L'économie s'est de nouveau contractée en 2012 en raison d'un assainissement budgétaire poussé, mais absolument nécessaire, d'une baisse des salaires, d'une crise de confiance et de la faiblesse de la demande extérieure. Le chômage s'est élevé à des niveaux sans précédent. On ne prévoit un retour à la croissance que vers la fin 2014 sous l'effet du renforcement du commerce mondial, du retour de la confiance et de l'amélioration de la compétitivité.
Les mesures d'assainissement convenues doivent être appliquées. Mais si la croissance s'avère inférieure aux hypothèses retenues dans les projets budgétaires du gouvernement, il faudra laisser opérer les stabilisateurs automatiques, quitte à ne pas tenir les objectifs fixés. Les catégories les plus vulnérables de la société grecque doivent être mieux protégées des coupes dans les dépenses sociales. La recapitalisation du système bancaire doit être prioritaire, dans le but de rétablir les canaux du crédit et de soutenir ainsi la croissance. Il est indispensable de mettre résolument en œuvre les réformes structurelles visant notamment à lutter contre la fraude fiscale, à améliorer l’efficience de l'administration publique et à supprimer les obstacles à la concurrence. Ces réformes représentent le seul moyen de renouer avec une hausse durable du niveau de vie en Grèce.

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