Après une forte croissance au premier semestre de 2012, soutenue par les dépenses de reconstruction consécutives au séisme de grande ampleur qui a frappé l'est du Japon en 2011, la reprise a marqué le pas, sous l’effet du ralentissement des échanges mondiaux et du tassement de la demande intérieure. L'économie devrait se redresser en 2013, mais la croissance annuelle pourrait être limitée aux alentours de ¾ pour cent en 2013 comme en 2014, les dépenses de reconstruction diminuant peu à peu et les augmentations d'impôts prévues freinant la consommation privée. Le taux de chômage restera supérieur à son niveau d'avant la crise de 2008.
Le relèvement du taux de l’impôt sur la consommation de 5 % à 10 % d'ici à 2015, conjuguée à des restrictions des dépenses, devrait permettre au Japon d'atteindre son objectif de réduction de moitié du déficit budgétaire primaire pour le ramener à 3.2 % du PIB au cours de l'exercice 2015, l'essentiel de cet assainissement intervenant en 2014. La dette publique brute devant atteindre, selon les prévisions, 230 % du PIB en 2014, il est primordial que des mesures supplémentaires soient adoptées pour dégager un excédent budgétaire primaire d'ici à l'exercice 2020, comme prévu. Un programme précis et crédible d'assainissement des finances publiques, intégrant des mesures spécifiques d'accroissement des recettes et de réduction des dépenses, est essentiel pour étayer la confiance dans les finances publiques du Japon. La Banque du Japon a régulièrement accru l’ampleur de son programme de rachat d’actifs pour le porter à 19 % du PIB en octobre 2012. Elle devrait poursuivre sa politique de taux d'intérêt proche de zéro et continuer de renforcer ses mesures d'assouplissement quantitatif jusqu'à ce que l'inflation soit fermement ancrée en territoire positif, à son taux cible se situant à 1 %.

Suivez-nous sur
Alertes électroniques Blogs