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Centre pour des environnements pédagogiques efficaces (CELE)

Des cadres d’apprentissage écologiquement viables : session spéciale du Comité directeur du PEB

 

En novembre 2007, une session spéciale du Comité directeur du PEB a permis de mettre en évidence toute une palette de stratégies et de bonnes pratiques en matière d’aménagement de cadres d’apprentissage écologiquement viables.

Le lieu d’implantation d’une école et son mode de construction sont deux paramètres clés de l’aménagement de cadres d’apprentissage écologiquement viables. Le premier de ces paramètres est dicté par des besoins tels que la démographie, élément dont les clients et leurs architectes n’ont guère la maîtrise. En revanche, pour ce qui est du second, la marge de manœuvre est grande.

Les bâtiments scolaires engendrent un trafic routier considérable. En effet, il n’est pas toujours facile de les implanter à proximité d’un terminal de transport qui permettrait de réduire l’impact sur l’environnement des trajets des élèves. C’est notamment le cas des établissements scolaires situés en zone rurale où, par exemple, les gares ferroviaires sont éloignées les unes des autres. Quoi qu’il en soit, le choix du lieu d’implantation demeure un élément crucial de la démarche visant à aménager un cadre d’apprentissage écologiquement viable, et il appartient aux pouvoirs publics de privilégier les politiques qui limitent la tendance des parents à conduire leurs enfants à l’école en voiture.

Au Royaume-Uni, au cours des dix dernières années, en même temps qu’elles augmentaient fortement les dépenses publiques affectées à la construction d’établissements d’enseignement, les autorités ont accordé une grande attention à la viabilité écologique de l’architecture, soucieux à la fois de faire construire des « bâtiments verts » et d’assurer la pérennité de l’enseignement. À titre d’exemple, le projet Faraday est axé sur la conception de cadres d’enseignement et d’apprentissage de la science dans les écoles.

Au Japon, 668 « écoles vertes » ont été construites dans le contexte d’un programme mis en place en 1997 pour encourager l’architecture et les constructions respectueuses de l’environnement. Une « école verte » fait entrer la viabilité en ligne de compte dans une triple perspective : la conception et la réalisation des équipements, leur utilisation intelligente et durable, et le rôle des bâtiments en tant qu’instrument d’apprentissage.

En Grèce, pays qui s’est doté d’un programme d’aménagement d’écoles bioclimatiques, l’organisme de construction des établissements d’enseignement élabore actuellement plusieurs projets pilotes en collaboration avec des universités pour améliorer les performances environnementales et énergétiques des équipements éducatifs.

Dans tous les exemples examinés au cours de la session spéciale, la palette de mesures en faveur de la conception écologiquement viable était à peu près la même. Elle englobe l’utilisation de matériaux recyclables, des énergies renouvelables (solaire ou éolienne, par exemple) et des modes de ventilation passive fondés sur la capacité du bâtiment à emmagasiner et restituer la chaleur par rayonnement et utilisant la circulation naturelle de l’air.

Au cours de la session, il a aussi été mis en évidence le besoin d’information sur les coûts et avantages comparatifs des bâtiments scolaires durables, information qui semble quasiment inexistante.

 

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