Le taux de croissance en 2012 a été le plus bas depuis dix ans, en raison d’un manque de vigueur de la demande, tant extérieure qu’intérieure, lié notamment au resserrement budgétaire. La croissance devrait reprendre progressivement en 2013 grâce à l’accélération de la procédure d’approbation des grands projets d’investissement et à la déréglementation partielle de l’investissement direct étranger. L’inflation globale est restée à un niveau obstinément élevé, mais la hausse des prix va sans doute ralentir encore en raison des effets climatiques sur les prix de l’alimentation et de la dissipation des hausses de prix administrés.
Le resserrement budgétaire et la nouvelle feuille de route pour l’assainissement des finances publiques sont à saluer et devraient permettre d’assouplir d'avantage la politique monétaire. La poursuite des efforts en vue de mieux cibler les transferts aux ménages est une bonne chose, mais il faut aller encore plus loin. Les subventions à l’énergie demeurent importantes et devraient être réduites. Le système fiscal devrait aussi être réformé afin d’accroître les recettes en créant moins de distorsions de façon à stimuler l’investissement privé et la compétitivité. Il conviendrait, en particulier, de mettre en œuvre rapidement la réforme longtemps différée de la fiscalité indirecte. Cependant, des blocages structurels continueront de freiner à la fois l’investissement et le potentiel de croissance, et il est indispensable d’y remédier afin de stimuler la croissance et de relever les niveaux de vie.
Note: Toutes les données pour les définitions se réfèrent aux standards internationaux comparables et peut différer dans certains cas spécifiques à partir des définitions communes nationales.
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