Forum 2011 de l'OCDE : Réduire les disparités entre hommes et femmes

 

Les femmes sont en moyenne plus qualifiées que les hommes et ont une espérance de vie plus longue. Toutefois les hommes gagnent souvent davantage et occupent des postes plus importants. 

 

Pourquoi en est-il ainsi ? Quel est le coût économique et social de cette sous-utilisation du potentiel féminin ? Les filles choisissent-elle des matières scolaires susceptibles de maximiser leurs perspectives de carrière ? La tendance au travail à temps partiel aggrave-t-elle les choses ? Les quotas, déjà en vigueur dans certains pays, se révèlent-ils efficaces pour propulser des femmes qualifiées à des postes décisionnels ? Comment assurer l’égalité d’accès des femmes entrepreneurs aux sources de financement ?

 

Dans les pays de l’OCDE, les hommes gagnent en moyenne 18 % de plus que les femmes, et celles-ci ne détiennent qu’un tiers environ des postes de direction. Elles sont bien plus nombreuses à occuper des emplois à temps partiel, et le fait d’avoir des enfants a encore beaucoup plus de répercussions sur leurs choix professionnels que sur ceux des hommes. Tandis que s’occuper des enfants est considéré comme une responsabilité féminine – ainsi, on parle de congé de maternité plutôt que de congé parental – certains employeurs jugent les femmes moins impliquées dans leur activité professionnelle, de sorte qu’elles continuent de pâtir de perspectives de carrière médiocres et d’une rémunération plus faible.

 

Comment expliquer cependant que l’écart maximal de rémunération homme-femme concerne les plus hauts salaires – les femmes ne sauraient-elles donc pas se « vendre » ?

 

La tendance au travail à temps partiel chez les femmes, observée dans de nombreux pays, compromet-elle les efforts déployés pour concrétiser le potentiel des femmes ? Des quotas peuvent-ils contribuer à déclencher le processus d’accélération de la participation à armes égales des femmes dans l’entreprise et la finance, comme cela a été tenté pour la politique dans certains pays ? Ces efforts ont-ils été fructueux dans les pays qui ont eu recours aux quotas ?

 

Un renforcement du pouvoir des femmes est également crucial pour le progrès dans les pays en développement. L’éducation des filles est l’un des plus puissants outils de promotion de la femme, mais la discrimination continue dans de nombreux cas de maintenir les filles à l’écart de l’école.

Sans un bond en avant vers une plus grande égalité homme-femme et une responsabilisation accrue des femmes et des jeunes filles, aucun des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ne sera atteint. Il est temps de concrétiser les promesses politiques en mobilisant les investissements et les ressources nécessaires. Investir dans la promotion des femmes et des jeunes filles a un puissant impact. Cela permettra de créer un monde meilleur à la fois pour les femmes et pour les hommes. Les politiques publiques ne peuvent pas négliger la dimension homme-femme. Si les gouvernements souhaitent créer de la croissance et des emplois et améliorer le niveau de vie, des conseils pour la prise en compte des différences homme-femme sont nécessaires.

 

À titre d’exemple, les femmes qui accèdent à l’enseignement supérieur n’étudient pas les mêmes matières que les hommes, et cela peut expliquer qu’elles occupent ensuite des emplois moins bien rémunérés. En revanche, des politiques en matière de fiscalité, de garde d’enfants et de congé parental peuvent leur permettre de poursuivre une carrière professionnelle tout en s’occupant d’une famille.

 

 

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