Le ralentissement de l’économie mondiale, les incertitudes entourant l’évolution de la zone euro, l’austérité budgétaire nécessaire et le désendettement du secteur privé font souffler des vents contraires sur l’économie. La production se situe à 3 pour cent environ en dessous de son point maximum antérieur à la crise. La croissance devrait se redresser progressivement et prendre de la vitesse vers la fin de 2013, lorsque les exportations et les dépenses des ménages se redresseront à mesure du retour de la confiance. Bien que l’emploi ait progressé fortement en 2012, le chômage devrait augmentera légèrement en 2013, car la reprise en demi-teinte et la poursuite des incertitudes risquent de peser sur les entreprises qui hésiteront à embaucher.
La Banque d’Angleterre apporte actuellement un soutien considérable à l’économie au moyen de mesures d’assouplissement quantitatif, qui doivent se poursuivre. Compte tenu du niveau toujours élevé du déficit budgétaire et de la dette publique, la politique d’assainissement budgétaire demeure appropriée pour garantir la viabilité des finances publiques. En cas de croissance plus faible que prévu, la flexibilité du mandat budgétaire devrait être mise à profit pour permettre aux stabilisateurs automatiques de continuer à jouer, même si cela implique de repousser l’objectif d’endettement. La solidité des institutions et les plans d’assainissement structurel à moyen terme devraient être préservés pour garantir la crédibilité. Les projets budgétaires du gouvernement permettent un reclassement des priorités de dépenses pour mettre davantage l’accent sur des investissements à long terme dans des infrastructures, favorables à la croissance. Avec le temps, les réformes structurelles récentes et prévues, notamment en matière d’aménagement du territoire et d’incitations au travail, devraient stimuler la croissance.

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