ECONOMIE MONDIALE : Faire les bons choix en 2011

 

Angel Gurría, Secrétaire général de l’OCDE
Dans quel état se trouve l’économie mondiale au début de 2011 ? Ces 12 à 18 derniers mois, quels progrès avons nous accomplis pour mettre fin à la pire crise économique que nous ayons connue et jeter les fondations d’un monde plus fort, plus sain et plus juste ?

 

Le tableau de bord est contrasté. Beaucoup de progrès ont été accomplis pour surmonter la crise, grâce aux efforts coordonnés à l’échelle internationale depuis deux ans, et la reprise est en cours. C’est une bonne nouvelle, car les gouvernements ont cruellement besoin de la croissance pour s’attaquer aux tensions budgétaires considérables, créer des emplois et relever d’autres défis majeurs.

Mais nous ne sommes pas encore tirés d’affaire. La reprise est plus lente que nous l’avions espéré. Les finances publiques se sont sensiblement détériorées dans les économies avancées de la zone de l’OCDE, les dettes publique et privée atteignant des sommets dans plusieurs pays. Le déficit budgétaire global de l’OCDE avoisinait 7,5 % en 2010, et, en 2011, la part de la dette dans le PIB pourrait dépasser d’environ 30 % son niveau de 2007.

Les taux de chômage demeurent intolérables : 8,5 % en moyenne et plus de 10 % dans certains pays. Les individus s’inquiètent pour leur emploi et de leur niveau de vie. Les difficultés actuelles du système bancaire, les perspectives d’austérité et la faiblesse persistante des marchés de l’immobilier pèsent sur la reprise.

Contrairement aux économies avancées, les marchés émergents continuent de progresser. En Chine, grâce à une forte demande intérieure, la production devrait augmenter en moyenne de près de 10 % en 2011-12. En Inde, la croissance devrait retrouver son niveau tendanciel d’environ 8,5 % à partir de la mi-2011, et l’économie restera dynamique au Brésil, en Indonésie et en Afrique du Sud. Certaines économies émergentes de la zone de l’OCDE, comme le Mexique, la Turquie et la Pologne, connaîtront également des taux de croissance plus élevés.

Cependant, les marchés émergents font également face à des défis qui leur sont propres. Ainsi, des tensions inflationnistes apparaissent au Brésil et en Chine, tandis que l’Inde doit s’attaquer à son déficit budgétaire. En outre, il est de plus en plus nécessaire que ces pays consacrent davantage de dépenses aux objectifs sociaux et au progrès du programme de réformes structurelles.

Les temps sont plus difficiles pour les pays en développement les plus pauvres, en particulier en Afrique, où la croissance a sensiblement ralenti, pour atteindre environ 2,5 % en 2009, portant un coup d’arrêt au PIB par habitant. Malgré la reprise de l’activité en 2010, c’est de mauvais augure pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement en 2015 ; près d’un milliard de personnes risquent encore d’être prises au piège de la pauvreté d’ici cinq ans.

Pour ne rien arranger, la croissance des échanges internationaux est plus faible que prévu, ce qui accroît la nervosité mondiale sur les marchés des devises et les menaces de protectionnisme. S’attaquer à ces défis restera une priorité en 2011. Les approches politiques requises dans la plupart des pays développés diffèrent assurément de celles qui s’imposent sur les marchés émergents. Toutefois, comme ces politiques peuvent avoir des effets économiques à l’échelle mondiale, il est nécessaire de les coordonner à travers la coopération multilatérale. Cette nécessité renforce l’importance du G20, qui rassemble autour d’une même table les principaux marchés développés et émergents, avec le soutien d’autres pays et d’organisations internationales telles que l’OCDE.

Dans le même temps, nos efforts de coopération se sont également intensifiés pour faire face à d’autres questions urgentes. Par exemple, en décembre, à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique de Cancun, tous les principaux acteurs ont réaffirmé leur engagement à lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, et nous nous attelons aux questions de l’atténuation, de l’adaptation, du financement et du transfert de technologie.

Ainsi, malgré des résultats économiques globalement décevants en 2010, nous abordons néanmoins 2011 sur une note positive. La reprise est fragile, et chacun est conscient qu’il faut l’alimenter et la renforcer si nous voulons construire l’avenir radieux auquel nous aspirons tous. En un mot, nous devons faire les bons choix en 2011.


De nouvelles sources de croissance pour une reprise durable

Les défis à relever diffèrent selon les pays, en fonction de leur niveau de développement. Toutefois, les discussions actuelles sur les politiques s’articulent autour du programme de réformes structurelles – améliorer la capacité de production de nos économies. En raison des marges de manoeuvre limitées sur les fronts budgétaire et monétaire, j’ai insisté sur ce point lors des sommets du G20. Ces réformes structurelles font partie intégrante du Cadre pour une croissance forte, durable et équilibrée, l’initiative la plus novatrice du G20, et elles sont précieuses en ce qu’elles aident à s’attaquer aux questions d’équilibre budgétaire et d’équilibre international, tout en favorisant de nouvelles sources de croissance.

Véritable fil directeur de ce programme structurel, l’innovation est cruciale pour résoudre de nombreux problèmes économiques. Lancée en 2010, la Stratégie de l’OCDE pour l’innovation offre un ensemble de recommandations pour les politiques afin d’intégrer ce concept dans les plans de croissance des pays de l’OCDE et de leurs partenaires. Nous entendons l’innovation au sens large, en partant de la R-D, mais en allant bien au-delà. L’innovation exige non seulement des politiques de la concurrence intelligentes, mais aussi d’investir dans les ressources humaines, notamment l’enseignement supérieur et ses liens avec le monde des affaires, d’améliorer l’environnement réglementaire des entreprises et de favoriser l’entrepreneuriat.

Rien d’étonnant qu’elle soit un pilier essentiel de la Stratégie pour une croissance verte que nous présenterons en mai 2011, lors de notre réunion du Conseil au niveau des ministres, à l’occasion de notre cinquantième anniversaire. Il ne s’agit pas seulement de rendre les vieilles activités plus vertes ou plus propres, nous devons aussi tirer tout le parti des connaissances et des nouvelles technologies pour créer des emplois et accroître la prospérité de façon durable. Cela suppose de surmonter les obstacles à la croissance verte, notamment éliminer les subventions dommageables pour l’environnement et réexaminer la structure des systèmes fiscaux et des barrières commerciales. Cela exige également de mettre en place des cadres réglementaires favorisant l’abandon des modes de consommation et de production inefficaces et polluants.

Notre message selon lequel les mots « vert » et « croissance » sont complémentaires a été clairement affirmé lors de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP 16) organisée au Mexique en décembre 2010, où des avancées importantes ont été réalisées. Il en a résulté une confiance renouvelée dans les négociations internationales sur le changement climatique et le processus multilatéral dans son ensemble. En 2011, l’OCDE capitalisera sur ces progrès dans l’optique de la prochaine Conférence sur le changement climatique (COP 17), qui se tiendra à Durban, en Afrique du Sud.

Afin de refonder l’économie internationale sur des bases plus saines, nous devons aussi nous attaquer au décalage croissant entre l’interprétation des statistiques macroéconomiques traditionnelles telles que le PIB et la façon dont les individus perçoivent leur situation économique. Nous devons utiliser un éventail plus large d’indicateurs, de pair avec les mesures économiques standards, pour mieux appréhender leur bien-être et leur qualité de vie. À l’OCDE, nous travaillons à la mise au point de tels instruments de mesure ainsi qu’à recenser les implications de cette approche pour les politiques.


Emplois, compétences et connaissance dans la nouvelle économie

La crise a une dimension humaine tragique : le chômage élevé. Nous ne pourrons dire que cette crise appartient au passé que lorsque nous aurons réussi à réduire le chômage. Il est essentiel que les personnes vulnérables, notamment les chômeurs de longue durée, conservent un lien avec le marché du travail.

Accroître les compétences est une exigence clé. Cela vaut tout particulièrement pour les jeunes, dont les risques de chômage sont plus de deux fois supérieurs à ceux des travailleurs moyens. Depuis le début de la crise, 3,5 millions de jeunes ont rejoint les rangs des chômeurs dans la zone de l’OCDE, et un plus grand nombre encore a quitté la population active. Aucun pays ne peut se permettre un tel gaspillage de ressources. Nous devons faire davantage pour éviter que cette génération soit sacrifiée et miser sur le potentiel et la créativité qu’elle a à offrir.

À l’issue de la crise, le monde aura besoin de nouvelles compétences. Les travailleurs devront continuer de mettre à jour leurs compétences pour améliorer leurs chances d’employabilité. Changement important d’ores et déjà observable, l’objectif central des politiques passe de l’« emploi tout au long de la vie » à l’« employabilité tout au long de la vie ». Les économies et les sociétés qui réussiront le mieux dans l’avenir seront celles qui y parviendront en accordant une place fondamentale à l’apprentissage à tout âge. Il faut améliorer à la fois les emplois et les compétences, indépendamment du sexe, de l’âge et du milieu ; la stratégie pour les compétences qu’élabore actuellement l’OCDE montrera comment y arriver.


L’émancipation des femmes

Dans notre recherche de nouvelles sources de croissance, nous ne devons pas oublier que la participation des femmes au marché du travail est à la traîne dans de nombreux pays. La crise a clairement montré que les coûts économiques et sociaux sont considérables si elles ne peuvent pas réaliser pleinement leur potentiel.

Leur permettre de participer pleinement au marché du travail et de contribuer au développement économique favorise la prospérité et la stabilité, fait reculer la pauvreté des enfants, contribue à soulager les tensions dues au vieillissement démographique et accroît la productivité. L’OCDE examinera les pratiques exemplaires pour favoriser l’égalité hommes-femmes et tirer davantage parti du potentiel des femmes.


Promouvoir le développement mondial

Le développement est une priorité centrale pour 2011. Il a toujours été au coeur de la mission de l’OCDE et constituait d’ailleurs une de ses vocations premières. En un demi-siècle d’aide au développement, de nombreux succès ont été remportés ; les millions de personnes tirées de la pauvreté et l’essor des marchés émergents en sont des exemples éloquents. Aujourd’hui, le monde en développement représente plus d’un cinquième de tous les échanges et fait partie intégrante de l’économie mondiale. On doit se réjouir de ces succès : l’OCDE y a oeuvré depuis sa création.

En 2011, nous devons lutter plus résolument contre la pauvreté. L’OCDE intensifie sa coopération avec les pays en développement en allant au-delà de l’aide proprement dite et en les assistant dans le renforcement des capacités institutionnelles dans des domaines tels que la fiscalité. Nous encourageons des approches « à l’échelle de l’ensemble de l’administration » couvrant l’innovation et la croissance verte, approches qui peuvent contribuer à réduire les problèmes de rareté des aliments et de l’eau, et améliorer les soins de santé. L’objectif est de développer la résilience. Les pays en développement doivent pouvoir jouer plus pleinement leur rôle dans la construction d’un monde meilleur, et, comme le précise notre Convention, il est de notre devoir de les y aider.

À cet égard, le rôle des marchés émergents est crucial, ce qui donne une pertinence accrue du G20. Nous devons tous conjuguer nos efforts pour résoudre les tensions en matière d’échanges et de devises, achever les négociations commerciales du cycle de Doha et restaurer l’équilibre de l’économie mondiale.

S’attaquer à ces problèmes est la vocation même de notre organisation. Mais ce n’est possible qu’à travers la coopération. Si le mot « coopération » figure dans le nom de l’OCDE, c’est en grande partie parce que nos fondateurs étaient convaincus qu’elle est « essentielle à des relations pacifiques et harmonieuses entre les peuples ».


Restaurer la confiance dans les institutions publiques et privées

Aucune réforme fondamentale ne sera couronnée de succès si nous n’agissons pas en 2011 pour renforcer la gouvernance de nos économies. Pour ceux qui s’étaient habitués à une croissance ininterrompue depuis des années, la crise a été un choc qui a ébranlé non seulement les institutions, mais aussi la confiance placée en elles. La crise a révélé de graves défaillances de gouvernance et de réglementation. Face à la fragilisation de leurs moyens de subsistance, les gens exigent que nos économies soient mieux gérées. Faute de restaurer la confiance, la prochaine crise pourrait être plus grave encore.

L’OCDE est aux avant-postes, comme en témoignent sa Convention sur la lutte contre la corruption, qui criminalise la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales, ses lignes directrices de 2010 pour un lobbying plus transparent et plus responsable ainsi que ses principes de gouvernement d’entreprise. De plus, nous sommes en train de renforcer nos Principes directeurs à l’intention des entreprises multinationales. Les pays membres et partenaires qui ont souscrit à ces instruments puissants doivent y recourir bien davantage dans leurs efforts pour restaurer la confiance en 2011.

Des mesures s’imposent concernant les marchés financiers afin d’approfondir les réformes qui améliorent la résilience des banques et de réduire l’exposition de nos systèmes économiques à la prise de risques excessifs. La communauté internationale a dépensé des milliards de dollars pour sauver le système financier, mais ce secteur n’a pas encore pleinement recouvré la santé.

Comme nous l’avons appris, les programmes de sauvetage et de garantie des banques ne sont pas suffisants. Nous devons corriger un système dans lequel les pertes subies par des investisseurs cupides durant des périodes de vaches grasses sont reportées sur les contribuables ordinaires lors des périodes de vaches maigres. C’est non seulement une répartition injuste des risques, mais une distorsion du marché qui accroît la probabilité d’une nouvelle crise due au système bancaire.


Le basculement de la richesse, le G20 et l’OCDE

La crise a également mis en lumière une nouvelle tendance que l’OCDE a qualifiée de « basculement de la richesse ». Autrement dit, la puissance économique de pays tels que la Chine et l’Inde s’accroît, et ils ont davantage voix au chapitre dans l’économie mondiale. Au premier trimestre 2010, les pays en développement détenaient environ les deux tiers des réserves de change mondiales, contre seulement un tiers il y a 10 ans. D’ici à 2030, nous estimons que les économies émergentes représenteront près de 60 % du PIB mondial. Dans le monde en développement, ce basculement de la richesse s’est traduit par des avancées importantes en termes de croissance et de réduction de la pauvreté. Depuis 1990, le nombre de personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour a diminué de plus d’un quart à l’échelle mondiale, soit environ un demi-milliard de personnes. Quelque 90 % de ces personnes vivaient en Chine.

Mais cette mutation rapide de l’économie mondiale s’accompagne de défis considérables. Comment assurer la stabilité financière mondiale ? Comment s’attaquer au changement climatique ? Comment gérer les ressources naturelles de façon durable, tout en protégeant le droit de chacun à une vie décente ?

Le G20 s’affirme comme le principal forum où sont abordés les enjeux et les mesures économiques ; c’est probablement la transformation la plus importante survenue en matière de gouvernance mondiale depuis 1945. Le G20 a favorisé une réponse rapide aux défis immédiats et à court terme posés par la crise financière. Graduellement, il devient également un forum promouvant une approche multilatérale des questions structurelles, de la fiscalité et de la lutte contre la corruption à la promotion des échanges et de l’investissement.

Dans un monde évoluant rapidement, comment une organisation telle que l’OCDE peut-elle aider à promouvoir la gouvernance mondiale et la coopération multilatérale ? À cet égard, je me dois de citer Mme Michelle Bachelet, l’ancienne présidente du Chili, pour qui l’OCDE n’est pas « un club de pays riches », contrairement à ce que beaucoup pensent à tort, mais un « club de pays qui encouragent et favorisent les pratiques exemplaires ».

Depuis ses débuts, le G20 a sollicité la contribution de l’OCDE sur un large éventail de questions. Il s’agissait de travaux analytiques approfondis et de conseils sur les politiques touchant notamment les subventions aux combustibles fossiles, les politiques sociales et de l’emploi, l’investissement et les échanges, les pots-de-vin et la corruption, la fiscalité ainsi que le Cadre pour une croissance forte, durable et équilibrée, en particulier ses aspects structurels. Forts de plusieurs décennies d’expérience sur les questions de développement, nous contribuons également activement à la création du nouveau Plan d’action sur le développement du G20.

Si l’étendue de nos travaux est considérable et sans équivalent, notre organisation doit également devenir plus mondiale pour maximiser notre efficacité et notre pertinence. En 2010, le Chili, l’Estonie, Israël et la Slovénie sont devenus membres de l’OCDE, tandis que les négociations d’adhésion se poursuivent avec la Russie. Nous élaborons également des dispositions innovantes à l’intention des pays non membres, en particulier dans le cadre de notre Programme d’engagement renforcé, auquel participent le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Indonésie et l’Afrique du Sud. Environ une centaine de pays non membres participent régulièrement, sur un pied d’égalité, aux travaux de nos comités, réunions d’experts et forums. Nous collaborons également étroitement avec les entreprises, les syndicats, les fondations et les organisations à but non lucratif.

Les attentes sont élevées, et nous sommes impatients de travailler avec la présidence française du G20 en 2011 afin de faire avancer les choses dans ces domaines et dans bien d’autres.


Édifier un avenir meilleur en s’appuyant sur notre passé

Notre organisation a joué un rôle important dans la construction de ce monde meilleur, que ce soit en établissant des normes ou en faisant œuvre pionnière en matière de pratiques exemplaires. Nous continuerons de travailler de concert avec nos membres et nos partenaires afin de les aider à se conformer à ces normes et à traverser les difficultés actuelles. Nos conseils consisteront non seulement à leur présenter des faits et des éclairages essentiels, mais aussi à les aider dans la tâche délicate consistant à réaliser les réformes.

En 50 ans, l’économie mondiale a progressé à grands pas. Mais le monde est devenu plus complexe, et les défis qui nous attendent sont tout aussi importants que ceux auxquels nous avons fait face dans le passé. Les objectifs que nous assignés nos fondateurs restent valides aujourd’hui. D’ailleurs, la Convention de l’OCDE, signée le 14 décembre 1960, pourrait avoir été rédigée en ayant à l’esprit les défis actuels, et en particulier notre objectif principal : promouvoir « des politiques meilleures pour une vie meilleure ».

©L’Annuel de l’OCDE 2011

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