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Général

Selon une nouvelle étude, les pressions à la hausse vont s’accentuer sur les dépenses publiques de santé, au-delà même des effets du vieillissement de la société

 

09/02/2006 - Si les tendances actuelles se poursuivent, les dépenses publiques de santé et de soins de longue durée vont doubler dans les pays de l’OCDE d’ici 2050, pour atteindre en moyenne près de 13 % du PIB, contre 6.7 % aujourd’hui. Même si les gouvernements parvenaient à contenir la hausse des coûts, ces dépenses atteindraient tout de même 10 % environ du PIB.

Ces projections figurent dans un nouveau rapport de l’OCDE qui examine les principaux facteurs de croissance à long terme des dépenses de santé. Cette étude constate qu’en dehors de la hausse des coûts due à la demande de populations plus âgées et plus aisées, l’augmentation des dépenses publiques de santé dépasse de 1 point celle du revenu global des pays de l’OCDE. Cela tient essentiellement aux progrès des technologies médicales et au développement rapide des services de santé ; même lorsqu’une nouvelle technologie réduit le coût d’un traitement, l’augmentation de la demande pour ce traitement peut faire croître la dépense publique.

Ce sont ces facteurs, qui ne sont pas spécifiquement liés au vieillissement des populations, qui, d’après l’étude, exerceront à long terme le plus de pression sur les dépenses de santé.

Le rapport intitulé "Projecting OECD health and long-term care expenditures: what are the main drivers?" présente deux scénarios principaux pour le long terme. Le premier scénario, "pression sur les coûts", suppose que la dépense continue de croître plus que le revenu, comme cela s’est produit jusqu’ici. Dans le deuxième scénario, "contention des coûts", les gouvernements prennent des mesures pour contenir cette croissance supplémentaire des dépenses causée par les hausses de prix et les nouvelles technologies, de façon à l’éliminer d’ici 2050.

Les projections font apparaître de grandes différences entre pays. Dans le scénario "contention des coûts", c’est dans les pays où le vieillissement de la population est le plus accentué comme l’Italie, le Japon et l’Espagne que les dépenses de santé et de soins de longue durée augmentent le plus rapidement, et c’est la Suède, qui consacre déjà une part relativement élevée de son PIB aux dépenses de santé et de soins de longue durée, où le supplément de dépenses augmente le plus lentement. Le tableau ci-joint présente succinctement les résultats par pays ; la répartition des dépenses entre soins de santé et soins de longue durée figure dans le tableau 1.1 du rapport, consultable à l’adresse suivante : http://www.oecd.org/dataoecd/57/7/36085940.pdf

Pour plus d'informations, les journalistes sont invités à contacter Joaquim Oliveira Martins (tél : + 33 1 4524 8853), Giuseppe Nicoletti (tél : +33 1 4524 8730 ) ou Michael Feiner (tél : +33 1 4524 8804) du Département des affaires économiques, ou encore la Division des relations avec les médias (tél + 33 1 4524 9700).

 

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