Si des progrès notables ont été accomplis vers la résolution des crises financière et bancaire, la croissance économique devrait rester faible, mais positive, ces deux prochaines années. Compte tenu de la fragilité économique des pays européens, principaux débouchés, par destination, des exportations irlandaises, il sera difficile de neutraliser les effets négatifs de l’assainissement budgétaire en cours, du désendettement des ménages, de l’accès limité au crédit et de la morosité ambiante. Dans un contexte de croissance faible, un net recul du chômage, qui se situe à un niveau actuellement élevé, est peu probable. L’inflation restera basse en raison de l’abondance des capacités non utilisées.
Les efforts constants déployés jusqu’à présent pour résorber les déséquilibres budgétaires ont déjà porté leurs fruits et permis à l’Irlande d’accéder de nouveau aux marchés des obligations souveraines. Le gouvernement devrait continuer à mettre en œuvre son programme budgétaire à moyen terme et freiner l’accroissement de la dette publique, même si les stabilisateurs automatiques devraient pouvoir jouer librement sans remettre en cause l’amélioration structurelle prévue. Une recapitalisation rétroactive européenne des banques irlandaises réduirait le coût du remboursement de la dette souveraine contractée pour venir en aide aux établissements bancaires.

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