L'accélération attendue de la croissance a été retardée par le ralentissement mondial et une série de grèves. L’expansion pourrait s’établir à 2.6 % en 2012, un rythme inférieur au potentiel, mais elle se raffermirait ensuite pour atteindre 3.3 % en 2013 et 4 % en 2014. L'inflation sous-jacente sera contenue par l'importance des capacités de production inemployées, même si les hausses récentes des prix alimentaires semblent devoir renforcer temporairement l'inflation globale. La faiblesse des exportations en volume et la dégradation des termes de l'échange ont creusé le déficit de la balance courante cette année, et il atteindra environ 6 % du PIB en 2013-14.
Le gouvernement devrait continuer de réduire le déficit budgétaire structurel, mais laisser jouer les stabilisateurs automatiques si la croissance est inférieure aux prévisions. Il faudrait recourir à la politique monétaire pour relancer l´économie dans le court terme ; il existe une marge pour un nouvel assouplissement tout en restant dans la fourchette d'inflation fixée comme objectif. Pour accroître durablement l'emploi, il convient tout à la fois d’opérer des réformes favorables à la concurrence sur les marchés de produits, d’améliorer l'éducation et la formation et de mettre en oeuvre des politiques actives du marché du travail.

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