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Forum 2011 de l'OCDE : Mesurer le progrès

 

La vie s’améliore-t-elle réellement ? Que signifie le progrès pour nos sociétés ? Comment pouvons-nous le mesurer ?


Si l’argent n’achète pas le bonheur, comment peut-on rendre une vie meilleure ? Par une éducation plus complète, un environnement plus sain, un logement plus satisfaisant, une durée de travail plus courte, une vie professionnelle plus longue ? Le progrès a-t-il le même sens pour tous les individus, dans tous les pays et toutes les sociétés ?

 

Alors que l’économie mondiale globalement émerge tout juste de la crise, certaines économies émergentes affichent une croissance à deux chiffres. Les conditions de vie des individus s’améliorent-elles cependant au même rythme que la croissance ? Dans les pays industriels, l’expansion économique précédant la crise s’est accompagnée dans nombre de cas d’un creusement des inégalités sociales. Ces éléments ainsi que la crise elle-même ont conduit à se demander si les moyens traditionnels utilisés pour mesurer la santé économique globale d’un pays, fondés sur les statistiques macroéconomiques, étaient à même d’appréhender la réalité de la vie des individus dans un monde globalisé et complexe.

 

Construire l’outil adéquat n’est pas aisé. Que faut-il alors mesurer pour saisir une image plus complète du progrès et du bien-être ? Le produit intérieur brut (PIB) a été par exemple affiné au fil du XXème siècle de manière à refléter aussi fidèlement que possible la santé économique des pays. Or cela ne semble toutefois pas suffisant.

 

Des experts étudient aujourd’hui ce que devrait englober la mesure d’une « vie meilleure ». Au sein de l’OCDE, le projet « Mesurer le progrès des sociétés » encourage l’élaboration d’indicateurs économiques, sociaux et environnementaux de base pour mesurer le bien-être des sociétés.

 

Il s’agit là d’un défi permanent - dès 1962, peu après la naissance de l’OCDE, l’économiste américain Simon Kuznets (Prix Nobel d’économie 1971) écrivait : « Il faut garder à l’esprit les distinctions entre quantité et qualité de croissance, entre coûts et rendement, et entre court terme et long terme. Des objectifs de croissance plus forte devraient préciser la nature et le but de cette croissance ».

 

C’est aujourd’hui le moment idéal pour poser à nouveau cette question et examiner ce que devrait précisément englober la mesure d’une « vie meilleure » pour le XXIème siècle.

 

 

En savoir plus sur les travaux et les contributions de l’OCDE

Better Life Initiative: Measuring Well-being and Progress (en anglais)

Bibliographie complète du Forum 2011 (en anglais)

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