On prévoit que la récession s'intensifie, l'économie se contractant en 2012 et 2013 avant de retrouver une croissance modérée en 2014. Les suppressions d'emplois se poursuivraient et le taux de chômage pourrait dépasser 26 %. Un assainissement budgétaire considérable, l'affaiblissement de la demande en provenance des partenaires commerciaux et une situation financière difficile feront sentir leurs effets. On s'attend à ce que l'inflation reste modérée après une brève poussée des prix liée à la hausse de la TVA. Le déficit budgétaire ne devrait diminuer que progressivement en raison des médiocres perspectives conjoncturelles.
Il conviendrait que la restructuration bancaire s'effectue rapidement, comme prévu, et que les détenteurs de dettes subordonnées épongent les pertes des banques qui bénéficient des aides financières de l'État. Il incombe au gouvernement de définir et d'appliquer intégralement les mesures budgétaires nécessaires à la réalisation des objectifs de déficit à moyen terme. Toutefois, il doit se tenir prêt à laisser jouer les stabilisateurs automatiques si les conditions économiques divergent matériellement de celles prévues dans la loi de finances. Le gouvernement devrait poursuivre la mise en œuvre de ses réformes structurelles destinées à stimuler la croissance ; il lui faut s'assurer en priorité que celles qui ont été adoptées récemment pour réduire la dualité du marché du travail et modifier le mode de négociation des salaires sont efficaces. Les réformes clés dans le cadre de la croissance à long-terme réduisent le nombre de décrochages scolaires et améliorent l'accès à l'enseignement secondaire professionnel.

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