L'économie a accusé un ralentissement général et la croissance paraît devoir rester faible pendant
un certain temps. Le déficit de la balance courante s'est réduit en raison d'un tassement des
importations lié à une modération de la demande intérieure et à la baisse de la roupie. L'inflation s'est
accélérée temporairement suite à des hausses des prix réglementés des produits pétroliers, mais elle
devrait s'atténuer à mesure que le volant de capacités inutilisées s’accroît. Cela donnera une marge de
manoeuvre pour assouplir la politique monétaire, ce qui n’a pu être fait jusque-là en raison de la
virulence persistante de l’inflation et du creusement du déficit budgétaire.
Les récentes mesures de libéralisation des investissements directs étrangers dans certains
secteurs, notamment la distribution de détail et l’aviation, ont été bien accueillies par les milieux
d'affaires et devraient favoriser une hausse de l’investissement et de la productivité à moyen terme. La
situation budgétaire s'est dégradée, les recettes fiscales pâtissant du ralentissement conjoncturel tandis
que les niveaux de dépenses prévus ont été dépassés. Des compressions de dépenses sont nécessaires
pour limiter le dérapage budgétaire et empêcher que la confiance ne se dégrade davantage du fait de
l’incertitude concernant la politique économique.

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