Environnement

L’Autriche possède une économie verte florissante mais pourrait faire mieux encore, estime l’OCDE

 

06/11/2013 - Grâce à la politique gouvernementale de subventions aux investissements verts, le secteur des biens et services environnementaux revêt aujourd’hui une plus grande importance pour l’économie et l’emploi en Autriche que des secteurs traditionnellement importants comme le tourisme ou le bâtiment. C’est ce qui ressort d’un nouveau rapport de l’OCDE.

 

En l’occurrence, le dernier Examen environnemental de l’Autriche publié par l’OCDE porte une appréciation positive sur ces politiques, mais observe que l’amélioration des performances environnementales pourrait se faire de façon plus efficiente. Il faudrait pour cela une réforme fiscale qui verrait l’action gouvernementale se concentrer sur la pénalisation des pollueurs et non plus sur des subventions massives.

 

L’Examen montre que le secteur des biens et services environnementaux a représenté en 2011 un chiffre d’affaires de près de 33 milliards EUR, soit quasiment le double de celui du tourisme et 10.8 % du produit intérieur brut (PIB).

 

Cette croissance verte a stimulé la création d’emplois dans le secteur environnemental, y compris en période de crise économique. Le secteur a ainsi enregistré une hausse de l’emploi de 2 % de 2008 à 2011, contre seulement 0.4 % dans l’économie autrichienne dans son ensemble. Il emploie aujourd’hui pas moins de 170 000 personnes, soit près de 5 % des actifs, principalement dans les énergies renouvelables, la protection des sols et de l’eau et la maîtrise de l’énergie. Le rapport de l’OCDE recommande une meilleure coordination des politiques de l’environnement et de l’emploi pour faire en sorte que la création d’emplois dans l’économie verte n’entraîne pas de destructions ailleurs.

 

Le rapport défend la réforme fiscale « socio-écologique » débattue depuis de longues années en Autriche, qui permettrait de transférer en partie la charge fiscale du travail vers la pollution, avec à la clé des retombées bénéfiques sur la croissance et l’emploi. L’Autriche a déjà pris des mesures en ce sens en instaurant une taxe sur les vols aériens et un système de bonus-malus en fonction des émissions de CO2 qui est appliqué à l’immatriculation des véhicules. Elle devrait prendre d’autres dispositions, et notamment instituer une taxe carbone, pour faire en sorte que les rejets de CO2 deviennent payants pour tous les secteurs.

 

L’OCDE invite également le pays à réévaluer les subventions qui représentent un risque caché pour l’environnement, parmi lesquelles le régime fiscal des voitures de société et l’abattement fiscal au titre des déplacements domicile-travail.

 

« Ces subventions dans le domaine des transports profitent à ceux qui ont un revenu élevé et aggravent les problèmes de pollution atmosphérique, de bruit et de congestion », a estimé le chef de la Direction de l’environnement de l’OCDE, M. Simon Upton. « Les mesures incitatives ne sont pas utilisées dans le bon sens,  puisque ce sont les pollueurs qui devraient mettre la main à la poche et non tous les citoyens. »

 

L’examen de l’OCDE conseille également à l’Autriche de réévaluer l’approche consistant à privilégier le recours à des subventions coûteuses pour soutenir les investissements verts. Plus de 40 % des dépenses publiques d’environnement sont consacrés à ces subventions, soit une proportion quatre fois plus élevée que la moyenne de la zone euro.

 

L’un des avantages de cette politique est que l’agriculture biologique représente aujourd’hui 19 % des superficies agricoles, ce qui fait de l’Autriche le pays de l’UE où le recours aux engrais et pesticides a le plus reculé.

 

Alors qu’on constate un recentrage des dépenses publiques sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, l’OCDE encourage l’Autriche à s’assurer que les investissements profitent à des projets qui ont besoin de financements et ne sont pas une source de gains inattendus pour les bénéficiaires. Elle recommande aussi d’améliorer la coopération entre les collectivités locales, les Länder et les autorités fédérales, qui se partagent les compétences en matière de subventions.

 

Si l’Autriche affiche à bien des égards d’excellents résultats en matière d’environnement, avec notamment une eau potable de très bonne qualité et une forte proportion de renouvelables dans les approvisionnements énergétiques, il lui reste des défis à relever.

 

Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé depuis le milieu des années 2000, mais en 2011, elles étaient toujours supérieures de 6 % aux niveaux de 1990 alors que l’objectif en vertu du Protocole de Kyoto est une diminution de 13 %. L’industrie manufacturière et les transports sont les secteurs qui contribuent le plus aux émissions, et près d’un tiers des rejets liés aux transports sont imputables au « tourisme à la pompe », c’est-à-dire aux achats de carburant par des automobilistes étrangers qui se rendent exprès en Autriche pour profiter des prix plus bas.

 

 

 Voir données en Excel 

 

Le trafic intérieur et de transit provoque de fortes concentrations d’oxydes d’azote, lesquelles dépassent de façon persistante la valeur limite définie au niveau national. En outre, la pollution par les particules et l’ozone dans les villes est plus élevée en Autriche que dans la plupart des autres pays de l’UE.

 

L’examen environnemental indique qu’en relevant la fiscalité des carburants pour la rapprocher de la moyenne de l’UE et en supprimant certaines subventions qui encouragent l’utilisation de la voiture particulière et l’étalement urbain, l’Autriche parviendrait à faire baisser les émissions.

 

 

L’Examen environnemental de l’Autriche 2013 est le troisième ouvrage de ce type consacré au pays. Il examine les progrès intervenus depuis le précédent examen publié en 2003 et énonce 27 recommandations. En plus d’évaluer les mesures prises pour atteindre les objectifs environnementaux et mettre en place une croissance verte, il analyse de manière approfondie deux aspects : 1) les mesures de gestion et d’adaptation aux risques liés au climat, et 2) la gestion des risques chimiques.

 

Pour plus d’informations sur ce rapport, voir les Highlights. Pour en savoir plus sur les travaux de l’OCDE relatifs à l’environnement, voir : www.oecd.org/fr/environnement.

 

Pour de plus amples renseignements, les journalistes sont invités à prendre contact avec Ivana Capozza de la Direction de l’environnement de l’OCDE, ou avec la Division des médias, au +33 1 45 24 97 00.

 

Pour obtenir un exemplaire du rapport, veuillez envoyer un message à l’adresse : news.contact@oecd.org.

 

Lire la publication en ligne.

 

 

 

Also Available

Countries list

  • Afghanistan
  • Afrique du Sud
  • Albanie
  • Algérie
  • Allemagne
  • Andorre
  • Angola
  • Anguilla
  • Antigua-et-Barbuda
  • Antilles Néerlandaises
  • Arabie Saoudite
  • Argentine
  • Arménie
  • Aruba
  • Australie
  • Autorité Nationale Palestinienne
  • Autriche
  • Azerbaïdjan
  • Bahamas
  • Bahreïn
  • Bangladesh
  • Barbade
  • Belgique
  • Belize
  • Bermudes
  • Bhoutan
  • Bolivie
  • Bosnie-Herzégovine
  • Botswana
  • Brunéi Darussalam
  • Brésil
  • Bulgarie
  • Burkina Faso
  • Burundi
  • Bélarus
  • Bénin
  • Cambodge
  • Cameroun
  • Canada
  • Cap-Vert
  • Caïmanes, Îles
  • Centrafricaine, République
  • Chili
  • Chine (République populaire de)
  • Chypre
  • Colombie
  • Comores
  • Congo, La République Démocratique du
  • Corée
  • Corée, République Populaire Démocratique de
  • Costa Rica
  • Croatie
  • Cuba
  • Côte D'ivoire
  • Danemark
  • Djibouti
  • Dominicaine, République
  • Dominique
  • Egypte
  • El Salvador
  • Emirats Arabes Unis
  • Equateur
  • Erythrée
  • Espagne
  • Estonie
  • Etats Fédérés de Micronésie
  • Etats-Unis
  • Ethiopie
  • ex-République yougouslave de Macédoine (ERYM)
  • Fidji
  • Finlande
  • France
  • Gabon
  • Gambie
  • Ghana
  • Gibraltar
  • Grenade
  • Groenland
  • Grèce
  • Guatemala
  • Guernesey
  • Guinée Équatoriale
  • Guinée-Bissau
  • Guinéee
  • Guyana
  • Guyane Française
  • Géorgie
  • Haïti
  • Honduras
  • Hong Kong, Chine
  • Hongrie
  • Ile de Man
  • Ile Maurice
  • Iles Cook
  • Iles Féroé
  • Iles Marshall
  • Iles Vierges Britanniques
  • Iles Vierges des États-Unis
  • Inde
  • Indonésie
  • Iraq
  • Irlande
  • Islande
  • Israël
  • Italie
  • Jamaïque
  • Japon
  • Jersey
  • Jordanie
  • Kazakstan
  • Kenya
  • Kirghizistan
  • Kiribati
  • Koweït
  • l'Union européenne
  • Lao, République Démocratique Populaire
  • le Taipei chinois
  • Lesotho
  • Lettonie
  • Liban
  • Libye
  • Libéria
  • Liechtenstein
  • Lituanie
  • Luxembourg
  • Macao
  • Madagascar
  • Malaisie
  • Malawi
  • Maldives
  • Mali
  • Malte
  • Maroc
  • Mauritanie
  • Mayotte
  • Mexique
  • Moldova
  • Monaco
  • Mongolie
  • Montserrat
  • Monténégro
  • Mozambique
  • Myanmar
  • Namibie
  • Nauru
  • Nicaragua
  • Niger
  • Nigéria
  • Nioué
  • Norvège
  • Nouvelle-Zélande
  • Népal
  • Oman
  • Ouganda
  • Ouzbékistan
  • Pakistan
  • Palaos
  • Panama
  • Papouasie-Nouvelle-Guinée
  • Paraguay
  • Pays-Bas
  • Philippines
  • Pologne
  • Porto Rico
  • Portugal
  • Pérou
  • Qatar
  • Roumanie
  • Royaume-Uni
  • Russie, Fédération de
  • Rwanda
  • République du Congo
  • République Islamique d' Iran
  • République Tchèque
  • Sahara Occidental
  • Saint-Kitts-et-Nevis
  • Saint-Marin
  • Saint-Vincent-et-les Grenadines
  • Sainte-Hélène
  • Sainte-Lucie
  • Salomon, Îles
  • Samoa
  • Sao Tomé-et-Principe
  • Serbie
  • Serbie et Monténégro (avant juin 2006)
  • Seychelles
  • Sierra Leone
  • Singapour
  • Slovaquie
  • Slovénie
  • Somalie
  • Soudan
  • Soudan du Sud
  • Sri Lanka
  • Suisse
  • Suriname
  • Suède
  • Swaziland
  • Syrienne, République Arabe
  • Sénégal
  • Tadjikistan
  • Tanzanie
  • Tchad
  • Thaïlande
  • Timor-Leste (Timor Oriental)
  • Togo
  • Tokelau
  • Tonga
  • Trinité-et-Tobago
  • Tunisie
  • Turkménistan
  • Turks et Caïques, Îles
  • Turquie
  • Tuvalu
  • Ukraine
  • Uruguay
  • Vanuatu
  • Venezuela
  • Viêt Nam
  • Wallis et Futuna
  • Yémen
  • Zambie
  • Zimbabwe