États-Unis

Les efforts entrepris par les États-Unis pour renforcer l’efficacité de leur aide au développement portent leurs fruits

 

16/12/2016 - Les États-Unis ont maintenu au même niveau le volume de leur aide étrangère depuis la crise économique mondiale et ils ont manifestement amélioré la concentration et l’efficacité de leur aide au développement. Ces tendances devraient se poursuivre et les réformes relatives à USAID (US Agency for International Development) devraient être consolidées, selon le dernier examen de l’OCDE.

 

Le dernier Examen des États-Unis par les pairs (disponible en anglais) réalisé par le CAD relève que l’aide publique au développement des États-Unis est stable depuis cinq ans. L’APD américaine est passée de 31 milliards USD en 2011 à un niveau record de 33,1 milliards en 2014, puis est retombée à 31,1 milliards USD en 2015 du fait en partie du calendrier des contributions au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, mais elle devrait recommencer à augmenter.

 

L’aide américaine représentait 0,17 % du revenu national brut du pays en 2015. En 2014, 48% de l’APD bilatérale ventilable sont allés aux pays les moins avancés, qui en ont le plus besoin, ce qui est bien supérieur à la moyenne du Comité d’aide au développement (CAD) de 40 %.

 

Le rôle de premier plan des États-Unis dans le secteur de l’aide a été renforcé du fait que le développement a été élevé au rang de pilier essentiel de la politique étrangère américaine, grâce notamment à la Directive présidentielle de 2010 sur le développement mondial. L’adoption de lois conformes aux initiatives Power Africa et Feed the Future témoigne entre autres du soutien bipartisan dont bénéficie le développement au Congrès.

 

Cependant, l’augmentation des apports d’aide n’a pas progressé au même rythme que le redressement économique des États-Unis et s’il y a plus de transparence, un recours plus marqué à la planification prospective de l’aide américaine serait de nature à améliorer la visibilité pour les pays partenaires. Les dix principaux bénéficiaires de l’aide américaine sont l’Afghanistan, la Cisjordanie et la bande de Gaza, l’Éthiopie, la Jordanie, le Kenya, le Nigéria, le Pakistan, la Syrie, le Soudan du Sud et la Tanzanie.

 

« En tant que premier fournisseur d’aide au monde, représentant environ un cinquième de l’ensemble de l’APD du CAD, les États-Unis ont beaucoup de poids et ils ont un rôle de leadership essentiel », a déclaré Charlotte Petri Gornitzka, Présidente du CAD, en lançant l’examen à Washington. « L’engagement actuel en faveur du développement doit être salué et nous espérons que les États-Unis conserveront ce niveau d’engagement au niveau mondial, lequel contribue à renforcer la stabilité et la prospérité et à assurer un monde plus sûr pour tous ».

 

Selon l’examen, les États-Unis acheminent davantage les fonds destinés à des programmes par le biais de partenaires locaux afin de favoriser l’appropriation des programmes d’aide au niveau local. Ils ont également mis au point une boîte à outils efficace pour nouer des partenariats avec le secteur privé sur des projets d’aide et encouragent l’innovation dans le domaine du développement. Les auteurs recommandent que les États-Unis continuent d’utiliser ces approches du partenariat et les développent.

 

L’examen recommande que les États-Unis continuent de s’employer à respecter les engagements relatifs à la qualité et à l’efficacité de l’aide pris à l’échelle international et à appliquer les lignes directrices sur la participation des forces armées aux activités d’aide humanitaire. Il recommande aussi de simplifier les procédures, depuis l’achat jusqu’à la notification, et d’alléger la charge qui pèse sur les partenaires et les personnels.

 

Chaque membre du CAD est soumis à un examen tous les cinq ans dans le but de suivre ses efforts, de lui demander de rendre compte de l’exécution des engagements qu’il a pris, et de formuler des recommandations d’amélioration. Cet exercice prend appui sur des informations recueillies auprès de fonctionnaires du pays examiné et de pays partenaires ‑ le Malawi et l’Afrique du Sud pour le présent examen ‑ ainsi que des représentants de la société civile et du secteur privé. En savoir plus sur les Examens par les pairs réalisés par le CAD.

 

Les États-Unis ont pleinement mis en oeuvre six des 25 recommandations formulées lors du dernier examen par les pairs qui leur a été consacré (2011), et ils en ont appliqué 15 de façon partielle. Quatre recommandations seulement n’ont pas été suivies, notamment celle portant sur le déliement total de l’aide aux pays les moins avancés et aux pays les plus lourdement endettés.

 

Une version librement intégrable du rapport est disponible, ainsi que des informations sur les versions téléchargeables et imprimées. Une visualisation interactive des données de l’aide des États-Unis par rapport à d’autres donneurs est également disponible. Pour obtenir davantage d’informations, ou pour s’entretenir avec l’auteur du rapport, les journalistes sont invités à prendre contact avec Elvira Berrueta-Imaz de la Division des médias de l’OCDE (+33 1 45 24 97 00).

 

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