Après une expansion modérée sur les premiers mois de 2012, l’activité a marqué le pas au second semestre en raison d’un repli de la demande extérieure et d’un effritement de la confiance, qui ont contrebalancé la progression du revenu disponible réel et les conditions de crédit généralement favorables. La demande, tant intérieure qu’extérieure, bénéficiera de l’amélioration progressive de la confiance et du renforcement du commerce mondial au cours de la période de prévision, et la croissance pourrait atteindre 0.8 % en 2013 et 1.8 % en 2014.
Le programme d’assainissement des finances publiques adopté début 2012 établit un juste équilibre entre la croissance et les considérations relatives à la viabilité budgétaire, et les stabilisateurs automatiques devraient pouvoir opérer librement sans remettre en cause l’amélioration structurelle implicite. Il conviendrait toutefois de préciser davantage les mesures d’assainissement prévues au-delà de 2013. Les autorités budgétaires devraient utiliser leur marge de manœuvre budgétaire discrétionnaire en cas de dégradation notable de la situation économique. Le soutien aux banques moyennes pourrait nécessiter des mesures supplémentaires, qui devront être financées de façon à ne pas compromettre la fragile reprise.

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