La croissance s'est ralentie en 2012 du fait de la faiblesse des exportations, même si la plupart des composantes de la demande intérieure restent plutôt solides. On prévoit que cette tendance se poursuivra en 2013, mais l'activité devrait se redresser progressivement grâce à l’expansion des débouchés extérieurs. L'incertitude est grande à propos des évolutions dans la zone euro et constitue une menace pour la stabilité financière.
La politique de taux d'intérêt nul devrait être maintenue étant donnée la faiblesse des tensions inflationnistes sous-jacentes. Compte tenu de la solidité des finances publiques, il conviendrait de laisser les stabilisateurs automatiques opérer pleinement. Il faudrait envisager des mesures macroprudentielles ciblées pour ralentir la croissance du crédit, surtout dans les banques cantonales qui sont exposées au secteur de l'immobilier résidentiel. Compte tenu des risques persistants sur les marchés de capitaux internationaux, les fonds propres des deux plus grandes banques doivent augmenter en vue d'absorber des pertes éventuelles.

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