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Les coins fiscaux sur les salaires varient fortement selon les pays de l’OCDE

 

29/03/2006 - Parmi les pays de l’OCDE, l’Allemagne, la Belgique et la Hongrie appliquent les prélèvements les plus forts sur la rémunération d’une personne célibataire percevant le salaire moyen. Par contre, la Corée, le Mexique et la Nouvelle-Zélande sont les pays où les prélèvements sont les moindres, selon la dernière édition de la publication annuelle de l’OCDE Les impôts sur les salaires.

Dans le cas d’un couple ayant deux enfants et disposant d’un seul revenu égal au salaire moyen, c’est en Turquie, en Suède et en Pologne que les "coins fiscaux" sont les plus élevés, tandis que l’Irlande, l’Islande et les États-Unis appliquent les prélèvements les plus faibles.

Le concept des coins fiscaux sert à mesurer la différence entre ce que les employeurs payent sous forme de salaires et de charges sociales, et ce dont les salariés disposent après impôts et déduction des cotisations de sécurité sociale, en tenant compte aussi des transferts en espèces accordés dans le cadre des programmes publics d’aide sociale. 

En 2005, les personnes célibataires sans enfant percevant le salaire moyen dans les secteurs des services et des industries manufacturières se voyaient appliquer un coin fiscal égal à 55.4 % du coût de leur travail pour leurs employeurs en Belgique, de 51.8 % en Allemagne, et de 50.5 % en Hongrie, alors que le taux correspondant était de 17.3 % pour la Corée, de 18.2 % pour le Mexique et de 20.5 % pour la Nouvelle-Zélande. La moyenne des pays de l’OCDE s’élevait à 37.3 %. Voir tableau 1.

Pour un couple marié disposant d’un seul revenu égal au salaire moyen et ayant deux enfants, le coin fiscal s’échelonnait de 42.7 % en Turquie, 42.4 % en Suède et 42.1 % en Pologne à 11.9 % aux États-Unis, 11 % en Islande et 8.1 % en Irlande. La moyenne des pays de l’OCDE s’élevait à 27.7 %. Voir tableau 2.

Ces coins fiscaux résultent des effets combinés d’un ensemble d’instruments de politique économique à la disposition des gouvernements : impôts sur le revenu des personnes physiques, cotisations salariales et patronales de sécurité sociale, taxes sur les salaires et prestations en espèces. Les écarts de niveau observés s’expliquent par les différences dans les priorités des pouvoirs publics et des électeurs, d’un pays à l’autre, concernant le niveau et la composition des dépenses publiques, ainsi que sur la manière de les financer.

Les coins fiscaux se sont amoindris au cours des dernières années dans la plupart des pays de l’OCDE, dû en partie au désir des pouvoirs publics de faire entrer davantage de personnes dans la population active de manière à compenser les effets du vieillissement des populations sur la production et la richesse nationale.

Cependant, ces réductions d’impôt ont été limitées par la nécessité de maintenir un niveau suffisant de recettes publiques. En 2000, le coin fiscal moyen pour les personnes célibataires sans enfant était de 37.9 % dans les pays de l’OCDE. La Belgique imposait le coin fiscal le plus lourd, équivalent à 57.1 % du coût salarial pour l’employeur, tandis que la Corée et le Mexique se situaient à l’extrémité inférieure avec respectivement 16.4 et 16.8 %.

Certains pays ont ciblé leur réduction du coin fiscal sur les bas salaires, car c’est souvent parmi les personnes percevant des salaires bas que l’on observe des taux de chômage particulièrement élevés. Le tableau 3 montre que les réductions du coin fiscal pour les salariés célibataires gagnant les deux tiers du salaire moyen ont été particulièrement fortes depuis 2000 en France (47.4 % à 41.4 %), en Hongrie (48.5 % à 42.9 %) et en République slovaque (40.6 % à 35.3 %).

Les impôts sur les salaires est disponible pour les journalistes sur le site protégé de l’OCDE ou auprès de la Division des relations avec les médias.

Pour obtenir de plus amples informations sur Les impôts sur les salaires, les journalistes sont invités à contacter la Division des relations avec les médias de l'OCDE (tél. : [33] 1 4524 9700) ou Christopher Heady, Centre de politique et d'administration fiscales de l’OCDE (tél. : [33] 1 4524 9322).

Commander le rapport: voir www.oecd.org/ctp/impotssalaires
ISBN 92-64-02202-3

 

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