Une économie résiliente pour une société inclusive

Le Forum 2014, intitulé Une économie résiliente pour une société inclusive, s'est articulé autour de trois thématiques : croissance inclusive, emploi et confiance, explorant les multiples facettes de la résilience et les moyens de "rebondir" face aux défis economiques, sociaux et environnementaux actuels.


Plusieurs signes encourageants laissent envisager que la reprise est de retour, mais l'économie mondiale reste en perte de vitesse comparée à la période d'avant la crise.


Bien que les projections laissent à penser que le chômage dans la zone euro baissera cette année, 48 millions de personnes restent sans emploi dans les pays de l'OCDE, tandis que 202 millions d’individus sont dans la même situation mondialement.


Les jeunes et les moins qualifiés ont été les plus touchés, et le chômage des jeunes reste à des niveaux très élevés dans de nombreux pays.


La persistance de taux de chômage élevés, associés à des niveaux d'inégalité croissants, a peu à peu effrité la confiance publique non seulement vis-à-vis des décideurs politiques, mais à l’égard du système dans son ensemble.


A la lumière des discussions de l’an passé, le Forum de l'OCDE 2014 a été l'occasion de poursuivre les réflexions sur les moyens d'actions dont disposent les pouvoirs publics, les organisations internationales et les différentes parties prenantes de l'OCDE afin de permettre le développement d'une économie et d’une société plus résilientes.

 

Croissance inclusive

© OECDLa crise a attiré l’attention sur le constat sans appel du creusement des inégalités et de la répartition inégale des contraintes et des avantages dans la société.

Le programme du Forum traduira la conception de l’OCDE en matière de croissance inclusive, qui met fortement l’accent sur les performances économiques tout en attachant de l’importance aux avancées qui présentent un intérêt pour la qualité de vie des individus.

De nouvelles lignes d’action possibles seront présentées, qui ouvrent des perspectives favorables liées aux tendances innovantes autour de l’économie partagée, des « données massives » et de « l'Internet de tout ». Les débats porteront sur des enjeux tels que la démographie et le vieillissement, l’accès aux compétences, la santé, l’aménagement urbain inclusif et durable, le changement climatique, et les moyens de déjouer les pièges du revenu intermédiaire. 

Emploi

© Sam72 / Shutterstock.comLes niveaux d’inégalité augmentent depuis la crise, en raison des taux de chômage élevés, du chômage structurel à long terme, de la pauvreté des travailleurs, de la précarité de l’emploi et de la médiocrité des perspectives de carrière. 

Dans ce contexte, le Forum permettra d’examiner les progrès accomplis dans le cadre du Plan d’action de l’OCDE pour les jeunes, les perspectives offertes par l’innovation et l’économie partagée en matière de création d’emplois et les moyens d’élargir l’accès aux connaissances et aux compétences nécessaires dans les processus de production du 21e siècle.

En abordant les inégalités, assurer l'accès à des compétences est la clé. Les compétences sont essentielles pour l’autonomisation des personnes, afin de contribuer à leur capacité de résilience et de flexibilité pour s'adapter à l'innovation, l'amélioration des résultats de santé, et accroître la confiance dans les processus politiques et leurs pairs.  

Confiance

© bikeriderlondon / Shutterstock.comLa crise a mis en lumière les inquiétudes relatives à l’influence excessive que peuvent subir les politiques publiques et a également fait naître de nombreuses interrogations quant à la capacité de nos gouvernements et institutions à trouver des solutions.

La perte de confiance se traduit par un désintérêt des citoyens à l’égard de la vie politique et une moindre discipline fiscale. Il s’agit là d’un enjeu majeur, alors que des élections auront lieu cette année dans les pays de l’OCDE, comme en Afrique du Sud, au Brésil, en Colombie, Inde et Indonésie.

Le Forum s’intéressera aux défis qui se posent pour la communauté internationale en termes d’administration ouverte et inclusive, de vie privée et de cyber-sécurité dans l’économie partagée (de l’Internet), d’équité et de transparence des règles fiscales, de corruption, de réglementation financière et d’inclusion financière, et d’investissement à long terme. 

Indicateur du vivre mieux

© OECDLa vie ne se résume pas aux simples chiffres du PIB et des statistiques économiques. Ce qu’il faut maintenant, c’est décider ce qui, dans les faits, améliore la vie, et comment mesurer le progrès.

Après tout, la croissance économique n’est pas une fin en soi – sa finalité est bien de permettre une vie meilleure pour chaque membre de la société.

On pressentait déjà, dans les années antérieures à la crise, que le PIB ne répondait pas aux attentes : les inégalités s’étaient creusées dans la plupart des pays de l’OCDE durant la période faste, et l’enrichissement ne rendait pas plus heureux.

Mais que devrions-nous mesurer d’autre pour avoir une vue complète ? 

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