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Emploi

Le Canada pourrait faire davantage pour soutenir les travailleurs licenciés

 

7/7/2015 - Améliorer les services de l’emploi pourrait aider les travailleurs licenciés au Canada à retrouver un emploi plus rapidement, explique un nouveau rapport de l’OCDE.

 

Retrouver du travail : Canada note que 2.2 % des travailleurs canadiens ayant au moins un an d’ancienneté sont licenciés chaque année parce que leur entreprise fait faillite ou réduit ses effectifs. À peine la moitié d’entre eux retrouvent un emploi dans un délai d’un an, et près des deux tiers dans les deux ans suivant le licenciement.

 

Toutefois, nombreux sont ceux qui pâtissent d’une perte de revenus lorsqu’ils retrouvent un emploi : une personne sur cinq voit sa rémunération horaire baisser de 25 % ou plus dans ce nouvel emploi. Les travailleurs âgés ayant une ancienneté relativement longue dans l’emploi sont particulièrement vulnérables : ils ont moins de chances de retrouver un emploi, et lorsqu’ils y parviennent, il est probable que leur rémunération soit nettement moindre. De surcroît, il est fréquent qu’ils doivent accepter un emploi à temps partiel ou temporaire.

 

Le Canada a mis en place toute une palette de services visant à prévenir les suppressions de postes évitables et à minimiser les conséquences délétères des compressions d’effectifs, notamment pour les travailleurs touchés par des licenciements collectifs. Cependant, tout le monde ne bénéficie pas d’une aide intensive au reclassement ou de services d’intervention rapide, et de nombreux travailleurs licenciés économiques se retrouvent avec une aide au reclassement insuffisante.

 

Face à ces défis, l’OCDE recommande au Canada de mener les actions suivantes :

 

  • Améliorer la coordination entre les autorités fédérales et provinciales au regard de la conception, de la mise en œuvre et de l’offre de services d’aide au retour à l’emploi.
  • Améliorer l’efficacité des services d’intervention rapide en cas de licenciement collectif en incitant davantage les employeurs, les services de l’emploi et les salariés concernés à coopérer.
  • Étendre, dans toute la mesure du possible, le bénéfice des services d’intervention rapide aux travailleurs concernés par des licenciements individuels ou à petite échelle.
  • Mettre rapidement les personnes en relation avec les services de l’emploi disponibles, y compris celles bénéficiant d’indemnités de licenciement.
  • Envisager d’étendre la durée des prestations de l’assurance-emploi avec un taux de remplacement dégressif avec le temps, ces extensions devant s’accompagner d’un contrôle systématique de la recherche d’emploi et de la participation obligatoire à des programmes actifs du marché du travail.
  • Élargir l’accès des travailleurs âgés ayant une longue ancienneté à des services plus intensifs d’aide à la recherche d’emploi, d’accompagnement renforcé et de formation.
  • Accroître les dépenses consacrées aux programmes actifs du marché du travail, en particulier aux formations visant à l’acquisition de compétences générales, et mettre en place un dispositif d’intervention permettant ce relèvement des dépenses nécessaires pour faire face à un fort ralentissement de l’activité économique.

 

Pour de plus amples informations ou commentaires, les journalistes sont invités à contacter les auteurs du rapport à la Division de l’analyse et des politiques de l’emploi de l’OCDE : Gwenn Parent (tél. : + 33 1 45 24 75 01) et Shruti Singh (tél. : + 33 1 45 24 19 48).

 

Accéder la publication en ligne : http://www.oecd.org/employment/back-to-work-canada-9789264233454-en.htm

 

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