Après avoir subi une contraction jusqu’à la fin de l’année 2012, l’économie devrait commencer à croître, mais à un rythme modeste, dans le courant de l’année 2013. En partie sous l’effet d’une augmentation du taux d’activité, le chômage devrait s’inscrire en hausse jusqu’à la mi-2014. Comme le désendettement, la grande incertitude et la confiance médiocre des entreprises continueront de peser sur la demande intérieure privée, la croissance dépendra des exportations et l’excédent de la balance courante devrait continuer à augmenter. Bien qu’atténuée en raison du sous-emploi des ressources économiques, l’inflation sous-jacente devrait rester légèrement supérieure à 3 % à l’horizon des prévisions car les anticipations d’inflation demeurent enracinées à un niveau élevé.
Alors que les autorités ont beaucoup progressé vers la réduction du déficit budgétaire, elles devront rééquilibrer l’assainissement dans le sens d’un freinage des dépenses et d’une fiscalité plus favorable à la croissance, notamment en supprimant progressivement des impôts générateurs de distorsions sur les banques et les secteurs non exportateurs. Une politique monétaire prudente est indispensable pour stabiliser les anticipations et éviter un affaiblissement du forint, qui pourrait menacer les bilans des secteurs public et privé. Pour restaurer l’intermédiation financière, qui est essentielle à l’investissement et à la croissance, il faut éviter de « régénérer » les créances irrécouvrables via un provisionnement adapté et mieux cibler les programmes de restructuration de la dette.
Note: Toutes les données pour les définitions se réfèrent aux standards internationaux comparables et peut différer dans certains cas spécifiques à partir des définitions communes nationales.
Outil statistique eXplorer
Projections en et dotStat
Suivez-nous sur
Alertes électroniques Blogs