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Centre pour des environnements pédagogiques efficaces (CELE)

Liste d'actions visant à promouvoir la conscience écologique

 

L’aménagement des sites scolaires dans l’optique du développement durable peut motiver le personnel et les élèves, et améliorer le comportement de ces derniers en créant des lieux d’apprentissage stimulants et intéressants pour le travail et le jeu. L’idée de développement durable peut aussi servir à réunir les écoles et les populations locales autour de projets et programmes conjoints qui sensibilisent à l’environnement et aux activités de gestion.

Les établissements, terrains et programmes scolaires et communautaires offrent un excellent outil d’apprentissage à travers l’observation, la participation et la mise en oeuvre des principes du développement écologiquement viable.


Les systèmes intégrés de gestion des bâtiments peuvent transmettre des données sur les niveaux d’acide carbonique, la consommation énergétique, l’utilisation de l’eau, et la salubrité et l’efficacité environnementale des lieux d’apprentissage. L’application de modèles d’efficience énergétique et d’utilisation d’énergie renouvelable peut faire baisser sensiblement les coûts d’exploitation. Il s’agit notamment de réduire l’empreinte carbone et de privilégier l’énergie éolienne et solaire, les biocombustibles, ainsi que la récupération et la réutilisation des eaux usées et pluviales.


La liste suivante résume certaines actions qui sont déjà menées pour promouvoir la conscience environnementale et davantage impliquer les élèves dans la gestion et le respect de l’environnement.


• Choix du site. Le manuel « School Design: Optimizing the Internal Environment », publié par le Scottish Executive (2007) conclut : « La compréhension du site représente sans doute la partie la plus importante du travail de l’équipe de conception après l’identification des besoins du client et des utilisateurs. Afin d’exploiter pleinement le potentiel du site, il est important d’identifier et de comprendre les contraintes qu’il impose, et de tirer parti des caractéristiques complexes ou inhabituelles afin de maximiser les chances d’aboutir à une conception unique. À ce titre, il est possible d’élaborer des options de construction non seulement imaginatives mais aussi viables à brève échéance. Cela rendra en outre l’ensemble du processus de conception plus efficace, avec pour résultat des normes renforcées concernant les stratégies applicables au site » (p.15).

 

• Mesures de réduction de la demande d’énergie, parmi lesquelles les équipements économes en énergie, les dispositifs d’ombrage des vitres et fenêtres, l’étanchéité à l’air et l’isolation thermique, les systèmes automatisés de contrôle de la ventilation naturelle et les systèmes de ventilation mécaniques avec récupération de chaleur.

 

• Technologies alternatives et sources d’énergie renouvelables, parmi lesquelles les éoliennes et les panneaux photovoltaïques, le chauffage de l’eau à l’énergie solaire thermique, les pompes à chaleur géothermique, et les boucles souterraines pour la ventilation, le chauffage et la climatisation.

 

• Orientation des bâtiments pour maximiser les chances de créer des environnements d’apprentissage stimulants qui utilisent l’éclairage et la ventilation naturels, et permettre l’aménagement adéquat des espaces extérieurs, jardins et pièces d’eau.

 

• Utilisation maximale de la ventilation naturelle contrôlée, améliorée par l’installation de stores et de fenêtres à châssis mobile, et accompagnée de cheminées de ventilation assistée par induction d’air pour l’extraction de l’air et les systèmes de refroidissement nocturne.

 

• Éclairage naturel complété par des ampoules à faible consommation d’énergie et des capteurs de mouvement à infrarouge passif pour allumer et éteindre les lumières ; des « contrôleurs d’énergie » nommés parmi les élèves analysent la consommation d’eau et d’énergie afin d’identifier les possibilités d’économies.

 

• Panneaux solaires et cellules photovoltaïques pour produire de l’énergie pouvant être consommée à l’école ou renvoyée au réseau électrique.

 

• Collecte des eaux de pluie afin de récupérer, stocker et utiliser l’eau pour l’arrosage des plantes et l’alimentation des chasses d’eau. Des tuyaux transparents permettent de voir l’eau s’écouler dans la citerne.

 

• Affichages électroniques pour visualiser la quantité d’énergie consommée par les appareils, le niveau d’eau de pluie collectée et stockée, la gestion thermique du bâtiment ou la consommation d’eau au sein de l’école.

 

• Espaces paysagers comprenant des aires de collecte des eaux pluviales qui viendront alimenter les nappes souterraines, offriront d’agréables espaces de loisirs et créeront un environnement favorable à la faune et la flore sauvages.

 

• Ventilation géothermique et système de chauffage sous plancher pour les espaces qui le nécessitent.

 

• Gestion de l’énergie passive à travers l’installation d’une toiture recouverte d’orpin et d’un mur Trombe pour gérer efficacement les contraintes thermiques.

 

• Espaces d’apprentissage intérieurs et extérieurs stimulants où les élèves peuvent participer activement au contrôle, à l’enregistrement et à la gestion des informations relatives à l’environnement dans lequel ils travaillent et jouent.
 
• Programmes scientifiques éducatifs mis en place pour contrôler et analyser la consommation d’eau et d’énergie, la pluviosité et la croissance des plantes.

 

• Participation des élèves à la culture, la récolte, la transformation et la vente des denrées agroalimentaires, à leur conditionnement et distribution, ainsi qu’à la gestion du recyclage des ordures ménagères.

 

• Collaboration des élèves avec les collectivités locales pour surveiller les conditions environnementales au sein des parcs et réserves locaux et rendre compte du nombre et de l’état de santé des espèces sauvages (voir par exemple le programme international « Attention grenouilles »).

 

• Publications, parmi lesquelles des lignes directrices, imprimées sur du papier recyclé et recyclables à leur tour, ou diffusées en ligne afin de réduire la quantité de papier et d’énergie utilisée pour la production et la distribution.

 

• Politique « zéro déchet » élaborée et mise en oeuvre pour garantir le recyclage adéquat de tous les produits.

 

• Choix des matériaux de construction garantissant que tous les produits sont rigoureusement sélectionnés et recyclables si nécessaire.

 

• Utilisation de bois de plantation ou de bois recyclé, en s’assurant que le bois mature n’est utilisé qu’en cas de nécessité.

 

Les exemples brièvement présentés ci-dessus sont tirés de projets en cours ou déjà achevés. Pour plus de détails, se reporter aux études de cas fournies par PEB Échanges n° 61 et aux publications suivantes.

 

Références

 

CABE (Commission for Architecture and the Built Environment) (2006), The Value Handbook: Getting the Most from Your Buildings and Spaces, CABE.

 

DfES (2006), Designing School Grounds, Schools for the Future series, DfES.

 

DfES (2007), Better Buildings, Better Design, Better Education, un rapport sur l’investissement de capitaux dans l’enseignement, DfES.

 

Scottish Executive (2007), School Design: Optimising the Internal Environment, mars.

DfES (Department for Education and Skills) (2006), Design of Sustainable Schools: Case Studies, Schools for the Future series, DfES.

 

Les lecteurs sont invités à faire part de leurs suggestions concernant la liste d’actions. Pour soumettre des informations supplémentaires, veuillez envoyer vos coordonnées à l’adresse suivante : peb@oecd.org.

 

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