Forum 2010 de l'OCDE : Informations complémentaires

 

 Innovation, emploi & croissance saine

          Croissance verte et innovation           Croissance verte et énergie
Financer la croissance future Emploi vert: mythe ou réalité?
L'avenir du capitalisme Éthique d'entreprise: restaurer la confiance
Innovation: libérer les potentiels Ajuster compétences et emplois
Commerce, emploi et innovation Ressources durables: mode d'emploi

 

Généralités du Rapport intérimaire de la Stratégie pour une croissance verte

Forum 2010 Bibliographie

  • Innovation, emploi & croissance saine

Le Forum 2010 de l'OCDE se tient à un moment où l’économie mondiale commence à sortir de sa crise la plus grave des temps modernes. Mais la reprise reste fragile, avec un chômage élevé et une lourde dette publique. L’un des risques majeurs pour les années à venir est celui de la persistance d’un chômage de grande ampleur, de nombreux chômeurs se retrouvant durablement sans emploi. Il faut y remédier d’urgence.

Le Forum des 26 et 27 mai et la réunion ministérielle annuelle de l’OCDE des 27 et 28 mai seront l’occasion d’examiner comment mettre en place un nouveau modèle de croissance verte durable contribuant au progrès économique, luttant contre le changement climatique et améliorant la qualité de vie.

Les mesures à prendre pour assurer durablement une solide reprise doivent avoir pour but de réinsérer les chômeurs dans le monde du travail tout en appuyant à plus long terme une croissance plus durable et plus équilibrée. L’innovation et la croissance verte sont inextricablement liées dans les perspectives de reprise à travers le monde.

L’innovation sera l’un des principaux moteurs de toute croissance durable à l’avenir, non seulement parce qu’elle se traduira par de nouvelles découvertes scientifiques, mais aussi parce qu’elle débouchera sur de nouveaux modes de pensée et d’action. Mais quelles seront les politiques qui répondront le mieux à nos fortes attentes dans le domaine de l’innovation et de la croissance verte ? Elles consisteront en une combinaison de réglementations, d’aides financières pour la R&D et l’éducation et de mesures d’incitation telles que des avantages fiscaux et/ou des sanctions pécuniaires. Pour mettre en place les mécanismes réglementaires et les cadres d’action adéquats, il nous faut consulter activement le monde dynamique des affaires, des syndicats, de la société civile et de l’ensemble des experts afin d’être prêts à travailler ensemble pour relever ces défis. Il est essentiel de tirer des leçons des meilleures pratiques à travers le monde, mais aussi de ne pas répéter les erreurs du passé.

Mais aucune croissance ne pourra être durable si nous ne rétablissons pas la confiance dans le système économique et dans les modes de fonctionnement de l’État et des entreprises. La crise a montré que la transparence et l’intégrité sont cruciales pour la solidité et la stabilité de nos systèmes, et restaurer la confiance doit être primordial dans nos stratégies de reprise. Mais quels progrès ont été accomplis dans ce domaine ? Ou bien avons-nous déjà repris nos vieilles habitudes ?

Le Forum de l'OCDE offre la possibilité d’un débat ouvert à tous les secteurs gouvernementaux et sociétaux sur l’action à mener en vue d’une reprise verte, saine, intelligente et inclusive.

La réunion ministérielle annuelle de l’OCDE des 27 et 28 mai examinera la nouvelle Stratégie de l’innovation de l’OCDE ainsi qu’un rapport préliminaire concernant une nouvelle « Stratégie pour la croissance verte », dont la version finale sera présentée en 2011. Ces deux stratégies sont étroitement liées. Les mesures en faveur de l’innovation et de la croissance verte doivent être intégrées, cohérentes et coordonnées si l’on veut qu’elles soient efficaces, et il faut qu’elles couvrent tout un ensemble de domaines : enseignement, qualifications et emploi ; science, technologie et recherche ; conditions-cadres ; infrastructures et investissements ; politiques et modes de gouvernance du secteur public.

Le Forum 2010 de l'OCDE sera une occasion unique pour la société civile, les entreprises, les syndicats et le monde universitaire d’interagir et de débattre directement avec les Ministres sur ce que pourraient être des politiques inclusives d’innovation et de croissance verte.

Vous trouverez ci-après un bref résumé des thèmes qui seront traités dans les différents groupes de discussion du Forum 2010 :


•  Croissance verte et innovation

La crise a convaincu de nombreux pays qu’une croissance économique d’un type différent est nécessaire pour assurer à l’avenir un progrès économique, environnemental et social qui soit durable. Tout comme innover, agir pour un monde plus vert peut être un moteur à long terme de la croissance économique.

Mais que sera dans les faits la « croissance verte » ? Comment favoriser l’utilisation des technologies vertes et systématiser l’éco-innovation ?

Que peuvent faire les entreprises, les syndicats et la société civile et que savons-nous de la demande des consommateurs et des marchés pour des produits et services plus verts ? En faisant la synthèse des analyses de politique économique et de politique environnementale, en examinant comment stimuler l’éco-innovation et en traitant les autres grands problèmes que soulève la transition vers une économie plus verte, notamment pour l’emploi et les qualifications, l’investissement, la fiscalité, les échanges et le développement, l’OCDE peut montrer la voie d’une économie compatible avec la croissance qui soit plus saine et sobre en carbone.

L’OCDE s’attaque à ces problèmes en mettant au point des « outils d’action » pour la croissance verte, consacrés en particulier à l’emploi vert et aux aspects sociaux de la croissance verte, à la fiscalité verte, à la restructuration des industries, aux technologies vertes et aux indicateurs verts, sans oublier une utilisation plus efficace de l’énergie et des ressources naturelles.

Pourtant, l’OCDE ne saurait à elle seule développer la « croissance verte ». Il faut pour cela la participation de tous les acteurs.

 

Pour plus d’information :

Les principaux messages de l’OCDE dans le domaine de la croissance verte (en anglais), OECD Declaration on Green Growth (en anglais)

www.oecd.org/croissanceverte
Réunion du Conseil de l'OCDE au niveau des ministres 2009

 

Publications :

Costs of Inaction on Key Environmental Challenges (en anglais)

Perspectives de l'environnement de l'OCDE à l'horizon 2030
Stratégie de l'OCDE pour l'innovation

 

• Croissance verte et énergie

On considère souvent qu’une « révolution énergétique » est nécessaire pour décarboner la production d’énergie –– aujourd’hui extrêmement tributaire des combustibles fossiles –– afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Puisque l’énergie représente actuellement 84 % des émissions de CO2 dans le monde, écologiser le secteur de l’énergie sera un élément clé pour toute stratégie de croissance verte.

Mais à quoi ressemblera un monde où prévaudra une « énergie durable » ? Ce sont les énergies renouvelables auxquelles on pense le plus souvent dans ce contexte. Elles peuvent contribuer à réaliser de nombreux objectifs, notamment la réduction des émissions de CO2 et des pollutions locales et l’amélioration de la sécurité énergétique. Les énergies renouvelables représentent aujourd’hui 18 % de la production mondiale d’électricité et 1.5 % de la consommation mondiale d’énergie dans les transports. De nombreuses initiatives pourraient être prises dans la zone de l’OCDE et dans les économies émergentes pour améliorer les politiques énergétiques et favoriser les technologies renouvelables.

Pourtant, les sources d’énergie nouvelles ou alternatives ne peuvent résoudre qu’en partie le problème. Une plus grande efficacité énergétique est un autre volet essentiel d’un avenir reposant sur une énergie durable. Investir dans l’efficacité énergétique est plus que payant, en réduisant le coût de l’énergie, en améliorant la sécurité énergétique et en atténuant l’impact environnemental. Les pays mettent déjà en œuvre un large éventail de mesures dans le domaine de l’efficacité énergétique, mais ils pourraient aller plus loin dans certains secteurs clés comme le bâtiment, l’industrie et les transports.

Quel est le rôle que doivent jouer à l’avenir les combustibles fossiles et l’énergie nucléaire, grande source d’énergie qui pourrait fournir environ 25 % de l’électricité dans le monde avec pratiquement pas d’émissions de CO2 ? Quelle est la meilleure combinaison énergétique pour l’avenir ? La réponse est un ensemble intégré de mesures énergétiques. L’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, la capture et le stockage du carbone, l’énergie nucléaire et les nouvelles technologies de transport seront toutes nécessaires si nous voulons assurer durablement notre avenir énergétique.

 

Pour plus d'information :

www.oecd.org/energie
www.oecd.org/croissanceverte
www.iea.org
www.nea.fr
www.oecd.org/env/cc-fr (changement climatique)

 

Articles de l'Observateur :
L'avenir clair-obscur du charbon

Transformer le système énergétique mondiale


•  Ressources durables : mode d'emploi

Lutter contre le changement climatique et agir pour une croissance verte durable n’ont pas seulement pour but de réduire notre empreinte carbone. Il nous faut aussi penser à utiliser de façon optimale toutes les ressources naturelles.

Il nous faut veiller à ne pas gaspiller des ressources précieuses et limitées comme l’eau. Une eau potable propre répond à un besoin vital, mais l’eau peut également être gaspillée ou polluée par l’agriculture et d’autres activités. Utiliser efficacement les ressources naturelles est également payant, parce qu’on réduit ainsi l’impact négatif sur l’environnement tout en améliorant la compétitivité de l’économie.

L’un des grands défis est de rendre les produits globalement plus performants du point de vue environnemental sur l’ensemble de leur cycle de vie, de favoriser la conception et la demande de produits et de procédés de production améliorés et d’aider les consommateurs à faire les bons choix environnementaux.

Il est également essentiel de ne pas gaspiller des ressources naturelles précieuses et limitées, par exemple en les utilisant dans des emballages à faible valeur, de mieux respecter l’eau et de ne pas gâcher des aliments dont la production exige des terres, des pesticides, de l’eau et de l’énergie.

La crise est une bonne occasion pour réévaluer et réformer les politiques qui sont coûteuses sur le double plan économique et environnemental. L’un des éléments clés de la réforme des politiques en faveur de la croissance verte est la suppression des subventions nocives pour l’environnement, qui sont accordées en particulier pour la production de combustibles fossiles (et que pratiquent encore certains pays de l’OCDE), pour la consommation (en particulier dans un certain nombre d’économies émergentes et de pays en développement) et pour une production agricole qui n’est pas respectueuse de l’environnement. Cela ferait des économies pour l’État et les contribuables, tout en réduisant les activités qui polluent et font une utilisation excessive des ressources naturelles.


• Innovation : libérer les potentiels

C’est l’innovation qui apportera de nouvelles sources de croissance économique et de création d’emplois tout en s’attaquant aux défis mondiaux comme le changement climatique, la santé, la sécurité alimentaire et la pénurie d’eau propre. Les pouvoirs publics, les entreprises, les syndicats et la société civile ont tous un rôle à jouer.
L’innovation va bien-au-delà de la recherche développement (R D). Elle consiste aussi à définir de nouveaux modes de pensée, de nouveaux systèmes et de nouveaux procédés. L’innovation est rarement le résultat de travaux isolés ; c’est un processus très interactif et très pluridisciplinaire qui suppose de plus en plus la collaboration d’un réseau de plus en plus large et de plus en plus diversifié de parties prenantes, d’institutions et d’utilisateurs.

L’enjeu pour les responsables est de mettre en œuvre une démarche plus systémique.

Quelles sont les approches et les stratégies que les gouvernements mettent en place pour l’innovation ? Comment les pouvoirs publics peuvent-ils créer un environnement propice à une collaboration plus ouverte et plus transversale pour l’innovation ? Comment les pays devraient-ils mettre en œuvre leurs stratégies d’innovation dans le contexte financier actuel ?
La Stratégie de l’innovation de l’OCDE sera présentée à la réunion ministérielle. Son objectif est de faciliter l’élaboration des politiques en mettant à la disposition des décideurs un ensemble de données probantes, d’approches et de recommandations.

 

Pour plus d'information :

www.oecd.org/innovation-fr

 

• Financer la croissance future

Qui financera la croissance future au fur et à mesure de la reprise économique, après la crise la plus grave que nous ayons connue depuis un demi-siècle ? Les plans de relance et de sauvetage qu’ont mis en place les gouvernements ont fortement dégradé les finances publiques, et il faut maintenant prendre des mesures budgétaires pour réduire la dette avant que les pressions à long terme (en particulier celles liées au vieillissement et au système de santé) se fassent pleinement sentir.

Le retour à une croissance durable et à une reprise pérenne exigera des financements à long terme. Quel équilibre faudra-t-il instaurer entre le secteur public et le secteur privé pour le financement de la croissance et du développement à long terme ?

Il y a beaucoup à faire pour améliorer l’efficience des dépenses publiques et innover dans la fourniture des services publics (dans ce dernier cas, de nouvelles solutions de financement pourraient être également envisagées). Mais de nombreuses mesures pouvant renforcer l’innovation ne nécessitent pas des investissements publics supplémentaires ou massifs. Cela vaut en particulier pour les réformes des conditions-cadres qui soutiennent l’innovation, par exemple la suppression des obstacles réglementaires à l’innovation et à l’entrepreneuriat, notamment ceux de nature administrative, et également pour les réformes fiscales favorables à la croissance.
Améliorer la passation des marchés publics peut aussi être efficace, en particulier lorsque les administrations publiques ont besoin de grandes quantités de biens et services. Mais il existe un lien étroit entre la demande et l’offre, et il faut agir au niveau de l’offre pour créer les conditions propices à l’innovation dans les entreprises.
Les pays doivent réduire leur niveau d’endettement, mais il n’y aura pas de financements privés si la confiance dans les marchés de capitaux n’est pas rétablie.

L’investissement international –– moteur essentiel de la croissance mondiale –– a diminué de plus de 50 % dans le monde en 2009 et les fusions et acquisitions internationales sont tombées à un tiers de leur niveau de 2007. Les pays en développement ont fait preuve de résilience durant la crise, mais quel sera l’impact à plus long terme ? Les BRICS, en particulier la Chine, l’Inde et le Brésil, préserveront-ils leur robuste croissance ?

Le secteur privé devra assurer sa part de l’investissement, en particulier pour le financement à long terme des infrastructures et des entreprises et projets placés sous le signe de l’esprit d’initiative et de l’innovation. L’accès aux financements est une contrainte majeure pour l’innovation induite par les entreprises, qui est plus risquée et peut se situer à un horizon plus lointain. Il faut que les marchés de capitaux continuent de laisser un espace suffisant pour la prise de risque, l’investissement à long terme et l’entrepreneuriat, les principaux moteurs de l’innovation.

 

Pour plus d'information :
www.oecd.org/reponsecrise
www.oecd.org/economie
www.oecd.org/gouvernance
The global economy and the global investment agenda – an OECD Perspective (speech by OECD Secretary General, Angel Gurría) (en anglais)  

 

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Après la crise : la stabilité financière suffit-elle?


•  Emploi vert : mythe ou réalité ?

La crise économique actuelle s’est traduite par un chômage record dans un grand nombre de pays de l’OCDE et elle suscite la crainte d’une reprise sans emplois. Comment la reprise à court et long terme et la création d’emplois s’insèrent-elles dans l’action en faveur de la croissance verte et d’une économie sobre en carbone ? Quelles sont les nouvelles possibilités d’emploi qu’offre une économie innovante basée sur la croissance verte, et comment concrétiser ce potentiel ? La Stratégie pour la croissance verte est conçue dans une optique globale, en s’attachant tout particulièrement au rôle que la politique de l’emploi et la politique sociale peuvent et doivent jouer pour promouvoir une économie sobre en carbone et aider les travailleurs dans cette transition.

Et qu’est-ce qu’un « emploi vert » ? Les définitions restent floues. Il est clair, néanmoins, que certaines mesures peuvent contribuer à la fois à lutter contre la crise de l’emploi et à promouvoir la croissance verte. Un grand nombre des plans de relance budgétaire qu’ont adoptés les pays de l’OCDE pour soutenir la croissance comportent des investissements dans des projets à vocation environnementale. Dans ces initiatives, le volet emploi joue souvent un grand rôle.

Mais, à plus long terme, l’impact de la décarbonisation de l’économie sur l’emploi sera plus complexe que la création pure et simple d’« emplois verts ». Le changement créera de nouveaux emplois, en offrant ainsi de nouvelles possibilités à un grand nombre de travailleurs, mais certains emplois actuels disparaîtront et beaucoup d’autres se transformeront, à mesure que l’éventail des compétences et les méthodes de travail s’ajusteront aux besoins d’une économie plus verte.

Un marché du travail plus adaptable sera crucial pour réussir le passage à une économie sobre en carbone. La Stratégie réévaluée pour l’emploi élaborée par l’OCDE offre un cadre global pour un marché du travail plus adaptable, en vue de taux élevés d’activité et d’emplois de meilleure qualité. Nous avons encore beaucoup à faire pour déterminer comment appliquer de façon optimale les principes généraux de la Stratégie pour l’emploi aux problèmes spécifiques de la transition vers la croissance verte.

Concilier mobilité de l’emploi et sécurité du revenu –– notamment par une combinaison d’allocations chômage adéquates et de mesures efficaces d’activation –– est l’un des impératifs majeurs. Ce sera fondamental pour réaliser relativement vite et harmonieusement l’ample redéploiement de la main d’œuvre qui sera nécessaire pour le passage à la croissance verte. Ce sera également indispensable pour qu’une minorité de travailleurs malchanceux n’aient pas à supporter injustement l’essentiel des coûts inévitables de la transition. C’est aussi la condition d’une mobilisation politique durable en faveur de la croissance verte.


Pour plus d'information :
www.oecd.org/croissanceverte
www.oecd.org/emploi

 

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 Ajuster compétences et emplois

Un nouveau modèle de croissance verte pour une reprise économique et un progrès social durables n’est possible que si nous sommes prêts à exercer les nouveaux emplois et à gérer les nouvelles technologiques qu’il créera. L’innovation est au cœur de la croissance verte, et le capital humain est le pilier de l’innovation.
Pour que nous soyons prêts, individuellement et collectivement, à relever ce défi, nous devons avoir l’instruction de base et les qualifications sur lesquelles nous pourrons nous appuyer pour acquérir de nouvelles compétences dans un monde en rapide mutation. Nous devons être capables d’apprendre et d’utiliser nos nouvelles compétences tout au long de notre vie. Il faut revoir les systèmes d’éducation et de formation pour qu’ils puissent répondre à ces nouveaux impératifs.
L’enseignement supérieur, l’enseignement secondaire et la formation professionnelle sont des éléments essentiels du système d’innovation, en fonctionnant comme autant de passerelles entre les acteurs –– les entreprises, les administrations publiques et les pays. La communication des besoins des entreprises et des besoins de recherche entre ces acteurs est fondamentale pour pouvoir mettre en place les programmes de formation et/ou de recyclage qu’exigent les nouveaux emplois et les nouvelles technologies.
Intégrer l’entrepreneuriat et l’innovation à l’enseignement et à la formation à tous les niveaux –– primaire, secondaire, supérieur et professionnel –– est crucial pour doter un pays des compétences et des capacités nécessaires pour le XXIe siècle. La politique de l’éducation et la politique de formation peuvent favoriser une culture entrepreneuriale en diffusant les compétences et les attitudes qui seront indispensables à l’avenir.


• L’avenir du capitalisme

La crise financière, économique et sociale a remis en question les raisonnements économiques classiques qui prévalaient depuis très longtemps. Elle a sapé la confiance dans le modèle économique de capitalisme mondialisé reposant sur les mécanismes du marché. Certains demandent des changements fondamentaux excluant toute perspective de retour à la routine dès que la reprise sera bien installée. Pouvons-nous faire mieux fonctionner le système actuel ou devons-nous le réécrire ?

Les travaux ont commencé pour réexaminer et réformer les systèmes réglementaires en vue d’une meilleure gouvernance d’une économie mondiale interdépendante et des risques qui y sont liés. Mais de nouvelles règles ne suffisent pas pour assurer durablement la croissance et une bonne qualité de vie ; il faut aussi veiller à ce que les règles soient appliquées et que le système d’ensemble fonctionne correctement.

On peut aussi se demander si nous mesurons ce qu’il faut mesurer lorsque nous évaluons l’état de nos économies et de nos sociétés. Ne faudrait-il pas prêter davantage attention aux indicateurs de qualité de vie –– notamment pour l’éducation, la santé, le logement et les transports –– face au risque de reprise sans emplois ?

Il nous faut analyser de près les carences du paradigme précédent si nous voulons définir ce que pourrait être un nouveau modèle de croissance innovante pérenne. Il est clair que le nouveau capitalisme doit être plus sain et plus responsable sur le plan social et environnemental, et qu’il doit aussi mobiliser et responsabiliser tous les secteurs de la société. Un progrès économique et social durable doit être le moteur d’une croissance à long terme sobre en carbone.

Comment faire en sorte que ces questions ne soient pas oubliées lorsque la reprise sera en place ? Comment pouvons-nous nous assurer que nos dirigeants et nos entreprises ne soient pas obnubilés par les signes de reprise en perdant de vue le plus long terme ?

 

Pour plus d'information :
OECD Policy Framework for Effective and Efficient Financial Regulation

www.oecd.org/finance-fr (marchés financiers)

 

Articles de l'Observateur :

Consolider la reprise


• Éthique d'entreprise : restaurer la confiance

La confiance que suscitent l’État et les entreprises n’était jamais tombée à un si bas niveau. La crise a montré combien la transparence et l’intégrité sont cruciales pour la solidité et la stabilité de nos économies. Les défaillances de l’éthique dans les affaires ont été l’une des principales causes de la crise financière.

Depuis le début de la crise, de nombreux appels ont été lancés pour définir de nouvelles règles concernant le système économique et financier mondial, de façon en particulier à inciter à plus de probité dans les pratiques des entreprises. La crise offre la possibilité de jeter les bases d’une nouvelle culture d’entreprise, plus éthique et plus responsable. Au début de 2009, la Présidence italienne du G8 a lancé l’idée d’une norme mondiale –– le Cadre de Lecce –– prenant la forme de principes communs et de règles communes de probité, d’intégrité et de transparence dans les entreprises et les établissements financiers de dimension internationale, en s’appuyant sur les travaux de l’OCDE et d’autres organisations internationales.

Mais en quoi a-t-on progressé pour rétablir la confiance ?

L’OCDE travaille depuis plusieurs décennies à des principes et normes d’éthique des entreprises fiables et acceptés au niveau multilatéral. C’est ainsi qu’elle a élaboré les Principes directeurs à l’intention des entreprises multinationales, les Principes de gouvernement d’entreprise, les Lignes directrices sur le gouvernement d’entreprise des entreprises publiques et la Convention sur la lutte contre la corruption d'agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales pour qui ces normes sont juridiquement contraignantes. 

Mais que faire pour que ces instruments restent à jour et présents à l’esprit de chacun pour éviter une crise future ? Comment rendre plus efficaces ces principes, lignes directrices, cadres et recommandations générales ? L’OCDE collabore avec les principaux acteurs pour revoir les divers instruments de sa panoplie pour une « mondialisation propre » –– et en particulier ceux qu’on vient de citer –– afin qu’ils soient plus efficaces et plus pertinents.

L’action du secteur privé –– à travers des démarches comme l’investissement socialement responsable et d’autres initiatives de la société civile –– peut compléter cet effort intergouvernemental. Mettre en place de nouvelles règles pour l’économie mondiale de l’après-crise –– avec l’éthique comme fil directeur de toute nouvelle feuille de route pour l’économie mondiale –– exige une réponse collective et la participation des pouvoirs publics, du secteur privé, de la société civile et des organisations internationales.


For more information:
www.oecd.org/gouvernementdentreprise
www.oecd.org/daf/investissement/principesdirecteurs

www.oecd.org/daf/anticorruption
www.oecd.org/normemondiale


• Commerce, emploi et innovation

L’expansion du commerce international est une source essentielle de croissance, de développement et, en définitive, de bien-être économique. Des économies ouvertes se traduisent par une plus forte croissance économique et davantage de créations d’emplois – une hausse d’un point de pourcentage pour la part des échanges dans le PIB augmente le niveau de revenu de 1 à 3 %. Il est donc impérieux de préserver l’ouverture des marchés et des échanges mondiaux durant la reprise. Jusqu’à présent, nos dirigeants se sont montrés déterminés à respecter ces objectifs.
Protéger nos marchés ne signifie pas protéger nos emplois. L’expérience montre clairement que les politiques protectionnistes sont contre-productives, sauvant temporairement des emplois dans les secteurs vulnérables, souvent au détriment d’emplois mieux payés dans les secteurs compétitifs de l’économie. Retarder un ajustement inévitable se traduit le plus souvent par davantage de privations à plus long terme que dans le cas  d’un maintien des politiques de marchés ouverts.
Un moyen sûr pour faire en sorte que la reprise du commerce mondial ne soit pas interrompue par des mesures protectionnistes est de mener à bien le Programme de Doha pour le développement. Cela aurait plusieurs avantages : empêcher tout retour en arrière, apporter aux marchés internationaux la stabilité et la prévisibilité dont ils ont tant besoin, rétablir la confiance dans les entreprises, et renforcer la reprise grâce à de nouvelles mesures d’ouverture.
La politique commerciale doit elle aussi jouer un grand rôle au service de l’innovation et de la croissance verte en s’efforçant, entre autres choses, d’éliminer les droits de douane pour les technologies sobres en carbone et pour les produits et services respectueux de l’environnement.

 

Pour plus d'information :
www.oecd.org/echanges
www.oecd.org/agriculture-fr
www.oecd.org/echanges/xcred (crédits à l'export)
www.oecd.org/echanges/dev
www.oecd.org/echanges/env (environnement et échanges)

Echanges, innovation et croissance

 

 

 

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