Perspectives économiques, analyses et projections

EO Sources - Hypothèses sous-tendant les prévisions

 

Taux de change

Les taux d'intérêt à court terme et à long terme  par rapport au dollar des États-Unis sont en général supposés rester constants durant toute la période de prévision, au niveau observé à une date prédéfinie, sauf pour les monnaies des pays ayant, explicitement ou de facto, une politique des changes. Deux raisons président à cette hypothèse. Premièrement, les prévisions de taux de change continuent d'être politiquement très sensibles dans de nombreux pays. Deuxièmement, il s'est avéré très difficile d'arriver à des prévisions d'une précision acceptable sur les variations des taux de change à court terme, et dans la pratique, un modèle naïf partant de l'hypothèse que les taux de change sont constants en termes nominaux, ne s'est pas révélé beaucoup plus inexact que ceux que génèrent les modèles économétriques.

Les politiques monétaires et budgétaires restent inchangées

L'hypothèse consistant à considérer que les politiques macroéconomiques restent "inchangées" sur la période de prévision ne signifie pas que le Secrétariat de l'OCDE considère nécessairement que les gouvernements vont - ou en fait doivent - atteindre les objectifs qu'ils ont affichés. Cette hypothèse, comme on l'a vu ailleurs, sert plutôt à montrer à quels résultats on aboutira vraisemblablement en matière de croissance, d'inflation et d'emploi, étant donné les politiques annoncées.

Politique budgétaire

Les hypothèses sur la politique budgétaire reposent sur les mesures annoncées et les intentions affichées par les pouvoirs publics, dès lors qu'elles sont intégrées dans des programmes bien définis. Il peut y avoir des marges d'erreur considérables autour des "prévisions ponctuelles" sur les situations budgétaires, qui traduisent les incertitudes sur :

  • Les taux de croissance économique et les taux d'inflation.
  • Les élasticités des recettes fiscales vis-à-vis des revenus, notamment en cas de réformes fiscales.
  • Les impacts de nouvelles mesures conjoncturelles (par exemple, sur le marché du travail).
  • Les estimations sur l'année civile des pays dont l'exercice budgétaire ne commence pas le 1er janvier (à savoir, les États-Unis, le Japon, le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande).

Le Secrétariat de l'OCDE fait appel à toute une batterie d'indicateurs pour évaluer la situation budgétaire d'ensemble des pays membres. Il n'y a pas d'indicateur unique permettant de rendre compte de toutes les informations sur la situation budgétaire, mais l'évaluation de cette situation en examinant une série d'indicateurs doit contribuer à contrebalancer les insuffisances de chaque indicateur en particulier. De plus, toute évaluation de la situation budgétaire doit veiller à l'évolution des indicateurs sur une période de plusieurs années, car s'attacher à une seule année risque de donner une image fausse de la réalité, compte tenu de l'évolution des conditions économiques, de facteurs ponctuels, etc.

L'indicateur le plus couramment utilisé est le solde financier des administrations publiques, appelé également capacité de financement des administrations publiques. Ce solde constitue non seulement un indicateur de l'accumulation de la dette publique, mais aussi une mesure synthétique importante de l'ampleur de la contribution des budgets de l'État à la stabilisation macroéconomique. Concept connexe, le solde budgétaire primaire est calculé à partir du solde budgétaire global par élimination de l'effet des charges d'intérêts nettes des administrations publiques (qui correspondent au legs des exercices budgétaires précédents, c'est-à-dire à la dette accumulée par le passé). Autrement dit, on obtient le solde primaire en ajoutant au solde budgétaire global ces charges d'intérêts nettes (c'est-à-dire par addition des intérêts versés et soustraction des intérêts perçus par l'État). De même que le solde global, le solde primaire est principalement utilisé aux fins d'analyse de la dynamique de la dette. Pour avoir une image plus claire de la situation budgétaire sous-jacente et l'utiliser comme guide pour l'élaboration de la politique budgétaire, il est utile de tenter de corriger le solde financier effectif (c'est-à-dire la capacité de financement) en fonction des effets budgétaires des variations cycliques de l'activité économique. Le solde budgétaire corrigé des variations cycliques représente ce que seraient les recettes et les dépenses des administrations publiques si la production se trouvait à son niveau potentiel [pour obtenir de plus amples informations sur la méthodologie employée, voir Van den Noord (2000) et Girouard et André (2005)]. En outre, pour évaluer l'orientation de la politique budgétaire, il est souvent utile d'ajuster le solde corrigé des variations cycliques pour éliminer l'effet des charges d'intérêts au titre de la dette publique, puisque ces paiements ne constituent pas des dépenses discrétionnaires. Ainsi, on calcule le solde budgétaire primaire corrigé des variations cycliques en ajoutant les charges d'intérêts nettes au solde budgétaire corrigé des variations cycliques, puis on utilise les variations de ce solde primaire comme indicateur approximatif des ajustements discrétionnaires de la politique budgétaire.

Le solde budgétaire corrigé des variations cycliques représente ce que les recettes et les dépenses des administrations publiques seraient si la production correspondait à son niveau potentiel (pour plus de précisions sur la méthodologie employée, voir Van den Noord (2000)  et Van den Noord (2000) Girouard and André (2005)). Pour évaluer l'orientation de la politique budgétaire, il est souvent utile de la corriger des charges d'intérêt au titre de la dette publique, puisque ces paiements échappent au contrôle de la politique budgétaire. En conséquence, le solde du budget primaire corrigé des variations cycliques est calculé en retranchant les paiements d'intérêt nets au titre de la dette publique du solde financier corrigé des variations cycliques, et les variations du solde primaire corrigé des variations cycliques servent d'indicateur approximatif des changements discrétionnaires de la politique budgétaire.

Lors de l'évaluation de la situation des finances publiques, on prête également attention aux engagements financiers bruts consolidés  des administrations publiques qui mesurent la dette totale détenue en dehors des comptes des administrations publiques et qui sert d'indicateur quant aux charges futures du service de la dette pesant sur l'économie. Il convient de noter que cet indicateur d'endettement ne donne pas une image complète de l'état des finances publiques dans la mesure où il exclut généralement les passifs et les actifs contingents (à savoir, les pensions, les soins de santé, les reports d'imposition) et la valeur des actifs non-financiers des administrations publiques. La valeur "réelle" des actifs financiers des administrations publiques est aussi souvent difficile à apprécier (par exemple, les programmes de prêts des administrations publiques ou les participations dans les entreprises publiques). Néanmoins, la taille de la dette publique constitue une variable essentielle pour estimer, peser et évaluer les problèmes touchant à la viabilité du budget et à la marge de manoeuvre de la politique budgétaire.

Politiques monétaires internes

Pour les grands pays, on prend pour hypothèse que la politique monétaire suivie vise à atteindre les objectifs annoncés.Ceci tient compte de toute une série d'indicateurs monétaires, des déclarations gouvernementales concernant les objectifs monétaires, des fourchettes et moyens d'action correspondants. Pour les grandes économies, on part de l'hypothèse que l'orientation de la politique monétaire est définie de manière à atteindre les objectifs annoncés. Il est donc tenu compte de toute une batterie d'indicateurs monétaires, ainsi que des déclarations des autorités nationales concernant le choix des objectifs monétaires, ainsi que des fourchettes visées et moyens d'action correspondants. Les perspectives d'évolution des taux d'intérêt à court terme obtenues sur cette base sont utilisées pour évaluer le profil d'évolution des taux d'intérêt à long terme, conformément à l'hypothèse des anticipations de la structure par échéances des taux d'intérêt.

Prix du pétrole et des autres produits de base

 

 

 

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