Malgré le ralentissement mondial, l’économie mexicaine a connu un essor rapide et une progression de l’emploi dans le secteur formel, grâce à la vigueur de sa demande intérieure et de ses exportations. La reprise fragile de l’économie des principaux partenaires commerciaux du Mexique et le recul de la demande extérieure à la fin de 2012 modèreront les exportations et l’investissement jusqu’au milieu de 2013. À mesure que la demande mondiale, notamment la demande des États-Unis, se redressera fin 2013 et en 2014, la croissance se raffermira progressivement pour ressortir à environ 3 ½ pour cent d’ici à 2014.
La banque centrale pourrait être amenée à resserrer sa politique car l’inflation globale s’est inscrite en hausse et, même si l’augmentation des prix résulte pour l’essentiel de facteurs transitoires, l’inflation sous-jacente a elle aussi commencé à progresser. Les autorités budgétaires devraient continuer à réduire le déficit du secteur public, de manière à préserver les solides fondamentaux macroéconomiques du pays. Ce resserrement devrait néanmoins être progressif dans le contexte actuellement incertain. Des réformes structurelles sont nécessaires pour amplifier la croissance potentielle, notamment l’adoption rapide du projet de loi sur le marché du travail qui vise à stimuler la création d’emplois et les revenus, et la libéralisation du secteur de l’énergie.

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