Les promesses de l’âge

 

L’espérance de vie en bonne santé a fait un bond depuis 60 ans. C’est aujourd’hui aux dirigeants de faire profiter la société de cet exploit.

 

Vieillir en restant actif et en bonne santé, voilà qui suscite un intérêt et des financements croissants dans certains des pays les plus développés. Le but est de mettre à profit l’expérience et les connaissances des seniors pour alléger le coût de l’assurance sociale et santé, et améliorer les conditions de vie. Souvent dénués de stratégies claires pour protéger les seniors, de nombreux pays se contentent de financer quelques programmes de prévention en faveur du bien vieillir. Cela ne suffit pas.

 

La situation des personnes âgées s’est dégradée depuis le début de la crise. Les pensions représentent une part notable du revenu de certaines familles, en particulier celles touchées par le chômage. Retraités et travailleurs âgés sont souvent assimilés, de manière irresponsable, à une charge pour la collectivité, ce qui menace sérieusement la solidarité intergénérationnelle pourtant essentielle au bon fonctionnement de toute société. 

 

La Slovénie est à l’image de nombreux autres pays européens. La population âgée y augmente rapidement, et cette tendance devrait perdurer pendant les 15 prochaines années. Les travailleurs âgés, dont 20 % environ sont au chômage, sont parmi les plus vulnérables et leur sort est préoccupant.

 

En Slovénie, toutefois, 80 % des plus de 65 ans participent aux programmes d’ONG et d’organismes à but non lucratif, et s’investissent activement dans des organisations humanitaires. Dans le cadre d’un projet dénommé « Les seniors au service des seniors », des bénévoles repèrent des personnes âgées dans le besoin et leur viennent en aide en coopération  avec d’autres organismes. De plus, les ONG laissent un certain nombre de leurs programmes en faveur de l’activité des seniors aux mains de ces derniers. La fédération slovène des organisations de retraités compte ainsi 20 000 bénévoles, qui s’occupent de 520 sociétés et clubs sportifs et culturels.

 

Dans de bonnes conditions, et avec un peu d’aide de l’État, les seniors ont de nombreux moyens d’améliorer leur qualité de vie. Ils sont actifs dans la société et peuvent lui apporter beaucoup grâce à la richesse de leur expérience et de leurs connaissances. Et leur volonté de participer ne fait aucun doute.

 

Les seniors sont un corps social bien organisé en Slovénie, ce qui permet leur représentation et la protection de leurs droits. C’est la garantie que les décideurs politiques ne se désintéressent pas des questions qui les touchent. Certains seniors ont réussi à accéder aux responsables politiques par le passé mais, jugeant cet effort insuffisant, un certain nombre de cercles de retraités ont créé un parti politique (DeSUS : Parti démocratique des retraités de Slovénie) en 1990 pour protéger les droits des personnes âgées et favoriser la coopération intergénérationnelle. Le parti est représenté au parlement et au gouvernement slovène depuis 1992.

 

En Slovénie, les seniors sont actifs dans la sphère politique et dans la société civile. Il reste toutefois de nombreux défis à relever, le premier étant de convaincre les responsables de l’action publique que ces citoyens peuvent largement contribuer au bon fonctionnement de la société.

 

Références

Ministère des Affaires étrangères de Slovénie

 

 

Travaux de l'OCDE sur politiques et données sur l'emploi  

Travaux de l'OCDE sur emploi

Thématique du Forum de l’OCDE 2014

Indicateur du vivre mieux de l’OCDE

 

‌‌Karl Erjavec, Minister of Foreign Affairs of the Republic of Slovenia

Karl Erjavec
Ministre des Affaires étrangères de la République de Slovénie et

Mateja Kožuh Novak

Mateja Kožuh Novak, présidente de la Fédération slovène des organisations de retraités (ZDUS)

© OCDE


@OECD Yearbook 2014

 

 

 

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