La croissance s’est nettement ralentie depuis la mi-2011, la décélération de la demande intérieure n'étant que partiellement compensée par l'essor des exportations. Dans ces conditions, le déficit élevé de la balance courante a commencé à se réduire. Toutefois, les gains de compétitivité découlant principalement de la dépréciation du taux de change nominal en 2011 ont depuis été largement érodés, notamment par la vigueur persistante de l’inflation. On prévoit que la croissance retrouve plus de dynamisme grâce au redressement de la demande intérieure, atteignant quelque 4 % en 2013 et dépassant 5 % en 2014. L'inflation et le déficit de la balance courante devraient rester bien supérieurs aux niveaux confortables.
La politique monétaire devrait rester axée sur la désinflation. La politique budgétaire pourrait jouer un rôle anticyclique plus actif en cas d'aggravation de la situation internationale et intérieure. Mais elle devrait le faire sans compromettre sa crédibilité budgétaire Cette crédibilité serait confortée par l'institution d'un plafonnement des dépenses publiques et la publication de comptes trimestriels consolidés des administrations publiques conformes aux normes internationales.

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