L’activité stagne plus au moins depuis fin 2011 et le PIB réel ne devrait progresser que de 0.3 % en 2013, avant cependant de croître de 1.3 % en 2014. Le chômage et, plus généralement, la sous-utilisation des ressources vont donc encore s’aggraver pendant la majeure partie de la période considérée, le taux de chômage pouvant atteindre 11¼ pour cent. Compte tenu de cette faible croissance économique, la hausse des prix à la consommation devrait ralentir progressivement pour tomber à moins de 1½ pour cent par an.
Le gouvernement doit saisir l’occasion qu’offre la phase initiale d'un nouveau mandat pour lancer une stratégie globale à moyen terme d’assainissement des finances publiques, de réductions des dépenses et de réformes structurelles, de façon à stimuler la confiance et à améliorer la compétitivité et la croissance. Il fait preuve d’une détermination salutaire à redresser les comptes publics. Toutefois, les stabilisateurs automatiques doivent pouvoir jouer pleinement si la croissance se révèle inférieure à l’hypothèse retenue dans le budget. En 2014 et au-delà, il conviendra de contenir les dépenses publiques afin de faciliter la baisse des impôts nécessaire au rétablissement de la compétitivité des entreprises. La confiance serait stimulée par la mise en œuvre de toute une série de réformes de nature à favoriser la croissance dans les domaines de la structure fiscale, de l’éducation ainsi que des marchés du travail et des produits.

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