les obligations de divulgation du patrimoine pour les agents travaillant dans des secteurs « à risques » – juges, procureurs, agents des impôts et des douanes, acheteurs publics, agents d’autorités financières et conseillers politiques – ont tendance à être assez bas.

 

En revanche, 73 % des plus hauts responsables officiels des pays de l’OCDE, contre seulement 68 % en 2009, sont désormais tenus de refuser les cadeaux ou de les déclarer.

 

« Tout soupçon de tolérance à l’égard des conflits d’intérêts des agents publics sape la confiance », a indiqué Mari Kiviniemi, Secrétaire générale adjointe de l’OCDE, à l’occasion du lancement du rapport à Paris. « Pour rétablir la confiance dans les pouvoirs publics, il est crucial d’assurer la transparence et de placer chacun face à ses responsabilités ».

 

Le rapport montre aussi que seuls 41 % des pays de l’OCDE interrogés ont mis en place une législation permettant de protéger les lanceurs d’alerte qui dénoncent des malversations au sein de leur lieu de travail.

La confiance moyenne à l’égard des autorités nationales sur l’ensemble de la zone OCDE a commencé à se rétablir en 2013, après avoir souffert de la crise, mais elle ne dépassait toujours pas 41.8 % en 2014, alors qu’elle atteignait 45.2 % en 2007, d’après le sondage Gallup World Poll.

 

Cette quatrième édition du Panorama des administrations publiques présente plus d’une cinquantaine d’indicateurs permettant de comparer les performances des administrations publiques dans des domaines aussi divers que les finances publiques, la dépense publique par habitant, les baisses d’effectifs et de rémunération dans l’administration centrale ou l’accès à la santé, à l’éducation et à la justice.

 

Le rapport aboutit également aux grandes conclusions suivantes :

 

  • C’est en Irlande (-3.6 %), en Grèce (-3.3 %), en Espagne (-1.9 %), en Islande (-1.6 %) et au Royaume-Uni (-1.5 %) que la dépense publique par habitant a le plus chuté sur la période 2009-2013 au sein de la zone OCDE.
  • En 2014, c’est en Finlande (58.7 %), en France (57.3 %) et au Danemark (57.2 %) que la part des dépenses publiques dans le PIB était la plus élevée au sein de la zone OCDE.
  • Malgré les efforts déployés depuis la crise dans la plupart des pays pour réduire les effectifs et la rémunération des agents publics, l’emploi public restait relativement inchangé en 2013 : il continuait de représenter, en moyenne, environ 19 % de l’emploi total. C’est en Norvège (33.4 %) et au Danemark (32.2 %) que l’emploi public représentait la part la plus importante de l’emploi total.
  • S’agissant de la disponibilité et de l’accessibilité des données publiques et du soutien officiel à leur réutilisation, on constate de fortes disparités. En la matière, la Corée est le pays le plus en pointe, et la Pologne le pays le plus en retrait.

 

Pour obtenir tout complément d’information ou pour organiser un entretien avec les auteurs du rapport, les journalistes sont invités à contacter la Division des médias de l’OCDE [+33 (0)1 45 24 97 00 ou news.contact@oecd.org].

 

Lire la publication et des synthèses détaillées pour les pays en ligne : http://www.oecd.org/governance/govataglance.htm/

 

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