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Général

L’OCDE préconise de réformer les services nationaux d’orientation professionnelle

 

 16/02/2004 - Les gouvernements de l’OCDE sont loin de répondre aux besoins des demandeurs d’emploi dans le domaine de l’orientation professionnelle, selon une nouvelle étude de l’Organisation qui formule des recommandations afin d’indiquer comment l’accès à cette orientation pourrait être amélioré.

La publication Orientation professionnelle et politique publique : comment combler l’écart s’appuie sur des données provenant de 14 pays -- Allemagne, Australie, Autriche, Canada, Corée, Danemark, Espagne, Finlande, Irlande, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, République tchèque, Royaume-Uni -- pour évaluer l’efficacité des politiques publiques d’orientation professionnelle.

 

Elle fait observer que, dans un monde en évolution constante, les jeunes qui entrent dans la vie active ont besoin de compétences qui leur permettront de gérer leurs carrières, au même titre que les adultes qui doivent acquérir de nouvelles qualifications dans leur vie professionnelle. Les gouvernements des pays de l’OCDE mettent en oeuvre actuellement des politiques actives d’emploi et d’apprentissage à vie pour aider leurs citoyens à s’adapter à des systèmes éducatifs complexes et aux évolutions des marchés du travail. Mais s’ils veulent que leurs politiques d’éducation et d’emploi donnent des résultats, ils ont besoin de systèmes d’orientation professionnelle performants.

L’étude de l’OCDE met en lumière les décalages importants qui existent entre les objectifs des politiques publiques et les moyens dont disposent les services nationaux d’orientation professionnelle. Les services nationaux d’orientation professionnelle souffrent de lacunes spécifiques, qui appellent un certain nombre de constats :

  • L’accès aux services est limité, en particulier pour les adultes.
  • On ne dispose pas de données appropriées sur les coûts, les avantages, les caractéristiques des usagers ou les résultats. Cela limite la capacité des gouvernements à gérer les services et à faire en sorte qu’ils atteignent leurs objectifs.
  • On n’a pas suffisamment recours aux technologies modernes de l’information et de la communication pour assurer la fourniture des services et parvenir au meilleur coût à répondre aux besoins des usagers avec plus de souplesse.
  • Trop souvent les services n’essaient pas de développer la capacité des individus à gérer leur carrière et ils se préoccupent uniquement des décisions immédiates.
  • Les systèmes de formation et de qualification du personnel qui assure les services sont souvent insuffisants ou inadaptés.
  • La coordination entre les principaux ministères et les acteurs laisse à désirer.

 

L’étude de l’OCDE adresse aux gouvernements une série de recommandations suggérant de quelles manières l’écart entre les services d’orientation professionnelle et les objectifs des politiques publiques peut être comblé, qui consistent notamment à  :

  • Améliorer les mécanismes nationaux de coordination.
  • Porter une plus grande attention à la recherche et à la collecte de données pour éclairer l’action publique.
  • Mettre au point des programmes de formation de meilleure qualité et plus spécialisés pour les praticiens/
  • Créer des organismes d’orientation professionnelle plus spécialisés dans la prestation de ces services.

Consultez les notes par pays (Australie, Autriche, Irlande, Norvège, Pays-Bas  et Royaume-Uni).

Les journalistes peuvent obtenir une copie du rapport auprès de la Division des relations avec les médias de l'OCDE. Pour des informations complémentaires, ils peuvent consulter Richard Sweet, Direction de l'éducation de l'OCDE (tél. 33 1 45 24 16 61).

Les abonnés et les lecteurs des institutions abonnées, peuvent consulter l'étude via SourceOCDE notre bibliothèque en ligne. Si vous n'êtes pas abonné(e), vous pourrez acheter l'étude via notre Librairie en ligne.

 

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