La politique d’ensemble menée par l’Italie pour mettre en œuvre des réformes structurelles favorables à la croissance et assurer le redressement des comptes publics est bien engagée. Néanmoins, l’activité économique devrait continuer de se contracter à court terme, sous l’effet du durcissement de la politique budgétaire, du manque de confiance et du resserrement de l’offre de crédit. La faiblesse de la croissance va exercer des pressions supplémentaires sur l’emploi, les salaires et les prix à la consommation. Avec l’amélioration progressive de la compétitivité, de la confiance et des conditions financières, l’économie devrait renouer avec la croissance dans le courant de 2013.
Les prévisions reposent sur l’hypothèse que les pouvoirs publics atteindront leurs objectifs de solde budgétaire structurel en 2013 et 2014. Toutefois, les prévisions de croissance étant moins optimistes que celles du gouvernement, le déficit va se creuser tout au long de la période considérée. Si les prévisions de l’OCDE venaient à se réaliser, un nouveau tour de vis budgétaire serait requis en 2014 pour rester sur la trajectoire prévue de réduction de la dette. Les réformes des marchés des produits et du travail que le parlement a adoptées ces douze derniers mois sont impressionnantes, mais elles doivent être mises en œuvre dans leur intégralité et de façon cohérente si l’on veut qu’elles produisent leurs effets.

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