Tout gouvernement démocratique souhaite, par les politiques qu’il applique, servir au mieux l’intérêt de ses citoyens. Un moyen consiste à tirer les leçons de l’expérience des autres pays. L’un des principaux atouts de l’OCDE est de pouvoir offrir à ses pays membres un cadre où comparer leurs expériences respectives et débattre des « meilleures pratiques » recensées dans tout un éventail de domaines, allant de la politique économique à la protection de l’environnement.

Les examens par les pairs pratiqués à l’OCDE, dans le cadre desquels la politique d’un pays dans un domaine particulier est examinée par les autres membres, sur un pied d’égalité, sont au centre de ce processus. Un pays qui cherche à résorber le chômage, par exemple, peut tirer de précieux enseignements de l’expérience de ses pairs sur ce qui a fonctionné ou pas. Il gagnera ainsi du temps, et s’épargnera de coûteuses expérimentations, dans la mise au point d’une stratégie efficace pour lui-même. Les recommandations auxquelles donnent lieu ces examens peuvent aussi aider les gouvernements à faire accepter à l’opinion publique de leur pays des mesures impopulaires. Enfin et surtout, dans la mesure où la même formule s’applique à tous, aucun pays examiné n’est singularisé d’aucune manière. Les examinateurs d’aujourd’hui sont ceux qui demain seront sur la sellette.

L’examen par les pairs est une méthode utilisée à l’OCDE depuis la création de cette dernière il y a plus de 50 ans. La technique n’en a pas moins évolué au fil des ans pour s’adapter à de nouvelles réalités, comme l’implication de la société civile, des entreprises et des syndicats. Son adoption par d’autres organisations internationales donne la mesure du succès de cette formule même si c’est à l’OCDE qu’elle a pris sa plus pleine expression. Plus récemment, les membres du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) ont demandé à l’OCDE de les aider à mettre en place un processus d’examen par les pairs dans leur région.

 

Documents de référence :