La croissance s’est ralentie à mesure que l’année avançait et elle devrait se contenter d’un rythme modéré jusqu'à la mi-2013. L'investissement résidentiel et les prix des logements devraient se modérer quelque peu en réaction à un resserrement des règles sur les crédits immobiliers visant à empêcher les ménages de se retrouver dans des situations trop tendues. Le secteur public procède aussi à un assainissement et les exportations sont en train d’être freinées par une médiocre compétitivité et la faiblesse de la croissance mondiale. Toutefois, les investissements des entreprises devraient rester relativement dynamiques grâce à la demande mondiale de ressources naturelles, à la faiblesse des coûts du capital et des taux d’imposition des sociétés, ainsi qu’à un taux de change fort qui réduit le prix des importations de biens d'équipements.
La politique monétaire est restée souple dans un contexte de risques de détérioration de la situation extérieure, de faiblesse de l'inflation et d’orientation restrictive de la politique budgétaire. Néanmoins, comme il y a peu de capacités disponibles, il pourrait être nécessaire de s'orienter vers un resserrement au second semestre de 2013. En cas d’accentuation du déséquilibre du marché immobilier, le gouvernement devrait prendre de nouvelles mesures macroprudentielles. Un redressement budgétaire est nécessaire et bienvenu aux niveaux fédéral et provincial, mais, si de nouveaux chocs devaient affaiblir sensiblement la croissance sous-jacente, il faudrait ralentir le rythme de réduction de la dette.

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