Réunion du Conseil de l'OCDE au niveau des Ministres 2012 - Résumé de la Présidence

 

1. Les Ministres des pays de l'OCDE, sous la présidence de la République de Turquie et la Vice-présidence du Chili et de la Pologne, se sont réunis à Paris les 23 et 24 mai autour du mot d’ordre « Tous à bord : des politiques en faveur d’une croissance inclusive et de l’emploi » afin de définir les stratégies qui devront être adoptées par les pouvoirs publics pour soutenir la reprise après la plus grave crise financière et économique de notre époque, de promouvoir une croissance inclusive et de générer les emplois dont le monde a tant besoin. La RCM 2012 a bénéficié de la participation de la Fédération de Russie, ainsi que de celle de l’Afrique du Sud, du Brésil, de la République populaire de Chine, de l’Inde et de l’Indonésie. Ils ont formulé les Conclusions ministérielles 2012, qui contiennent les orientations des Ministres sur les activités en cours et proposées dans le cadre du programme de travail de l’OCDE.

2. Les Ministres ont souligné combien il importe de promouvoir une croissance inclusive et de créer des emplois grâce à des réformes structurelles, de lutter contre le chômage des jeunes, de développer l’investissement à long terme et l’intégration régionale, ainsi que de remettre le système financier en état, de le réformer et de le consolider pour en accroître la résilience. Ils ont également appelé l’OCDE à accorder toute son attention aux enjeux du développement et ont insisté sur l’importance des travaux de l’Organisation sur les inégalités.

3. Ils ont également rappelé la nécessité de communiquer avec les citoyens et de coopérer avec les partenaires sociaux, de coordonner les politiques et d’échanger les meilleures pratiques, ainsi que l’utilité d’une évaluation comparative des performances. Ils ont appelé l’OCDE à conserver un rôle de premier plan à tous ces égards.

4. Les Ministres ont appelé l’OCDE à continuer de fournir des analyses et des avis de première qualité, notamment en généralisant et en renforçant son appel à « penser structurel », « penser social », « penser vert » et « penser institutionnel », car ces quatre éléments permettraient d’asseoir les fondations solides qui sont indispensables au rétablissement de la confiance et à la promotion d’une croissance inclusive et riche en emplois. Dans ce contexte, les Ministres ont manifesté leur vif soutien à l’initiative qu’ils sont convenus de lancer visant à définir De nouvelles approches face aux défis économiques. Cette initiative devrait permettre d’analyser les causes profondes de la crise, d’en tirer les enseignements et, au besoin, d’adapter les analyses économiques et les recommandations d’action de l’OCDE. Ils ont appelé à mettre l’accent sur la formulation de recommandations concrètes à l’intention des Membres et souligné l’importance, pour ce faire, d’une démarche horizontale. Les Ministres ont invité la Fédération de Russie et les Partenaires clés à s’impliquer d’emblée dans ce processus. Les travaux de l’OCDE sur la mesure du progrès contribueront à cette entreprise. Ils ont souhaité que ce processus soit inclusif, reste centré sur ses objectifs et que les Comités de l’OCDE, en particulier le Comité de politique économique, y jouent un rôle important. Les modalités exactes du projet et le champ couvert par sa mise en œuvre, qui passera notamment par la création d’un groupe présidé par le Secrétaire général et faisant rapport au Conseil, feront l’objet d’une décision du Conseil qui interviendra après la RCM et avant les congés d’été. Les Ministres ont demandé au Conseil de donner régulièrement des orientations à cet égard et à l'Organisation de présenter un rapport d’étape à la prochaine RCM en 2013.   

5. Les Ministres ont reconnu que les politiques structurelles, les politiques en faveur d’une croissance verte et les politiques de la science, de la technologie et de l’innovation peuvent se renforcer mutuellement. Ils ont invité l’Organisation à mettre en œuvre les Stratégies pour l’innovation et pour une croissance verte lancées lors de la RCM 2010 et de la RCM 2011 qui a marqué le 50ème anniversaire de l’Organisation, en prenant systématiquement en compte les recommandations stratégiques formulées à ces occasions dans ses analyses et dans le dialogue sur les politiques à suivre, et en vérifiant les progrès accomplis grâce à des évaluations par les pairs, à l’élaboration plus poussée d’indicateurs de la croissance verte et à la collecte de données pertinentes. D’une manière plus générale, les Ministres se sont engagés à soutenir des politiques favorables à une croissance et à un développement plus verts, et à apporter leur contribution à la prochaine Conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio+20) et aux futures discussions du G20. Par ailleurs, les Ministres ont donné leur aval aux Conclusions politiques de la réunion du Comité des politiques d’environnement de l'OCDE au niveau ministériel et de la Réunion du CAD au niveau des hauts fonctionnaires à l’intention de la Conférence Rio+20. Ils ont également relevé l’importance de l’application de la Stratégie pour une croissance verte, tant au niveau des zones urbaines que des régions, et de la définition d’outils appropriés de gestion des risques. Ils ont en outre salué la publication du rapport intermédiaire « Nouvelles sources de croissance : les actifs intellectuels », soulignant que les nouveaux enjeux de l’action publique mis au jour dans ces travaux seront essentiels à la croissance et à l’innovation dans le tout proche avenir. Ils ont appelé l’OCDE à préparer un rapport d’orientation intégré pour la prochaine réunion en 2013.

6. Les Ministres ont examiné la tendance à la montée des inégalités et ont pris acte des défis économiques, sociaux et politiques qui en découlent. Ils ont noté avec intérêt l’analyse menée par l’OCDE sur l’évolution et les moteurs des inégalités, ainsi que sur les moyens d’action propres à les atténuer. Les Ministres sont convenus que les mesures d’assainissement des finances publiques et les réformes structurelles en cours devraient tenir compte du contexte social difficile et de la nécessité d’améliorer les perspectives de croissance économique. Ils ont plus particulièrement invité les pays à lutter contre le creusement des inégalités en adoptant des stratégies axées sur la valorisation du travail, l’aide aux revenus des ménages les plus démunis, l’inclusion financière et l’investissement dans le capital humain et l’emploi. Ils ont salué les travaux pionniers réalisés par l’Organisation sur les stratégies de lutte contre le chômage des jeunes. Ils ont pris note des recommandations formulées par l’OCDE sur les réformes des marchés du travail et des produits et sur les systèmes de prélèvements et de prestations, qui visent à assurer une meilleure répartition du revenu sans pour autant vider indûment de leur substance les mesures incitatives, et à déterminer comment les services publics ou les services en nature peuvent contribuer à réduire les inégalités. L’éducation financière et la protection financière des consommateurs jouent également un rôle clé à cet égard et peuvent concourir à la pérennité des systèmes financiers après la crise. Les Ministres ont appelé l’OCDE à poursuivre et approfondir les travaux menés dans ces domaines, et à proposer un choix de mesures pour relever ces défis.

7. Les Ministres ont donné leur aval à la Stratégie de l’OCDE sur les compétences, qui encourage les gouvernements à investir dans les compétences et l’éducation afin d’améliorer l’employabilité dans la conjoncture actuelle. Ils ont reconnu l’utilité de la Stratégie pour aider les pays à identifier les atouts et les faiblesses de leurs systèmes nationaux de compétences, à les comparer entre les pays et à élaborer des mesures à l'échelle de l'ensemble de l'administration capables de favoriser l’amélioration des compétences, avec à la clé de meilleurs emplois, au service de la croissance économique et de l’inclusion sociale. Les Ministres se sont engagés à mener une réflexion sur les recommandations pour l’action publique formulées dans la Stratégie et à prendre des mesures concrètes pour encourager l’acquisition des compétences nécessaires et assurer une meilleure adéquation entre les compétences disponibles et celles dont le marché du travail a besoin. Les Ministres ont reconnu l’intérêt des politiques transnationales dans le domaine des compétences et la nécessité de faire preuve de souplesse et de réactivité pour répondre aux besoins nouveaux et être efficace dans différents contextes nationaux. Ils ont noté que l’intégration dans la population active de toutes les ressources humaines, y compris des catégories sous-représentées comme les femmes, les travailleurs migrants et les personnes souffrant d’un handicap, peut considérablement renforcer le vivier de compétences d’une économie.

8. Les Ministres sont convenus de charger l’OCDE d’aider les pays à concevoir des stratégies nationales et locales en faveur des compétences, à les mettre en œuvre et à étendre ces travaux aux pays en développement. Ils se sont félicités de l’occasion exceptionnelle offerte par l’Enquête de l’OCDE sur les compétences des adultes de mesurer les capacités disponibles sur le marché, d’améliorer l’utilisation des compétences au travail et d’évaluer l’influence des compétences sur la situation économique et sociale. Ils ont encouragé l’OCDE à mettre en lumière les principales conclusions de l’Enquête sur les compétences des adultes dans les Perspectives de l’OCDE sur les compétences et attendent avec intérêt les prochaines éditions, qui proposeront des analyses comparatives et par pays s’inspirant des travaux en cours de l’Organisation sur les compétences, et qui contiendront des recommandations pertinentes pour l’action publique. Ils ont également soutenu la création d’un portail électronique interactif dédié aux compétences – baptisé Skills@OECD – qui permettra aux gouvernements, aux chercheurs et aux autres parties prenantes d’accéder aux multiples données et analyses de l’OCDE sur les compétences sous leur forme la plus récente. Les Ministres ont pris note de l’intention de la Présidence d’accueillir une réunion informelle des Ministres de l’Éducation les 2 et 3 octobre 2013, qui sera consacrée au développement des compétences.

9. Les Ministres ont étudié les inégalités qui persistent entre hommes et femmes dans les domaines de l’éducation, de l’emploi et de l’entrepreneuriat, et ont reconnu que la parité est un enjeu de tous les instants et qu’elle mérite d’être placée plus haut dans les priorités des pouvoirs publics, non seulement au nom de la justice et de l’équité, mais aussi dans le souci de conforter une croissance inclusive, de réduire la pauvreté, d’améliorer la gouvernance, d’encourager l’innovation et de contribuer à atténuer les effets du vieillissement de la population. Ils ont également fait valoir que l’autonomisation économique des femmes est un préalable à la réalisation des OMD et agit comme un catalyseur et un accélérateur des efforts de développement.

10.  Ils se sont félicités des travaux menés dans le cadre de l’Initiative de l’OCDE pour la parité en vue de mettre en évidence ces disparités et de partager les expériences et bonnes pratiques adoptées pour les corriger. Les Ministres se sont accordés sur la nécessité de modifier les comportements à l’égard du rôle des femmes dans la société et dans l’économie, et d’instaurer un environnement de travail adéquat ; d’encourager les femmes à être plus présentes dans les domaines scientifiques et techniques ; d’offrir des services de garde d’enfants abordables et de qualité et de veiller à valoriser le travail des deux parents ; d’inciter à un partage mieux équilibré du congé parental et du travail à domicile ; de définir des objectifs et des mesures visant à accroître la représentation des femmes dans les instances de direction, dans les conseils d’administration et dans la politique, et de veiller à l’égalité d’accès au financement des chefs d’entreprise, hommes ou femmes. Les Ministres ont appelé l’Organisation à finaliser ces travaux, notamment en complétant la base de données dédiée à l’entrepreneuriat féminin. En s’appuyant sur le rapport final de l’Initiative, ils ont aussi invité les Comités compétents à actualiser, élargir et, le cas échéant, renforcer la Déclaration de l’OCDE sur les politiques en faveur de l'emploi des femmes de 1980 afin de formuler une Recommandation sur l’égalité homme-femme. Ils ont également demandé à l'Organisation de suivre et d’étalonner les avancées réalisées et d’en rendre compte régulièrement.

11. Les travaux de l'OCDE sur la neutralité concurrentielle ont été accueillis favorablement. L’OCDE a été invitée à développer ces travaux, en collaboration avec la Fédération de Russie et les Partenaires clés, et à engager un dialogue sur les politiques devant être suivies par les pays d’origine et les pays bénéficiaires concernant les échanges et les investissements internationaux des entreprises contrôlées par l’État, à favoriser des règles du jeu équitables au niveau mondial, à lutter contre les pratiques protectionnistes et à soutenir la croissance et le développement.

12.  Les Ministres ont aussi reconnu la contribution des petites et moyennes entreprises (PME) à la croissance et à l’innovation, à la création d’emplois et à l’inclusion sociale, et ils ont appelé l’Organisation à poursuivre ses travaux dans ce domaine, en particulier sur le financement des PME.

13. Les Ministres ont examiné les conclusions de l’Initiative de collaboration internationale sur le commerce et l’emploi (ICICE) menée sous l’égide de l'OCDE, qui vient à point nommé étayer l’action menée pour favoriser la création d’emplois et pour répartir largement les avantages induits par les échanges commerciaux. Ils ont salué les progrès accomplis à ce jour pour identifier et recenser les obstacles réglementaires au commerce des services. Les Ministres se sont félicités des efforts déployés par l'Organisation pour mesurer les échanges en termes de valeur ajoutée et l’ont chargée d’analyser les conséquences, pour l’action des pouvoirs publics, de la multiplication des réseaux de production mondiaux sur l’emploi et sur la croissance dans les pays de l'OCDE, dans la Fédération de Russie et chez les Partenaires clés, dans la perspective de la RCM 2013.

14. Les Ministres ont réaffirmé qu’ils s’engageaient à promouvoir un système commercial multilatéral ouvert, à poursuivre la libéralisation, à lutter contre le protectionnisme et à s’abstenir d’adopter des mesures susceptibles de restreindre les échanges ou de nuire à l’investissement. Certains Ministres ont souligné l’importance de l’aboutissement du Cycle de négociations de Doha à l’OMC. À cette fin, les Ministres ont approuvé les engagements de statu quo ou de retrait des nouvelles mesures restrictives, tels que réaffirmés par ailleurs à l’issue du Sommet du G20 qui s’est tenu à Cannes l’année dernière. Ils ont chargé l’OCDE de suivre l’évolution de ces mesures, en collaboration continue avec l’OMC et la CNUCED, et invité le Comité des échanges de l’OCDE, conformément à sa décision, à rédiger un rapport et à organiser un atelier pour évaluer l’impact des mesures liées au commerce, dans la perspective de leur prochaine réunion en 2013. Ils ont encouragé l’OCDE à accélérer ses travaux consacrés à l’élaboration d’un Indice de restrictivité des échanges de services, à en élargir le champ et à en étendre la portée au-delà des Membres de l’OCDE pour y inclure en priorité la Fédération de Russie et les Partenaires clés, les résultats étant attendus pour la RCM de 2014. Les Ministres ont reconnu que la facilitation des échanges est l’un des principaux moteurs de la compétitivité et un levier important pour stimuler l’emploi et la croissance, et ont invité l’OCDE à mobiliser ses compétences, notamment dans le domaine de l’aide pour le commerce. Les Ministres ont également encouragé l'OCDE à conserver le rôle prééminent qu’elle joue pour promouvoir l’ouverture des marchés, la sécurité juridique de l’investissement international et une conduite responsable des entreprises multinationales, en coopération étroite avec la Fédération de Russie et les Partenaires clés.

15. Les Ministres ont réaffirmé leur engagement à l’égard du développement mondial et donné leur aval à la Stratégie de l’OCDE pour le développement, outil essentiel propre à assurer que les travaux de l’Organisation dans ce domaine soient renforcés, intégrés et aptes à répondre à l’évolution rapide de la réalité internationale, où des pays à différents stades de développement peuvent contribuer à une croissance durable, partout dans le monde. Les Ministres se sont félicités que l'Organisation suive une approche du développement plus globale et plus inclusive, intensifie ses travaux sur la cohérence des politiques au service du développement et renforce encore sa contribution aux processus mondiaux et à l’architecture du développement. Les Ministres ont appelé l’Organisation à intensifier son dialogue sur les politiques à suivre avec les pays en développement, à travers une collaboration efficace et mutuellement avantageuse pour contribuer à la concrétisation des réformes. Conscients qu’il n’existe pas de modèle universel, les Ministres ont salué les approches novatrices que sont les examens par pays pluridimensionnels ainsi que les « approches modulaires » appliquées à des pays confrontés à des défis qui présentent les mêmes caractéristiques structurelles. Ils ont aussi invité l’OCDE à réévaluer et, le cas échéant, à adapter ses cadres et mécanismes pour les appliquer à des contextes nationaux plus diversifiés. Les Ministres ont souligné la nécessité de hiérarchiser les priorités et de définir un calendrier des activités de suivi en vue d’une mise en œuvre efficace de la Stratégie.

16. Les Ministres se sont félicités des efforts déployés par l’OCDE pour mettre au point le Partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement, qui a été avalisé fin 2011 à Busan par un large éventail de pays, au nombre desquels la Fédération de Russie, l’Afrique du Sud, le Brésil, la République populaire de Chine, l’Inde et l’Indonésie, et par plusieurs organisations internationales. Ils ont appelé le Comité d’aide au développement de l’OCDE à continuer d’apporter sa contribution au fonctionnement efficace d’un Partenariat soucieux de la diversité qui reconnaît le rôle distinct que peuvent jouer les différents acteurs en faveur d’une croissance inclusive et d’un développement durable, et à consolider le dialogue qu’entretient l’Organisation avec les diverses parties prenantes, notamment les économies émergentes.

17. Les Ministres ont noté avec satisfaction les efforts que déploie actuellement l'OCDE pour rester en première ligne de l’action menée en faveur de l’intégrité et de la lutte contre la corruption et l’ont appelée à renforcer à la fois son rôle de normalisation et ses procédures d’examen mutuel en la matière. Ils ont salué l’arrivée de deux nouveaux membres, la Fédération de Russie et la Colombie, au sein du Groupe de travail sur la corruption dans le cadre de transactions commerciales internationales, et ont accueilli avec satisfaction la récente Recommandation sur les Principes applicables à la gouvernance publique des partenariats public-privé. Ils ont également réaffirmé leur volonté de mettre en œuvre la Convention anticorruption de l'OCDE et les autres instruments connexes. À cet égard, ils se sont félicités de l’adhésion de la Tunisie, du Maroc et de la Colombie à la Déclaration sur la probité, l'intégrité et la transparence dans la conduite des affaires et de la finance internationales (PIT). Ils ont pris acte de l’Initiative CleanGovBiz, qui s’appuie sur la Déclaration PIT, ainsi que de la possibilité de procéder à des « vérifications de l’intégrité » en s’inspirant du Manuel pour l’intégrité élaboré par l'OCDE. Enfin, ils ont salué le rôle qu’a joué l’Organisation dans la coordination des efforts déployés par le Partenariat de Deauville du G8 pour améliorer la gouvernance.

18. Les Ministres ont souligné l’importance de l’adhésion de la Russie à l’OCDE, pour l’Organisation et pour la Russie elle-même, et ont insisté sur le fait que cette adhésion devrait être considérée comme un moyen de moderniser l’économie russe et d’améliorer le bien-être de ses citoyens. Ils se sont en outre félicités de l’adhésion de la Fédération de Russie à l’Agence pour l’énergie nucléaire et ont appelé à une coopération constructive qui apportera à l’Agence un soutien dans la mission qui est la sienne de maintenir et d’approfondir, par l’intermédiaire de la coopération internationale, les bases scientifiques, technologiques et juridiques indispensables à une utilisation sûre, respectueuse de l'environnement et économique de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques. Ils ont également félicité la Fédération de Russie pour son accession à l’OMC et encouragé les autorités russes à prendre toutes les dispositions nécessaires pour mener à bonne fin le processus d’adhésion à l’OCDE, conformément à la Feuille de route de 2007. Ils ont salué la volonté de la Russie de se conformer aux normes requises pour être Membre de l’OCDE. Ils ont appelé les autorités russes à s’engager dans tous les domaines de l’action publique et souligné l’importance de l’application et de la mise en œuvre de l’état de droit en en améliorant l’efficacité. Ils ont rappelé que les normes et les valeurs rigoureuses de l’OCDE doivent être respectées et ont prévenu que la transition vers la mise en application de ces normes et valeurs ne devait pas être exagérément longue.

19. Les Ministres ont salué les efforts déployés par l’OCDE et les progrès accomplis pour renforcer les relations avec les Partenaires clés (Afrique du Sud, Brésil, République populaire de Chine, Inde et Indonésie), étape essentielle sur le chemin qui permettra de donner corps à l’appel à faire de l’Organisation un réseau mondial et intégrateur pour l’action publique lancé dans la Vision d’avenir du 50ème anniversaire de l’OCDE. Ils ont souligné que cette coopération avec les Partenaires clés revêt une importance stratégique et présente un avantage mutuel, et qu’elle est essentielle pour conserver à l'Organisation sa pertinence et son caractère intégrateur. Ils ont insisté sur l’importance d’une action ciblée sur les besoins effectifs des Partenaires clés et sur la nécessité d’être à l’écoute de leurs points de vue, tout en restant fidèles aux normes et valeurs de l'Organisation. Ils ont appelé le Secrétaire général à étudier les moyens concrets de faciliter et d’approfondir ces relations, de travailler sur des programmes stratégiques spécifiques présentant un intérêt mutuel en s’appuyant par exemple sur des accords cadre, une participation accrue de ces pays aux travaux des comités, une communication renforcée, et la possible mise en place, dans les capitales, de points de contact spécialisés. Ils ont pris note de la manifestation formelle d’intérêt pour l’adhésion exprimée par certains pays et ont demandé, dans le respect des normes et procédures de l'Organisation, que soit engagée une réflexion générale au sein du Conseil sur la marche à suivre, y compris une discussion sur les critères d’adhésion.

20. Les Ministres ont fait part de leur intention d’approfondir le dialogue sur les politiques à suivre avec d’autres pays et régions sur la base de l’avantage et de l’intérêt mutuels. Ils sont d’avis que l’évolution vers plus d’intégration suppose également un renforcement des initiatives régionales en Amérique latine, en Eurasie, en Europe du Sud-Est et en Afrique subsaharienne, en plus de l’Asie du Sud-Est qui figure déjà au rang des priorités stratégiques de l'Organisation. Par ailleurs, ils attendent avec intérêt la conclusion rapide des travaux consacrés à l’élaboration de nouvelles règles simplifiées applicables à la participation de pays partenaires aux travaux des organes de l’OCDE.

21. Les Ministres se sont félicités du soutien apporté par l’OCDE aux gouvernements des pays de la région MENA dans leurs efforts de réforme et aux donneurs pour qu’ils redéploient leurs programmes d’aide en fonction des grandes priorités de la région. Ils ont souligné l’importance des réformes économiques qui doivent aller de pair avec les réformes politiques, présenter une forte composante sociale et déboucher sur une expansion des échanges et de l’investissement grâce à l’intégration régionale. Ils ont réaffirmé leur soutien en faveur de relations de travail avec cette région, dont les besoins de développement sont énormes et nécessitent une réaction adaptée. Ils ont en conséquence appelé à une intensification des relations de travail entre l'OCDE et cette région, qui devront aller au-delà des activités d’ouverture habituelles de l'Organisation et viser des résultats concrets. Les Ministres ont également fait valoir combien il importe de s’inscrire dans une perspective à long terme et d’adopter une approche dictée par la demande, différenciée et individualisée, en même temps qu’une approche régionale renforcée. Ils se sont félicités du rôle actif joué par l’OCDE au sein du Partenariat de Deauville. Ils ont exprimé leur soutien aux travaux de l'OCDE dans le cadre du projet sur l’administration ouverte et salué sa mise en œuvre en Tunisie et en Jordanie. Les Ministres ont en outre encouragé l'OCDE à proposer des évaluations structurelles et des outils de suivi, et à apporter un soutien thématique afin de soumettre des conseils et des solutions propres à améliorer la gouvernance et l’intégrité, l’investissement, la justice sociale, les performances économiques et la création d’emplois, l’entrepreneuriat, l’égalité homme-femme, l’éducation et le développement territorial. Ils ont également salué les efforts déployés par les pays de la région MENA pour adopter des instruments de l'OCDE, en particulier l’adhésion de la Tunisie à la Déclaration de l'OCDE sur l’investissement international et les entreprises multinationales. Ils ont également pris acte de l’apport des pays Membres à l’appui du programme MENA de l’OCDE.

22. Les Ministres ont salué les importantes contributions apportées par l’OCDE à l’architecture de la gouvernance internationale, en particulier aux processus engagés dans le cadre du G8 et du G20, dans les domaines où l'Organisation possède un avantage comparatif, notamment en liaison avec le Cadre pour une croissance forte, durable et équilibrée, la sécurité alimentaire, la croissance verte, la fiscalité, la lutte contre la corruption, les échanges, le développement, l’éducation financière, la protection financière des consommateurs, la gestion des risques de catastrophe et l’emploi. Ils se sont également félicités du rôle actif que joue l'OCDE face aux défis mondiaux.

23. Enfin, les Ministres ont encouragé l’OCDE à redoubler d’efforts pour améliorer son efficacité, son efficience et sa transparence, et ont salué son engagement en faveur des données ouvertes ainsi que les efforts qu’elle déploie pour faire siennes les meilleures pratiques de gestion. Ils ont examiné plusieurs rapports et des propositions concernant de nouveaux domaines de travail et ont noté que, pour être menés à bonne fin, ces projets devraient être pris en compte dans le prochain Programme de travail et Budget de l'Organisation, et adaptés en fonction des ressources financières.


Pour plus d'informations sur la Réunion du Conseil de l'OCDE au niveau des Ministres, merci de visiter www.oecd.org/rcm.  

 

 

 

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