Perspectives économiques, analyses et projections

Zone Euro - Résumé des projections économiques (novembre 2015)

 

La croissance du PIB devrait se hisser à près de 2 % en 2016 et 2017, en dépit du ralentissement de certaines économies émergentes. L’activité continuera d’être portée par une politique monétaire toujours expansionniste, une politique budgétaire globalement neutre et la baisse des cours du pétrole. Le niveau élevé de la dette privée continuera de peser sur la consommation et l’investissement dans de nombreux pays. Le chômage ne refluera que progressivement et des différences marquées persisteront entre les pays de la zone euro. L’inflation devrait s’établir à un peu moins de 1 ½ pour cent d’ici la fin de la période considérée, avec la dissipation des effets de la baisse des coûts énergétiques et la résorption de l’excédent conjoncturel de capacités, même si de fortes incertitudes entourent les prévisions d’inflation.

Une meilleure transmission de la politique monétaire par le crédit demeure une priorité essentielle et passe par l’achèvement de l’union bancaire, par un raccourcissement des délais d’annulation des prêts improductifs et, dans de nombreux pays, par l’amélioration des procédures d’insolvabilité. Dans l’optique d’une croissance plus forte et plus inclusive, il faudrait que les pays de la zone euro poursuivent leurs réformes budgétaires et structurelles pour promouvoir l’emploi et la mobilité sociale, notamment qu’ils allègent la fiscalité du travail et accordent une plus grande priorité aux investissements porteurs de croissance, y compris dans l’éducation et les services de garde d’enfants. Une augmentation coordonnée de l’investissement public pourrait stimuler la croissance sans peser sur les ratios d’endettement à court terme. Face à la vague récente de demandeurs d’asile, les politiques visant à mieux intégrer les migrants revêtent une urgence accrue. De nouvelles réformes des marchés de produits au niveau national et l’achèvement du marché unique sont indispensables à l’amélioration des conditions de vie et du bien-être.

Le cadre « climat-énergie 2030 » de l’Union européenne fixe un engagement de réduction intérieure des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % par rapport aux niveaux de 1990. Ce cadre peut être vecteur d’investissements à la fois dans des projets de grande envergure, comme les projets d’interconnexion de réseaux d’énergie et de transports publics, mais aussi modestes, comme les projets d’amélioration de l’efficacité énergétique des logements. La réduction des multiples soutiens budgétaires dont bénéficient les combustibles fossiles – de la faible imposition des voitures de société considérées comme un avantage en nature à la fiscalité avantageuse du diesel – aiderait à réduire efficacement les émissions de CO2 et créerait des marges de manoeuvre budgétaires. Des mesures d’accompagnement seraient nécessaires pour contrer les effets anti redistributifs de ces réformes dans certains cas.

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Prévisions de l’OCDE pendant et après la crise financière: un post mortem

Étude économique de la Zone euro

Étude économique le l'Union européenne

Réformes structurelles

Indicateurs de réglementation des marchés de produits

What makes civil justice effective?

Looking to 2060: Long-term growth prospects for the world

 

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