Forum 2009 de l'OCDE : Informations sur le thèmes du Forum

 

Plus forte

Plus saine

Plus juste

▪ Reprise économique et croissance Gouvernement d’entreprise Éducation
La crise de l’emploi Pratiques fiscales abusives Économie de la santé
▪ Commerce international Corruption Homme-femme et développement
▪ Retraites  Croissance verte et eau Financement du développement
Innovation et technologie Solutions énergétiques Sécurité alimentaire

Nous sommes toujours en proie à la crise économique la plus grave des temps modernes. La priorité est de rétablir la stabilité, la confiance et une croissance durable. L’OCDE collabore avec les gouvernements et avec d’autres organisations pour aider à mettre un terme à la crise et à jeter les bases d’une économie mondiale plus forte, plus saine et plus juste.
La Semaine de l’OCDE vous offre une occasion d’intensifier cet effort. Point culminant du calendrier annuel de l’Organisation, elle rassemble les représentants des pays membres et des pays partenaires du monde entier, ainsi que d’éminents représentants du monde de l’entreprise, du monde du travail, de la société civile, des milieux universitaires et des médias, afin de leur permettre de confronter leurs points de vue et de rechercher des solutions aux problèmes mondiaux les plus urgents. La Semaine de l’OCDE comprend deux événements de première importance, à savoir tout d’abord le Forum public de deux jours qui se caractérise par des débats sur des sujets d’actualité entre des panels d’experts de haut niveau et des audiences diverses et motivées ;  et la Réunion du Conseil au niveau des ministres, qui définit les mandats de l’OCDE à la lumière des évolutions mondiales et des besoins actuels des gouvernements. M. Han Seung-soo, Premier ministre de la Corée, présidera cette année la réunion ministérielle et prononcera une allocution inaugurale au Forum.
Cette année aura lieu le dixième Forum de l’OCDE. Jamais l’opinion publique n’aura été appelée à jouer un rôle aussi décisif à l’appui des débats politiques. Faisant suite au sommet du G20 et aux réunions du G8 et du groupe FMI/Banque mondiale, et à la lumière des discussions d’événements majeurs comme les forums de Davos et de Porto Alegre, la Semaine de l’OCDE  aidera à mettre en place les concepts et les instruments dont les gouvernements du monde entier ont besoin pour mettre un terme à la crise la plus grave que les générations actuelles aient connue.
Le programme du Forum de l’OCDE 2009 reflète les objectifs de l’OCDE pour une croissance durable de l’économie mondiale qui ne serait pas que forte, mais également plus saine et plus juste.
Pour rendre l’économie mondiale plus forte , nous devons la revitaliser en améliorant la réglementation, en renforçant la gouvernance du secteur privé et du secteur public, en veillant à l’efficacité et à la bonne régulation des marchés pour les échanges et les investissements, et en stimulant une croissance robuste et respectueuse de l’environnement.
Pour rendre l’économie plus saine , nous devons promouvoir la transparence et l’intégrité, lutter contre la corruption et le blanchiment des capitaux, combattre la fraude fiscale, agir face aux défaillances en matière de gouvernance d’entreprise et rétablir la confiance du public dans les institutions publiques et privées. Nous devons faire face au changement climatique et assainir l’environnement.
Pour la rendre plus juste , nous devons favoriser la création d’emplois et l’inclusion sociale, donner des chances à un plus grand nombre, améliorer l’équité, assurer un enseignement et des soins de santé satisfaisants et intégrer plus résolument les objectifs de développement dans notre réflexion et nos stratégies d’action à l’échelle mondiale.
La coopération économique et le développement sont les principales missions de l’OCDE, et la Semaine de l’OCDE met en évidence le rôle de l’Organisation en tant que plate-forme de dialogue sur les enjeux économiques mondiaux. Comme le fait observer le Secrétaire général, M. Angel Gurría, « nous ne trouverons de solutions qu’en intensifiant le dialogue et la coopération entre toutes les parties prenantes ».

Questions d’actualité inscrites à l’ordre du jour du Forum

Reprise économique et croissance à long terme

La crise économique est la plus profonde et la plus longue que les générations actuelles aient connue. Comment retrouver le chemin de la croissance est l’enjeu immédiat, mais de sérieux problèmes à long terme vont aussi devoir être résolus. Comment éviter les successions de phases de croissance et de repli ? Comment assurer une reprise respectueuse de l’environnement et tendre vers une économie sobre en carbone afin de contribuer à la lutte contre le changement climatique ? Comment veiller à ce qu’une crise semblable ne se reproduise pas ? La gestion de la crise creuse énormément les déficits budgétaires et la dette. Les gouvernements peuvent-ils suivre ce chemin ? Comment pourront-ils revenir sur les mesures d’urgence une fois passée la crise ? Des questions de principe se posent également. Les défaillances des marchés et de la régulation qui ont mené à la crise ont conduit à une remise en cause de l’orthodoxie du « laissez-faire ». Cependant, le passé récent a démontré que les économies planifiées avaient elles aussi été incapables d’atteindre leurs objectifs économiques ou sociaux. Faut-il instaurer de nouvelles règles du jeu entre l’État et les marchés ? Quels enseignements peut-on tirer des modèles de croissance dans les pays de l’OCDE et de l’expérience des marchés émergents ? Les banques centrales devraient-elles jouer un rôle plus actif pour éviter la formation de bulles spéculatives ?

La crise de l’emploi

Cette crise est aussi en grande partie sociale. Dans toute la zone de l’OCDE, le chômage accuse de fortes hausses et des millions de personnes vont être sans emploi dans les années à venir. Aucun secteur ne sera épargné, depuis le bâtiment et l’industrie jusqu’aux services financiers et au tourisme. Les jeunes, les travailleurs âgés, les travailleurs temporaires et les immigrés seront particulièrement touchés. Comment les politiques du marché du travail, notamment les dispositifs de garantie de revenus et de formation des travailleurs, peuvent-elles venir en aide aux chômeurs ? Comment peut-on aider les plus défavorisés à surmonter la crise ? Les pouvoirs publics devraient-ils prendre des mesures exceptionnelles pour protéger des emplois normalement sûrs pendant la durée de la crise, et quels en sont les inconvénients ? Quelles sont les mesures du marché du travail qui ont le plus de chances d’aboutir aux meilleurs résultats ? Avec la baisse des recettes fiscales engendrée par le ralentissement de l’activité et l’augmentation du chômage, comment les budgets publics et les services de l’emploi vont-ils pouvoir faire face à la situation ?

Commerce international

Les échanges mondiaux se sont contractés. Il est de la plus haute importance que des mesures de politique commerciale soient prises au niveau international pour préserver l’ouverture des marchés. Le protectionnisme peut apparaître comme une solution à court terme, mais il nuit aux entreprises et aux ménages en privant l’économie de capitaux et de ressources indispensables, provoquant des frictions commerciales et une augmentation généralisée des coûts. L’économie mondiale, le développement et l’environnement ont tous besoin d’échanges ouverts et bien régulés entre les nations. Lors de la Semaine de l’OCDE, les participants se pencheront sur ces questions et  et examineront les pressions protectionnistes actuelles. Les exportations de biens et services représentent aujourd’hui un tiers du revenu national moyen des pays en développement et les pays en développement comptent pour plus d’un tiers des échanges mondiaux. Il est donc essentiel de stimuler le développement, non seulement pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement, mais pour le bien de l’économie mondiale tout entière.

Retraites

Les systèmes de retraite ont été parmi les principales victimes de la crise. Les fonds de retraites publiques sont soumises à rude épreuve, tandis que les plans de pension privés ont vu leurs  avoirs diminuer. On estime que les États-Unis ont enregistré les deux tiers des pertes, tandis que d’autres pays, du Royaume-Uni au Japon, en passant par l’Islande et l’Irlande, ont été particulièrement touchés. Que peut-on faire pour aider  les personnes proches de l’âge de la retraite ou qui viennent juste de partir en retraite ? Comment réformer les systèmes de retraite afin de les rendre moins vulnérables aux aléas des marchés financiers ?

Améliorer le gouvernement d’entreprise

Peut on restaurer la confiance dans les marchés de capitaux ? Les faiblesses et les lacunes en matière de gouvernement d’entreprise ont été une des principales causes de la crise financière. Les systèmes d’évaluation et de gestion des risques n’ont pas rempli leur office, et les normes de comptabilité et d’information financière se sont avérées souvent insuffisantes. Les primes versées aux dirigeants se sont révélées contraires à l’intérêt des actionnaires et du public en général, avec des politiques encourageant en fait une prise de risque excessive. L’impôt et la fraude fiscale ont peut être aussi leur part de responsabilité. Quelle action  prendre pour remédier à ces défaillances et quelles mesures supplémentaires sont nécessaires ? Quelles sont les améliorations apportées par l’OCDE à ses Principes de gouvernement d'entreprise afin d’encourager des pratiques plus efficaces et plus responsables de la part des conseils d’administration ?

Fraude et pratiques fiscales abusives

Le coût pour la collectivité du sauvetage des banques et des entreprises défaillantes a mis en pleine lumière la nécessité de faire obstacle à la fraude fiscale et à l’utilisation de juridictions non transparentes et à faible charge fiscale par les entreprises et les particuliers. Depuis plusieurs années, l'OCDE mène la lutte contre la fraude fiscale et soutient aujourd’hui les efforts du G20 pour combattre les pratiques abusives des centres extraterritoriaux. L’utilisation des paradis fiscaux fragilise la capacité des États à financer les services, dans l’éducation, les soins de santé ou les infrastructures. Ce qui a pour conséquence, en définitive, d’alourdir l’impôt pour les contribuables. À cause de la fraude fiscale et du détournement de fonds publics, des millions de personnes sont prises dans l’engrenage de la pauvreté. Comment venir à bout de la fraude fiscale et mettre fin aux abus ? Comment réduire les incitations à la fraude fiscale ? Dans le même temps, comment les pouvoirs publics peuvent ils relever le double défi de rendre la fiscalité plus équitable en période de crise et moins dommageable pour l’activité économique ? La Semaine de l’OCDE promet des débats éclairés et passionnants au sein d’un des forums à la pointe des questions de fiscalité.

Lutter contre la corruption

La corruption menace la bonne gouvernance, le développement durable, le processus démocratique et l’équité des pratiques commerciales. Grâce aux conventions internationales, corruption et pots de vin sont aujourd’hui universellement condamnés. La Convention anticorruption de l’OCDE, signée en 1997, est le premier instrument au niveau mondial de lutte contre la corruption dans les transactions commerciales internationales. Ratifiée par les 30 pays membres de l’OCDE et 8 pays partenaires, corrompre un agent public étranger constitue désormais une infraction passible de sanctions dans les pays signataires. Le Groupe d’action financière oeuvre pour faire en sorte de rendre de plus en plus difficile le blanchiment de fonds illicites pour les finances des criminels et des terroristes. Mais il reste encore du travail à accomplir. L’Afrique du Sud est  le seul pays africain à avoir signé la Convention de l’OCDE : comment inciter de nouveaux pays, notamment émergents, à rejoindre le mouvement ? Comment les initiatives anti-corruption affectent les accords internationaux dans des domaines comme l’investissement et les marchés publics ? Comment mieux mobiliser le public pour réprimer la corruption, tant dans la sphère politique que dans les entreprises ?

Innovation et technologie

Des programmes budgétaires ambitieux ont été lancés pour faire face à la crise, mais comment faire en sorte qu’ils induisent une reprise robuste et durable ? L’une des façons  est de mettre l’innovation au service de la croissance, et des actions dans ce sens ont été mises en place ou considérées dans de nombreux pays de l’OCDE dans le cadre de plans de relance. Aujourd’hui, l’économie mondiale est fondée sur le savoir et interconnectée. Les dépenses budgétaires consacrées aux infrastructures matérielles, comme les routes et l’énergie, seront certes importantes, mais les infrastructures non physiques, telles les compétences, la créativité et l’innovation ne doivent pas être en reste. L’innovation et les nouvelles technologies sont aussi essentielles pour de nombreux pays en développement. Que doit on faire pour stimuler l’innovation et l’investissement dans les réseaux à large bande, mais aussi dans le capital humain ? Quelles sont les retombées sociales, environnementales et en termes de développement que l’on est en droit d’attendre ? Peut on utiliser des instruments de politique économique pour promouvoir les technologies « vertes », notamment dans l’énergie ? L’énergie nucléaire fait elle partie de la solution ? Des arguments novateurs et originaux devraient être formulés au cours de cette session décisive de la Semaine de l’OCDE.

Événement associé : Conférence OCDE sur l'éco-innovation et le développement durable

Croissance verte et eau

La croissance “verte” contribuera dans le futur à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la pollution environnementale Elle sera également à l’origine de nouveaux moteurs de croissance et à la création d’emplois utilisant une technologie « verte » et une énergie propre, regroupant les technologies de l’information et des communications, la biotechnologie, la nanotechnologie et les surpassant toutes. L’eau est la source de la vie et toute activité, de l’alimentation à l’industrie lourde, est tributaire de l’eau dans une plus ou moins large mesure. Or, le resserrement du crédit assèche les budgets des services d’utilité publique et des municipalités, les finances publiques pour l’entretien ou la modernisation des infrastructures s’évaporent, et l’idée même de relever les tarifs de l’eau est à exclure face à des consommateurs redoutant de perdre leur emploi. La viabilité financière des services d’utilité publique est menacée, et des travaux d’entretien et de remise en état pourtant essentiels sont différés. Comment les pouvoirs publics peuvent-ils mettre plus en avant l’urgence d’investir dans les services d’approvisionnement en eau et d’assainissement en temps de crise ? Que peut-on faire pour rendre plus attrayant et plus performant l’investissement dans les infrastructures dans le secteur de l’eau ?

Du gris au vert - Les messages de l’OCDE sur la croissance verte

Solutions énergétiques

La crise économique offre aux entreprises l’opportunité d’améliorer l’efficacité énergétique et au secteur de l’énergie celle de remettre à plat ses coûts. Dans bien des cas, les plans de relance prévoient des investissements à long terme dans les infrastructures. Ces mesures doivent être conçues de façon à ne pas se cantonner à la production et à la consommation d’énergie polluante classique mais plutôt à promouvoir d’autres filières plus propres et plus respectueuses de l’environnement. Le temps est-il venu d’en finir avec les subventions aux énergies fossiles, coûteuses et dommageables pour l’environnement ? Doit-on réformer ou supprimer purement et simplement les subventions à l’agriculture ? Quel rôle est appelé à jouer demain l’énergie nucléaire lorsque la crise sera derrière nous ?

Éducation

En période de crise économique, les dépense en éducation souffrent de restrictions, dans les pays riches comme dans les pays pauvres. Les budgets publics fondent. Les frais de scolarité sont de moins en moins abordables pour les individus. Tous les maillons de la chaîne sont touchés, que ce soient les infrastructures matérielles, la rémunération des enseignants ou la performance des élèves. Les pouvoirs publics ont entrepris d’y remédier, en investissant dans les infrastructures scolaires et dans les  compétences futures. Les marchés de capitaux contribuent de plus en plus au financement de l’enseignement, notamment au niveau des frais de scolarité. Ces mesures peuvent-elles être poursuivies ? Doivent-elles être modifiées ? Comment les pouvoirs publics peuvent-ils garantir que leurs systèmes éducatifs contribuent à la réalisation des objectifs économiques et sociaux du pays ?

Économie de la santé

Historiquement, les dépenses consacrées aux soins de santé augmentent plus vite en période de récession qu’en phase d’expansion, pour rester ensuite au niveau élevé ainsi atteint. Selon certaines prévisions, les taux des dépenses en soins de longue durée des personnes âgées pourraient quadrupler d’ici 2050. Améliorer l’efficience des systèmes de soins de santé n’est pas un luxe, mais un impératif urgent, en particulier à un moment où la crise économique ampute largement les budgets publics alors même que la population des pays de l’OCDE vieillit. Comment les pays vont-ils parvenir à trouver un équilibre entre une demande croissante de soins de santé à long terme et l’augmentation des coûts de tels soins ? Quels seront les dilemmes à trancher ? Comment les pouvoirs publics peuvent-ils assurer que tous les citoyens aient un accès égal à des soins de santé abordables ?

Problématique homme-femme et développement

Des études montrent que les femmes excellent généralement à l’école, mais qu’elles continuent de gagner moins que les hommes et ont moins de chances d’occuper des postes à responsabilité dans la vie politique ou économique. Cet écart, qui est manifeste dans pratiquement tous les pays de l’OCDE, est encore plus prononcé dans les pays en développement, où la discrimination à l’encontre des jeunes filles et des femmes et le poids de la tradition érigent des barrières à leur accès à l’éducation et au travail formel. Le potentiel de développement de communautés entières et de pays s’en trouve bridé. Alors que, dans les pays à faible revenu, les femmes jouent souvent un rôle important au sein de leurs familles, leur place dans la vie publique, y compris économique, est généralement très limitée. Quelle est l’incidence de l’absence des femmes de la vie politique et économique sur le développement d’un pays ? Comment les sociétés peuvent elles lutter contre la discrimination profondément enracinée à l’égard des femmes? Quel rôle les hommes doivent ils jouer dans les programmes de développement et de promotion de l’égalité homme femme ?

Financement du développement

En 2008, l’aide publique au développement nette totale fournie par les membres du Comité d’aide au développement de l’OCDE a augmenté de 10.2 % en termes réels, atteignant 119.8 milliards USD, soit le montant en dollars le plus élevé jamais enregistré. Toutefois, la crise financière prélève un lourd tribut sur les pays à faible revenu. Le commerce mondial connaît son plus fort repli depuis 1929 et les prix des denrées de base, notamment des exportations des pays à bas revenu, sont en chute. L’investissement direct étranger et les autres flux privés reculent, alors que les envois de fonds des travailleurs migrants devraient accuser une forte baisse en 2009. Les budgets de nombreux pays en développement ont été sévèrement touchés par la flambée des prix alimentaires et du pétrole ces deux dernières années. Même si tous les effets et la durée précise de la crise financière ne sont pas encore connus, il est important que l’aide au développement compense en partie le renversement brutal des flux totaux vers les pays en développement, afin de ne pas dévier des Objectifs du Millénaire pour le développement. Comment convaincre les pays riches confrontés à une crise interne de tenir leurs engagements en matière d’aide au développement ? Quelle la responsabilité du monde développé envers les pays à bas revenu ? Quelle est l’importance de l’aide au développement pour l’économie mondiale ?

Sécurité alimentaire

On estime que le nombre de personnes mal nourries dans le monde augmentera de près d’un milliard cette année car les pays en développement paient un lourd tribut à la crise économique. L’augmentation de la production alimentaire ne suffira pas à éradiquer la faim. Dans bien des cas, la faim est un problème de pauvreté ou d’accès aux produits alimentaires disponibles. De très nombreux faits montrent que les efforts visant à stabiliser les prix ont échoué ou se sont faits au prix d’une distorsion massive des marchés. Comment garantir l’offre alimentaire alors que la population mondiale devrait croître de 50 % d’ici 2050, les terres cultivables ne sont pas extensibles à l’infini et le changement climatique bouleverse toutes nos prévisions de production alimentaire ? Un mécanisme normal de formation des prix peut il conduire les marchés et les ressources à assurer un équilibre entre l’offre et la demande ? Dans quelle mesure la spéculation a t elle provoqué une forte volatilité des prix et comment y remédier ? Quel peut être le rôle de la libéralisation des échanges ? En quoi les nouvelles technologies peuvent elles contribuer à réduire les pénuries et à améliorer la sécurité alimentaire ?

 

 

 

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