La croissance a été solide en 2012, surtout sous l'impulsion de la demande intérieure alimentée par la hausse des salaires réels et de nombreuses créations d'emplois. Malgré la forte utilisation des capacités de production et la faiblesse du chômage, l'inflation globale et l'inflation sous-jacente sont restées dans la partie inférieure de la fourchette de tolérance de la banque centrale (2 à 4 %). Un ralentissement de l'activité est prévu l'année prochaine à cause de l'affaiblissement de la conjoncture mondiale. Les marchés d'exportation, notamment la Chine, se renforçant à la fin de 2013, on anticipe une accélération de la croissance en 2014 à un rythme de 5 ½ pour cent environ.
Le ralentissement économique au cours de l'année à venir permettra de contenir l'inflation dans les limites de la fourchette visée par la banque centrale. L'orientation actuelle de la politique monétaire ne devrait donc pas changer. L'assainissement budgétaire s'est poursuivi, mais de nouvelles mesures destinées à éliminer le déficit structurel de 1 % du PIB contribueraient à renforcer suffisamment les réserves financières de l'État pour qu'il puisse réagir plus rapidement en cas d'évolutions défavorables. Il serait également judicieux d'étoffer le dispositif récemment mis en place de transferts monétaires destinés aux pauvres, qui sont couplés à des mesures de renforcement de l'employabilité des bénéficiaires.

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