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Centre pour des environnements pédagogiques efficaces (CELE)

Écolo à quinze ans ?

 

Les bâtiments et paysages scolaires ne constituent pas simplement la toile de fond de l’éducation des étudiants aux questions environnementales ; de plus en plus souvent, les bâtiments et les paysages jouent également un rôle pédagogique. Cette constatation est soulignée dans la contribution du CELE à un nouveau rapport du PISA, Green at Fifteen? (Écolo à quinze ans ?), qui étudie les attitudes des adolescents de 15 ans vis-à-vis de l’environnement.

L’éducation environnementale adopte en générale une approche classique, qui consiste à adapter le programme scolaire de manière à sensibiliser les étudiants aux questions actuelles relatives à la durabilité environnementale. Cependant, l’environnement physique a également un rôle à jouer dans la sensibilisation et le développement des connaissances des étudiants en matière d’écologie. Par exemple, les résultats d’une enquête en ligne sur les bâtiments scolaires durables, menée par le National College for School Leadership au Royaume-Uni, ont révélé que les étudiants souhaitaient davantage participer et réussissaient mieux sous la direction de dirigeants d’école engagés en faveur du développement durable.

Le bâtiment peut servir d’outil d’instruction, dans la mesure où il s’agit d’un lieu où les étudiants peuvent apprendre en faisant, en voyant et en expérimentant, et ainsi acquérir une vision plus large des problèmes écologiques.

L’utilisation de matériaux de construction recyclés et de sources d’énergie alternatives, la collecte de l’eau de pluie pour l’irrigation et les sanitaires, ainsi que la maintenance et la gestion des espaces naturels situés autour de l’école sont autant de réponses modernes, qui tentent de remédier aux dilemmes environnementaux urgents en changeant la manière dont les installations scolaires interagissent avec l’environnement. Souvent, les architectes conçoivent les nouvelles écoles, de façon à ce que les étudiants puissent voir comment elles sont construites, ou mesurer l’utilisation d’énergie et d’eau.

Les écoles adoptent actuellement un éventail d’approches pour intégrer l’éducation environnementale aux programmes scolaires, qu’il s’agisse d’initiatives uniques ou de stratégies plus holistiques de plus grande échelle. Certains projets, qui étaient au départ des initiatives populaires fondées sur une idée simple comme, par exemple, mettre en place un système de recyclage ou nettoyer la forêt située derrière l’école, ont parfois conduit à l’adoption de concepts de durabilité appliqués à toute l’école. Par exemple, dans le lycée d’Esquimalt en Colombie-Britannique, au Canada, la sensibilisation des étudiants est passée par le pesage des déchets (« Waste Weight-in ») grâce à un dispositif qui affichait le volume de déchets produits au sein de l’école et de la cafétéria, pouvant être recyclé au lieu d’être jeté.

À l’autre extrémité, on trouve une approche mise en place dès la conception de l’école. Les écoles sont en effet conçues et construites de manière à inclure tous les éléments durables disponibles et abordables.

Le processus de conception de l’école a également un rôle à jouer. De plus en plus souvent, les étudiants sont inclus dans le processus de conception, et fournissent des idées que les architectes peuvent incorporer dans leurs plans. Cette collaboration conforte les étudiants dans leur engagement et les encourage à penser plus grand.

Pour le rapport du PISA, cliquer  ici ; la contribution du CELE est disponible ici.

Pour en savoir plus, contacter Alastair.Blyth@oecd.org.

 

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