Département des Affaires économiques

Glossaire économique



A

ADB

Base de données analytique gérée par le Secrétariat de l’OCDE et servant de support aux projections présentées dans les Perspectives économiques; voir Economic Outlook Database Inventory.

AGETAC

Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce.

ALENA

Accord de libre échange nord-américain entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.

ANASE

Association des nations d’Asie du Sud-Est.

Accord de mise en pension

Cession d’un titre assortie de l’engagement du vendeur de le racheter à une date future, à un prix convenu. Les titres sont vendus à l’investisseur au moment même de la conclusion d’un accord en vue de leur rachat à court terme au même prix, mais moyennant un intérêt à verser à l’investisseur à la fin de la transaction, au taux des opérations de pension.

Accumulation

L'accumulation brute est égale à l'acquisition, au cours d'une période comptable, de biens de capital fixe, de stocks de biens non durables, de terres, de gisements de minéraux et d'autres actifs corporels non reproductibles, de créances, de brevets, de droits d'auteur et d'autres actifs incorporels, diminuée du montant des engagements contractés pendant la même période. L'accumulation nette est égale à l'accumulation brute au cours d'une période comptable diminuée de la consommation de capital fixe de cette période.

Accélérateur financier

Désigne la réaction des conditions sur le marché du crédit à des "chocs" sur l’économie, cette réaction pouvant amplifier et diffuser les effets du choc. Par exemple, les ménages et les entreprises peuvent rencontrer plus de difficultés à obtenir des crédits en période de repli de l’activité économique, ce qui peut aggraver et prolonger ce repli.

Administration centrale

Ensemble des ministères, offices, établissements et autres organismes classés dans les administrations publiques qui sont des organes ou instruments de l’autorité centrale d’un pays, à l’exception des administrations de sécurité sociale organisées de façon séparée, qu’elles soient couvertes ou financées par des budgets ordinaires ou extraordinaires ou par des fonds d’origine extrabudgétaire. Solde financier des administrations publiques, voir les notes du tableau 59 de l'annexe. .

Agregation

Le Secrétariat de l’OCDE procède à l’agrégation de séries chronologiques pour obtenir des agrégats régionaux s’appuyant sur les pondérations affectées en 1995 au PIB ou aux éléments de dépense des différents pays, sur la base des parités de pouvoir d’achat de 1995 (PPA). Voir Mode de pondération pour les données agrégées.

Agregats monétaires

Indicateurs du stock de monnaie en circulation en dehors du système bancaire. En raison du manque de précision du concept de monnaie, il existe différentes définitions statistiques du stock de monnaie. En règle générale, les définitions étroites couvrent uniquement les billets et monnaies en circulation plus les dépôts à vue détenus par le secteur non bancaire national. Pour leur part, les définitions larges prennent également en compte les dépôts à terme et les dépôts d’épargne à court délai de préavis détenus par le secteur non bancaire national. Tous les pays ne publient pas les mêmes types d’agrégats et même lorsque des agrégats portent le même nom dans différents pays (par exemple, M1, M3, etc.), les actifs qui les composent sont souvent sensiblement différents. Lorsque la stratégie monétaire consiste à s’assigner un objectif de croissance d’un agrégat monétaire, le choix de la définition de l’agrégat concerné est guidé principalement par deux considérations. L’agrégat doit être suffisamment sensible aux variations des taux d’intérêt pour que la banque centrale puisse le maîtriser et il doit présenter une relation stable dans le temps avec l’évolution générale du niveau des prix.

Aleas moral

Désigne le comportement des agents économiques qui n’assument pas intégralement le coût de leurs initiatives et qui sont donc d’autant plus portés à en prendre.

Amplitude

Distance entre le point haut et le point bas d’un cycle conjoncturel.En règle générale, plus l’amplitude d’un cycle est grande, plus les fluctuations de l’activité économique au cours de ce cycle sont marquées.

Assainissement des finances publiques

Politique visant à réduire les déficits des administrations publiques et l’accumulation de la dette publique.

Autocorrélation du premier ordre

Indique la mesure dans laquelle le niveau actuel de l’activité économique est tributaire de son niveau passé. Plus le degré de dépendance est élevé, plus long ou plus pérenne sera le cycle conjoncturel.


B

BCE

Banque centrale européenne dans le cadre de l'Union économique et monétaire européenne.

BRI

Banque des règlements internationaux.

Balance des opérations courantes

Indicateur synthétique des échanges commerciaux et des opérations de paiement d’un pays avec le reste du monde, voir notes relatives au tableau 50 de l'annexe .

Base des faits générateurs

Enregistrement dans les comptes financiers des conséquences (ou de décisions à l'origine) d'une transaction lorsqu'elle intervient, indépendamment du moment du paiement ou de la recette effectifs.

Base des paiements

Méthode comptable dans laquelle la grandeur considérée – dépense, revenu, autre recette – est enregistrée au moment du paiement ou de la recette effectifs.

Benefice par action

Bénéfice d'une société divisé par le nombre total d'actions en circulation.

Biens de consommation durables

Bien acquis par les ménages dont la durée de vie prévue dépasse largement une année et dont la valeur est relativement élevée, tels que les voitures automobiles, les réfrigérateurs et les machines à laver.

Biens et services marchands

Biens et services destinés normalement à être vendus sur le marché à un prix calculé pour couvrir leur coût de production. Sont marchands tous les biens et services produits par les branches d'activité marchande, tous les biens et services importés à l'exception de ceux qui sont achetés directement à l'extérieur par les administrations publiques dans le cadre de leurs opérations courantes et par les ménages, et la partie de la production des branches non marchandes des administrations publiques et des institutions privées sans but lucratif au service des ménages, dont le prix de vente répond aux conditions décrites ci-dessus.

Bon du Trésor

Titre de dette à court terme émis par un gouvernment national à une échéance maximale d'un an. Les bons du Trésor sont assortis d'une prime d'émission, l'intérêt étant représenté par la différence entre le prix d'achat et la valeur à l'échéance.


C

CEI

Communauté des Etats indépendants. Initialement composée de la Russie et des autres Nouveaux Etats Indépendants de l'ancienne Union soviétique. 

Capacité de financement

Excédent des actifs financiers nets des agents économiques par rapport à la variation nette des engagements qu'ils ont contractés.

Certificat de dépôts - CD

Formule de dépôt à terme rémunéré auprès d'une banque ou d'une institution d'épargne qui ne peut pas être retiré avant une échéance déterminée sans encourir de pénalités.

Chomage structurel

Taux de chômage compatible avec une inflation salariale constante (NAWRU), ou une inflation des prix constante (NAIRU), dans des conditions économiques données. Pour plus de précisions sur ce concept, voir Étude sur l’emploi de l’OCDE, Annexe B (1996).

Chomage

Voir les notes des tableaux 13, 14   et 22   de l'Annexe  et chômage structurel  ci-dessus.

Cinq d’Asie

Les principales économies d’Asie touchées par la tourmente des marchés de capitaux à partir de 1997. Il s’agit de la Corée, de l’Indonésie, de la Malaisie, des Philippines et de la Thaïlande.

Classification des pays

Regroupement des pays utilisés par le Secrétariat de l'OCDE. Voir Classification des pays.

Coefficient de capitalisation des résultats

Prix de l'action d'une société divisé par ses bénéfices de l'année précédente.

Coefficient de corrélation

Indicateur permettant d'apprécier dans quelle mesure deux variables ont tendance à évoluer ensemble. La valeur de ce coefficient est comprise entre plus et moins 1, ce qui indique la vigueur et le sens de la relation.

Commerce mondial (croissance du)

Égale à la moyenne arithmétique de la croissance du volume des importations mondiales et du volume des exportations mondiales.

Competition policies

Antitrust and related policies (e.g., intellectual property regulations) designed to foster or restrict competition and which may have an impact on foreign trade and investment.

Competitivité

Indicateur mesurant l’avantage ou le désavantage d’un pays lors de la vente de ses produits sur les marchés internationaux. Le Secrétariat de l’OCDE calcule deux indicateurs de compétitivité reposant sur la différence entre les coûts unitaires de main-d’œuvre d’un pays et de ses concurrents dans l’industrie manufacturière et les prix à la consommation, les deux indicateurs étant exprimés dans une même unité monétaire. (Pour plus de précisions, voir les Notes relatives aux tableaux 42 et 43 de l'Annexe .) L’OCDE établit aussi des indices de taux de change effectifs nominaux (tableau 37 de l'Annexe ). Les indicateurs de compétitivité sont actuellement calculés pour 28 pays de l’OCDE, les sept économies dynamiques d’Asie et cinq grands économies de marché émergentes (Argentine; Brésil; Chine; Inde; et Russie depuis 1993). Quarante-quatre marchés d’exportation sont pris en considération: 28 pays de l’OCDE, 12 pays hors OCDE et 4 zones.

Comptabilité nationale

Série cohérente de comptes macroéconomiques, de comptes de patrimoine et de tableaux articulés et coordonnés qui s'appuient sur un ensemble de concepts, définitions, nomenclatures et règles de comptabilisation approuvé au plan international. La logique de la comptabilité nationale est résumée dans les trois paragraphes qui suivent et qui ont été repris de l’Introduction au SCN93. Voir aussi note technique sur les comptes nationaux de la Direction des statistiques de l'OCDE sur le site Web de l’OCDE. Pour une description des données utilisées dans les différents pays, voir les notes relatives au tableau 2 de l'Annexe .
Le Système de comptabilité nationale propose un cadre comptable qui permet d'exploiter les données économiques et de les présenter sous une forme qui convienne aux fins de l'analyse économique, de la prise de décisions et de la définition des politiques. Les comptes présentent sous une forme condensée une foule d'informations détaillées sur le fonctionnement d'une économie, organisées conformément à des principes économiques et à la perception qu'en ont les agents. Ils permettent d'obtenir un état exhaustif et détaillé des activités économiques complexes qui ont lieu au sein d'une économie et des interactions entre les différents agents et groupes d'agents économiques qui ont lieu sur les marchés ou en dehors. Dans la pratique, les comptes sont établis pour une série de périodes successives, fournissant ainsi un flux d'informations continu permettant de connaître, d'analyser et d'évaluer la performance d'une économie dans le temps. Les comptes fournissent des données non seulement sur les activités économiques, mais également sur les stocks d'actifs productifs d'une économie et sur le bien-être de ses habitants à des moments précis. Enfin, ils comportent aussi un compte extérieur qui montre les liens entre une économie et le reste du monde.
Les comptes peuvent être mis en œuvre à divers degrés d'agrégation: celui des agents économiques pris individuellement, qu'il appelle unités institutionnelles, celui de groupes de ces unités, qui constituent des secteurs institutionnels, ou encore celui de l'économie totale. Bien qu'il soit qualifié classiquement de système de comptabilité nationale, il faut, pour les besoins des analyses, l'appliquer à des degrés d'agrégation moindres car, pour pouvoir bien comprendre le fonctionnement d'une économie, il est essentiel de pouvoir observer et analyser les interactions entre ses différents secteurs. Le système définit un certain nombre d'agrégats fondamentaux, par exemple le produit intérieur brut (PIB), qui sont largement utilisés comme indicateurs de l'activité économique dans son ensemble, mais depuis longtemps déjà le calcul de ces agrégats n'est plus l'objectif principal de l'établissement des comptes nationaux.  Pour une explication des modalités de construction du PIB, voir les notes relatives au tableau 2 de l'Annexe .
Le SCN est construit autour d'une séquence de comptes de flux articulés entre eux, qui se rapportent à des activités économiques diverses exercées durant un laps de temps donné, et de comptes de patrimoine, où figurent les valeurs des stocks d'actifs et de passifs détenus par les unités ou les secteurs institutionnels au début et à la fin de la période considérée. Chaque compte de flux retrace une activité particulière, par exemple la production ou la formation, la distribution, la redistribution ou l'utilisation du revenu. Chacun de ces comptes est équilibré au moyen d'un solde comptable correspondant à la différence entre les ressources totales et les emplois totaux, comptabilisés respectivement dans sa partie gauche et dans sa partie droite. Le solde d'un compte constitue, par report, le premier poste du compte suivant, ce qui assure l'articulation entre les comptes successifs. Ces soldes comptables représentent dans tous les cas le résultat net des activités retracées dans les comptes en question et, qu'il s'agisse de la valeur ajoutée, du revenu disponible ou de l'épargne, ils revêtent un intérêt et une importance considérables pour l'analyse. Les comptes de flux sont étroitement liés aussi aux comptes de patrimoine, car les variations dans le temps des actifs ou des passifs des unités ou des secteurs institutionnels sont systématiquement comptabilisées dans l'un ou l'autre de ces comptes de flux. En principe, le compte de patrimoine de clôture est intégralement déterminé par le compte d'ouverture correspondant et les opérations ou autres flux enregistrés dans la séquence des comptes.

Compte d'affectation

Sources détaillées de revenus et de dépenses, d'épargne et de crédit net des principaux secteurs économiques comme les administrations publiques, les entreprises et les ménages. Voir aussi comptabilité nationale.

Compte de patrimoine

Compte décrivant l'actif, le passif et la valeur nette du patrimoine d'une unité institutionnelle ou d'une catégorie d'unités institutionnelles à une date donnée.

Compte des administrations centrales

Comptes consolidés de l’État, des États d’une Fédération et des collectivités locales, des administrations de sécurité sociale et des institutions sans but lucratif contrôlées et principalement financées par les pouvoirs publics. Voir aussi les notes relatives aux tableaux 25-33 de l'annexe .

Compte des opérations en capital

Compte type relatif aux opérations en capital de la nation avec le reste du monde, c'est-à-dire aux opérations sur les créances et les autres actifs incorporels ainsi que sur les engagements et les autres moyens de financement de l'accumulation brute.

Comptes des secteurs institutionnels

Voir compte d'affectation.

Conditions monétaire

Si l'on considère que les taux d'intérêt comme le taux de change sont des indicateurs pertinents de l'orientation de la politique monétaire, il est possible de rendre compte des conditions monétaires au moyen d'un indice associant ces indicateurs en fonction de leur importance relative pour la demande finale. Un indice des conditions monétaires (ICM) a été introduit pour la première fois par la Banque du Canada. Il est normalement égal à une moyenne pondérée du taux d'intérêt à court terme et d'un taux de change effectif (à savoir pondéré des échanges commerciaux), dans laquelle les deux composantes sont exprimées sous forme d'écart par rapport à leur valeur pour une année de référence (l'écart du cours de change en termes logarithmique, un écart positif traduisant une dépréciation de la monnaie nationale). Ainsi, les mouvements à la hausse d'un ICM reflètent un durcissement relatif et les mouvements à la baisse un assouplissement relatif de la politique monétaire. De nombreuses versions de l'ICM font appel à des taux d'intérêt et des taux de change en termes réels et non pas nominaux. Les pondérations sont généralement calculées à partir d'une estimation des élasticités des taux d'intérêt et du taux de change à long terme, ou simplement en appliquant une pondération de un au taux d'intérêt et un indicateur d'ouverture aux échanges (par exemple, le ratio des exportations au PIB) au taux de change. Les ICM ont aussi été élargis pour prendre en compte les écarts de rendement et/ou les cours des actions (" indice de conditions financières ").

Consolidation (de la dette publique)

Les statistiques d’endettement présentées dans les Perspectives économiques sont consolidées dans toute la mesure du possible, compte tenu des limites que présentent les données.

Consommation de capital fixe

Valeur, aux prix courants de remplacement, du capital fixe reproductible consommé au cours de la période, du fait de l'usure normale, de l'obsolescence prévisible et des dommages accidentels probables. L'obsolescence imprévisible, les grands catastrophes, l'épuisement des ressources naturelles ne sont pas pris en compte dans le calcul de la consommation de capital fixe.  Sont également exclus les routes, les barrages et les constructions autres que les bâtiments des producteurs de services rendus par les administrations publiques.

Contagion

Phénomène par lequel les perturbations observées sur les marchés de capitaux d’un pays ou d’une région déclenchent une crise financière dans d’autres pays ou régions.

Contingents d’importation

Restrictions sur le volume ou la valeur des importations de certaines marchandises pendant une période donnée, les contingents étant administrés de façon globale, sélective ou bilatérale.

Contrat à terme de gré à gré

Contrat, non négocié sur un marché organisé, conclu entre deux parties pour la livraison d’un actif à une date future.  

Contrat à terme standardisé

Instrument dérivé normalisé et matérialisé par un titre, impliquant la livraison d’une marchandise ou d’un actif à un prix convenu à une date future. Les contrats à terme standardisés sont utilisés à des fins de spéculation, de couverture ou d’arbitrage.

Correction des variations saisonnières

Les séries statistiques sont corrigées des variations saisonnières et, dans certains cas, des variations du nombre de jours travaillés. Lorsqu’elles sont disponibles, les données corrigées des variations saisonnières sont collectées directement auprès des sources statistiques nationales ; sinon, la méthode de désaisonnalisation utilisée est la norme ARIMA X-11, élaborée par le Bureau of the Census des États-Unis et qui intègre des techniques générales de lissage et des analyses spectrales (pour plus de précisions, voir le Technical Paper n° 15 du Bureau of the Census.) Le cas échéant, les séries sont aussi corrigées des variations du calendrier (par exemple, le nombre de jours ouvrables par mois) et soumises à une contrainte de cohérence statistique sur l'ensemble de l'année.

Corrélation des cycles économiques entre pays

Mesure de la simultanéité des fluctuations de l'activité dans deux pays au fil du cycle économique. Le coefficient de corrélation entre deux séries chronologiques représentatives de l'activité économique de deux pays peut osciller dans une fourchette comprise entre -1 et 1. En règle générale, plus il est proche de 1, plus les deux économies sont en phase et plus grande est la synchronisation entre leurs cycles. S'il prend la valeur -1, cela signifie par contre que les deux séries évoluent de manière parfaitement anticyclique. Lorsqu'il est nul, c'est qu'il n'existe aucune relation statistique entre les séries.

Courbe des rendements

Courbe qui retrace les rendements de titres à des échéances diverses. La pente de la courbe des rendements est une indication de l'orientation de la politique monétaire. Dans des conditions normales, les taux d'intérêt à long terme sont plus élevés que les taux à court terme, ce qui donne à la courbe des rendements une pente ascendante. Une courbe des rendements inversée apparaît lorsque les taux à court terme augmentent au point d'être supérieurs aux taux à long terme, généralement lorsque la banque centrale relève les taux d'intérêt à court terme pour prévenir une surchauffe de l'économie.

Couts unitaires de main-d’œuvre

Salaires et traitements à l’inclusion des cotisations patronales de sécurité sociale, par unité produite.

Couverture

Utilisation d’instruments financiers, comme les contrats à terme, pour compenser le risque inhérent à un portefeuille de placements, une augmentation de la valeur de l’instrument de couverture compensant les baisses de valeur des autres actifs.

Creances irrécouvrables

Prêts donnant lieu à des arriérés de paiement dépassant une certaine limite de temps ou dont la valeur du nantissement a diminué ou a disparu pour des raisons d’ordre économique.

Cretes tarifaires

Indicateur de dispersion des taux de droits de douane. Définies comme les taux de droits de douane qui dépassent un certain seuil généralement égal à trois fois le taux global simple, ou plus de 15 pour cent.

Cycle économique

Il existe de nombreuses façons de mesurer les cycles économiques. En règle générale, un cycle est représenté par les fluctuations de l'activité économique autour de sa tendance, estimée sur la base d'un indicateur donné. Un cycle complet couvre la période comprise entre le moment où l'activité est proche de son niveau tendanciel et celui où elle y revient après s'être élevée au-dessus de ce niveau puis être passée au-dessous ou inversement.


D

Deflation

Baisse durable du niveau général des prix.

Depots à vue

Fonds déposés auprès d’un établissement de dépôts et payables à vue (immédiatement ou dans un délai très bref). Les formes les plus courantes de dépôts à vue sont les comptes de chèques. Voir agrégats monétaires.

Derive fiscale

Effet (endogène) de l’évolution de l’activité économique et des revenus sur les recettes fiscales dû à la progressivité de l’impôt.

Dette publique brute

Ensemble des engagements financiers des administrations publiques, principalement sous forme de bons et d’obligations émis par les pouvoirs publics. La dette publique brute, telle qu’elle est définie dans les comptes nationaux, figure au notes relatives au tableau 32 de l'annexe . Pour la dette publique, telle qu’elle est définie dans le Traité de Maastricht et aux fins de sa mise en œuvre, on se référera au Règlement du Conseil de l’UE n°3605/93, décembre 1993, voir les notes relatives au tableau 60 de l'annexe .

Dette publique nette

Ensemble des engagements financiers diminué de l’ensemble des actifs financiers des administrations publiques. Les actifs financiers du secteur des administrations publiques ont une contrepartie à l’extérieur de ce secteur. Les exceptions à cette règle sont constituées par l’or monétaire et les Droits de tirage spéciaux, actifs financiers n’ayant pas de contrepartie. L’or monétaire et les Droits de tirage spéciaux peuvent être pris en compte dans les actifs du secteur des administrations centrales ou être classés dans les actifs de la banque centrale, cette affectation étant laissée à la discrétion des pouvoirs publics. Voir les notes relatives au tableau 33 de l'Annexe .

Droits de douane

Droit imposé sur un bien importé dans un pays. Un droit de douane peut être spécifique, lorsqu’il donne lieu au prélèvement d’une somme fixe par unité importée, ou ad valorem, lorsqu’il est appliqué en pourcentage par référence à la valeur de l’importation.


E

Ecart de production

Différence entre le PIB effectif et le PIB potentiel exprimée en pourcentage du PIB potentiel, voir aussi les notes relatives au tableau 10 de l'Annexe .

Ecart de rémunération

Différence de rendement entre deux instruments financiers, par exemple, dans le cadre d’un échange financier reposant sur deux titres différents.

Ecart des prix vendeur et acheteur

Ecart entre le prix que les acheteurs sont prêts à payer un actif (bid) et celui que les vendeurs demandent.

Ecart statistique des paiements courants

Ecart résultant des disparités d'enregistrement des exportations et importations à l'échelle mondiale.

Echange de conditions d’intérêt

Échange de différents types d’instruments de crédit rémunérés, comme des instruments à taux fixe contre des instruments à taux révisable.

Echéance résiduelle

Période restant à courir jusqu'à la date d'expiration du contrat.

Economies dynamiques d’Asie

Groupement de pays comprenant la Chine; le Taipeh chinois; Hong Kong, Chine; l’Indonésie; la Malaisie; les Philippines; Singapour; et la Thaïlande (voir  Classification des pays ).

Effet de courbe en J

Expression utilisée pour décrire un phénomène de détérioration initiale suivi d’un redressement de la balance commerciale à la suite d’une baisse du cours de change.

Effets d'entraînement

Effets sur d'autres variables/secteurs résultant de l'évolution d'une variable de ou de l'activité d'un secteur.

Effets de richesse

Effets sur la dépense privée suscités par un changement de la richesse. Les effets de richesse sont généralement associés à des changements de la valeur des actions, des obligations et des biens immobiliers.

Elasticité

Mesure de la sensibilité d'une variable aux variations d'une autre.

Emploi temporaire

Travail dans le cadre d’un contrat à durée déterminée, par opposition à un travail permanent sans limitation de durée. L’emploi dans le cadre de contrats temporaires est souvent assorti d’obligations juridiques différentes pour les employeurs ; en particulier, certains aspects de la législation en matière de protection de l’emploi ne s’appliquent pas aux contrats temporaires.

Emploi

Voir les notes relatives aux tableaux 20 à 22 de l'Annexe.

Entreprises publiques

Unités de production marchandes gérées par l'administration et sociétés publiques. Ces deux catégories comprennent les organisations qui, entièrement ou principalement, appartiennent aux pouvoirs publics et/ou sont contrôlées par eux et sont formées d'établissements qui, du fait de leur genre d'activité, de leur technologie ou de leur mode d'exploitation, sont rangés dans les branches d'activités marchandes.

Epargne des ménages

Épargne du secteur des ménages, exprimée en pourcentage du revenu disponible du secteur des ménages; voir les notes relatives au tableau 23 de l'Annexe .

Estimation du soutien aux producteurs - ESP

Indicateur de la valeur monétaire annuelle des transferts bruts des consommateurs et des contribuables aux producteurs agricoles, au départ de l’exploitation, découlant des mesures de soutien à l’agriculture, quels que soient leur nature, leurs objectifs ou leurs incidences sur la production ou le revenu agricoles. L'ESP mesure le soutien découlant des politiques en faveur de l'agriculture par rapport à la situation qui prévaudrait en l'absence de ces dernières, c'est-à-dire lorsque les producteurs sont soumis uniquement aux politiques nationales à caractère général (politiques économique, sociale, environnementale et fiscale). Elle est brute en ce sens qu'aucun des coûts associés à ces politiques et supportés par les producteurs individuels n'est déduit. Elle fait en outre référence au soutien nominal, ce qui signifie que la majoration des coûts liée aux droits à l'importation sur les intrants n'est pas déduite. Cet indicateur est toutefois mesuré déduction faite des contributions des producteurs au financement de la mesure (prélèvements à la production, par exemple) donnant lieu à un transfert donné aux producteurs. L'ESP comprend des transferts implicites et explicites. L'ESP en pourcentage exprime le rapport de l'ESP à la valeur du total des recettes brutes de l'exploitation, mesurées par la valeur de la production totale (aux prix à la sortie de l'exploitation), plus le soutien budgétaire.

Estimations à prix constants

En théorie, les composantes de prix et de quantité d'une valeur sont identifiées et le prix de la période de référence se substitue à celui de la période courante.

Eurodollars

Dépôts en dollars des États-Unis détenus par des institutions financières en dehors des États-Unis. Même si le marché des dollars circulant en dehors des États-Unis est apparu en Europe dans les années 60, on trouve aujourd’hui des dépôts en dollars dans le monde entier. Plus récemment, un marché analogue des euromonnaies s’est développé dans le monde.

Excedent net d'exploitation

Différence entre la production aux prix départ-usine et la somme de la consommation intermédiaire, de la rémunération des salariés, de la consommation de capital fixe et des impôts indirects diminués des subventions d'exploitation.


F

FMI

Fonds monétaire international.

Facteur additif

Correction apportée à une projection fondée sur une équation pour la période de prévision. Par exemple, si une équation a abouti à une sous-estimation prévisionnelle d'une variable au cours des périodes récentes, on peut alors y apporter un "facteur additif" si l’on estime que l’équation va également aboutir à une sous-estimation au cours de la période de prévision. Au fond, les facteurs additifs sont des résidus d’équation appliqués à la période de prévision

Fonds commun de placement

Structure de placement réglementée qui regroupe des fonds et les investit dans différentes catégories d’actifs.

Fonds spéculatif

Structure de placement collectif organisée de façon privée et administrée par des professionnels de la gestion de placements. Elle diffère d’une autre forme de fonds collectif, le fonds commun de placement, au sens où son accès est réservé à des particuliers fortunés et à des gestionnaires de portefeuilles institutionnels. De plus, les fonds spéculatifs sont en mesure d’acheter et de vendre des valeurs mobilières sur fonds empruntés, ce qui est conforme à leur stratégie d’investissement normalement axée sur le court terme et la prise de risques importants, principalement en utilisant des instruments dérivés et des positions à découvert. Les fonds spéculatifs aux États-Unis sont exemptés des obligations de déclaration auprès de la Securities and Exchange Commission, ainsi que des restrictions prévues par la réglementation en ce qui concerne le levier financier ou les stratégies de négociation.

Formule de Black-Scholes

(mise au point par les lauréats du Prix Nobel, Fisher Black et Myron Scholes). Formule d’évaluation du prix d’une option à l’européenne sur un actif financier, compte tenu du prix de cet actif, du prix d’exercice, de l’échéance résiduelle, du taux d’intérêt d’un actif sans risque et de l’écart-type/de la volatilité attendue de l’actif.


G

Gain ou perte en capital

Augmentations ou diminutions de la valeur des actifs des unités institutionnelles, dues aux variations des prix du marché, à la découverte de nouveaux gisements de minéraux et d'autres ressources naturelles, à la croissance des arbres, à l'épuisement des gisements de minéraux, à l'obsolescence imprévisible, aux vols, aux catastrophes et à d'autres événements, à l'exception de l'achat et de la vente d'actifs, de l'usure normale subie par les actifs corporels, des dommages et pertes de caractère accidentel dont on tient compte dans le calcul de la consommation de capital fixe, de l'annulation des dettes irrécouvrables et des autres flux enregistrés dans les comptes d'opérations.


I

INTERLINK

Modèle économétrique mondial du Secrétariat de l’OCDE. Voir la note sur l'utilisation du modèle   .

Impots indirects

Impôts payés par les producteurs assis sur la production, la vente, l'achat ou l'utilisation de biens ou de services.

Impots sur le revenu

Prélèvements réguliers des pouvoirs publics sur les revenus provenant du travail, de la propriété, des gains en capital et sur les autres revenus. Les impôts sur le revenu ne comprennent pas les cotisations sociales. Les impôts sur la propriété immobilière et sur la propriété foncière bâtie et non bâtie, s'ils constituent une simple modalité administrative de calcul et de recouvrement de l'imposition des revenus, sont inclus dans cette catégorie d'impôts.

Indice de la production industrielle

Indice de la production des industries extractives, de l'industrie manufacturière et des services aux collectivités (électricité, gaz et eau), mais hors construction. La couverture exacte, le sytème de pondération et les méthodes de calcul varient d'un pays à l'autre, mais les divergences sont moins importantes que dans le cas des indices de  prix ou de salaires, par exemple.

Indice de restriction des échanges - IRE

Indicateur des pertes de bien-être provoquées par des instruments de politique commerciale. L’IRE pondère les mesures de politique commerciale par les pertes de bien-être qui leur sont associées afin de calculer un indicateur synthétique. La mise en œuvre de cette technique est exigeante en termes de contraintes statistiques.

Instrument dérivé

Instrument dont la valeur dépend de la valeur d’un autre titre support servant de référence. Il s’agit par exemple de contrats à terme standardisés et d'options, qui sont négociés sur des marchés organisés, ainsi que de contrats à terme, d'échanges financiers et d'autres titres d’options, qui sont régulièrement traités en dehors des marchés organisés sur ce que l’on appelle des marchés de gré-à-gré.

Investissement direct étranger - IDE

Un investissement étranger est répertorié comme un investissement direct si l’investisseur étranger détient au moins 10 pour cent des actions ordinaires ou des droits de vote d’une entreprise et exerce une certaine influence sur sa gestion. Cette notion appelle certaines réserves liées au concept et à sa définition. Premièrement, les flux d’investissement direct ne recouvrent pas les investissement effectués par le biais du marché financier du pays d’accueil ou au moyen d’autres sources de financement qui ne passent pas par le pays de l’investisseur. Deuxièmement, un certain nombre d’investisseurs étrangers peuvent détenir une participation majoritaire dans des sociétés, tout en possédant moins de 10 pour cent des actions ordinaires. Or, ces investissements peuvent ne pas être pris en compte et on considérera dès lors que ces sociétés sont contrôlées par des ressortissants du pays concerné. En outre, les mouvement de capitaux par le biais de sociétés holdings peuvent provoquer un gonflement artificiel des flux d’investissement lorsque ces capitaux entrent et sortent d’un pays. En ce qui concerne la définition, certains pays adoptent un seuil différent de 10 pour cent pour distinguer l'IDE de l’investissement de portefeuille. Les comparaisons de données entre les pays peuvent donc induire en erreur dans la mesure où la collecte de statistiques repose sur des pratiques de comptabilisation différentes.


L

Levier financier

Recours à des fonds empruntés pour accroître la rentabilité et le pouvoir d’achat. Du point de vue comptable et financier, il s’agit de l’encours de la dette à long terme par rapport aux fonds propres. Plus le ratio est élevé, plus le levier financier est important.

Limitation volontaire des exportations

Accords entre un pays exportateur et un pays importateur par lequel le pays exportateur convient de limiter le volume de certaines exportations en deçà d’un certain niveau pour éviter l’imposition de mesures contraignantes de limitation de la part du pays importateur. L’accord peut être conclu au niveau d’une branche d’activité ou des pouvoirs publics.

Liquidité

Qualité des marchés particulièrement actifs sur lesquels des ordres importants peuvent être facilement exécutés moyennant un impact négligeable sur les prix.

Législation en matière de protection de l'emploi

La législation en matière de protection de l’emploi fait référence à la réglementation concernant à la fois l’embauche (par exemple, conditions d’utilisation des contrats fixes ou temporaires, exigences en matière de formation) et le licenciement (par exemple, procédures de licenciements, indemnités de licenciement).


M

M0, M1, M2, M3...

Voir agrégats monétaires et les notes relatives au tableau 61 de l'Annexe.

MCE

Mécanisme de change européen.

Marche interbancaire au jour le jour

Marché sur lequel les établissements de dépôts achètent ou vendent des fonds nécessaires pour satisfaire aux réserves obligatoires à la fin de la journée. Sur ce marché, des banques peuvent vendre leurs réserves excédentaires à d’autres banques n’ayant pas suffisamment de réserve, au taux de l’argent au jour le jour. La banque centrale constitue normalement le pilier institutionnel du marché de l’argent au jour le jour. Si la demande de fonds est supérieure/inférieure aux anticipations -- ce qui se traduit aussi par de fortes variations du taux de l’argent au jour le jour déterminé par le marché -- la banque centrale peut accroître/limiter la liquidité du système. Périodiquement, la banque centrale peut réduire/relever son objectif de taux de l’argent au jour le jour afin de signaler un changement de sa politique monétaire.

Marche monétaire

Marché des titres à échéance d’un an au plus.

Marche secondaire

L’achat ou la vente de titres entre le moment de leur émission et leur arrivée à échéance. De nombreux instruments du marché monétaire sont vendus et achetés plusieurs fois par différents investisseurs avant d’arriver à échéance.

Marche à terme organisé

Marché sur lequel des contrats à terme standardisés sont émis et négociés.

Marché primaire

Marché sur lequel sont vendues les nouvelles émissions d’actions et d’obligations, dont le produit revient à l’émetteur.

Masse monétaire

Stock total de monnaie d’un pays (ou d’un groupe de pays dans le cadre d’une union monétaire comme la zone euro). Voir agrégats monétaires.

Mercosur

Mercado Común del Sur. Accord de libre échange entre l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay.

Mesures antidumping

Des mesures antidumping peuvent être adoptées à l’issue d’une enquête du pays importateur, lorsque se produit une affaire de dumping ayant pour conséquence un préjudice matériel. On parle de dumping lorsqu’un produit est exporté à un prix inférieur à sa valeur normale, à savoir le prix comparable, dans l’exercice ordinaire du commerce, du même produit lorsqu’il est consommé dans le pays exportateur. Les mesures antidumping peuvent revêtir la forme de droits antidumping ou d’engagements en matière de prix. Les droits antidumping sont généralement des droits spécifiques à une entreprise appliqués à certains biens pour compenser la marge de dumping. Les engagements de prix antidumping peuvent être proposés aux exportateurs afin d’éviter l’imposition de droits antidumping.

Mesures compensatoires

Mesures susceptibles d’être prises chaque fois qu’une enquête, par les autorités compétentes du pays importateur, conclut que les produits importés bénéficient de subventions et que cet état de fait est préjudiciable. Les mesures compensatoires peuvent revêtir la forme de droits compensateurs ou d’engagements de la part des entreprises exportatrices ou des autorités du pays accordant les subventions.

Modèle ARCH/à volatilité aléatoire

Modèle fondé sur des séries chronologiques dans lequel les variances ne sont pas forcément constantes au fil du temps.

Modèles (à base) d'indicateurs

Technique économétrique permettant d’estimer la croissance trimestrielle du PIB à partir de données mensuelles. Pour plus de précisions, se reporter à la note De l'utilisation des modèles .

Moyenne pondérée par la production des taux de droit de douane

Concept analogue à l'estimation du soutien aux producteurs. Indicateur de la valeur des transferts des consommateurs nationaux vers les producteurs nationaux. Cet indicateur ne rend pas compte des coûts d’efficience et donc de la perte de bien-être économique imputable à de telles mesures.


N

NAIRU

Taux de chômage non accélérateur de l'inflation. Voir chômage structurel.

NAWRU

Taux de chômage non accélérateur des salaires; voir chômage structurel.

NIF

 Numéro d'identification fiscal.

Normes de solvabilité

Montant minimum du capital (fonds propres) que les institutions financières doivent  détenir par rapport à leurs actifs ; il est déterminé par les autorités de tutelle des marchés de capitaux. Ces normes sont destinées à assurer la présence d’un capital suffisant pour absorber des pertes probables. Il a été convenu en 1988 à la Banque des règlements internationaux que le ratio minimum des fonds propres des banques internationales par rapport à leurs actifs corrigés des risques devait atteindre 8 %.


O

OIT

Organisation internationale du travail.

Objectif de taux d’intérêt

Niveau donné d’un taux d’intérêt - par exemple, le taux de l’argent au jour-le-jour, taux des opérations de pension, etc. - par lequel la banque centrale cherche à influencer les taux d’intérêt à court terme dans le cadre de sa stratégie monétaire.

Obligation du Trésor

Obligation émise par un gouvernement national. Les obligations du Trésor sont généralement mieux notées que les obligations de collectivités locales ou de sociétés et présentent donc un moindre rendement.

Obligation à moyen terme du Trésor

Obligation rémunérée de caractère intermédiaire émise par un gouvernement national à une échéance de un à cinq ans.

Obligation

Billet à ordre ou titre de dette émis par un emprunteur, comme un organisme public, une collectivité locale ou une société en vue de son placement auprès d’un créancier, assorti d’un montant fixe et pour une période donnée. Une obligation rémunérée est une obligation au terme de laquelle l’emprunteur convient de rembourser le capital de l’emprunt majoré d’un taux d’intérêt donné lorsque l’obligation vient à échéance. Une obligation à intérêts précomptés est vendue moyennant une décote par rapport à sa valeur nominale, de sorte que le créancier bénéficie d’un taux de rendement donné par le biais de l’augmentation du prix intervenant lors du remboursement de l’obligation à sa valeur nominale.

Obstacles non douaniers

Ensemble des obstacles commerciaux qui ne sont pas constitués par des droits de douane. A titre d’exemples, on retiendra les droits compensateurs et les droits antidumping, les restrictions « volontaires » des exportations, les subventions permettant de maintenir l’activité d’entreprises déficitaires, les obstacles techniques au commerce et les obstacles à l’établissement et à la prestation de services. De plus, ce terme couvre souvent certaines mesures intérieures comme les limitations de distribution et les pratiques anticoncurrentielles qui peuvent aussi fausser les échanges au même titre que des mesures aux frontières. Certains de ces instruments, notamment les règlements techniques, les normes minimales et les systèmes de certification concernant la santé et la sécurité des consommateurs ne constituent pas ipso facto des obstacles au commerce, dans la mesure où ils sont généralement employés pour répondre à des objectifs légitimes de l’action des pouvoirs publics. Toutefois, on peut avoir le sentiment, dans certains cas, que ce type d’instruments d’action donne lieu à des utilisations abusives.

Obstacles techniques au commerce - OTC

Règlements techniques, normes minimales et systèmes de certification en matière de santé, de sécurité et de protection de l’environnement et visant à accroître les informations disponibles sur les produits, qui peuvent se traduire par l’érection d’obstacles techniques au commerce (OTC). Les OTC sont principalement suscités par les disparités d’application des règlements techniques, des normes et systèmes de certification entre les fournisseurs nationaux et étrangers, même si le fait que ces dispositifs sont différents selon les pays peut en soi constituer un obstacle aux échanges. Dans la pratique, il est difficile d’évaluer dans quelle mesure les normes sont appliquées ou mises en œuvre de façon différenciée.

Operations d’open market

Vente ou achat, par une banque centrale, de valeurs, principalement de titres d’État, sur un marché ouvert aux investisseurs privés. Les ventes sur l’open market font partie intégrante de la politique monétaire, puisqu’elles permettent à la banque centrale de gérer le volume de la monnaie et du crédit dans l’économie. Par exemple, si la masse monétaire augmente sous l’effet d’un afflux imprévu de devises, la banque centrale peut intervenir pour endiguer le gonflement des réserves de change en vendant des titres d’État; on parle alors d’opération de stérilisation ou de neutralisation (monétaire).

Option

Contrat (souvent désigné comme une option d’achat ou de vente) ouvrant droit à acheter/vendre un volume donné d’un actif spécifique à un prix fixé à l’échéance du contrat. Par ailleurs, les options dites «américaines» permettent la réalisation de l’achat ou de la vente avant la date d’expiration de l’option, alors que l’achat ou la vente d’une option dite «européenne» est limitée à la date d’expiration.

Organisation mondiale du commerce - OMC

Organisation internationale traitant des règles mondiales des échanges commerciaux entre nations. Sa principale fonction consiste à assurer que les échanges se déroulent dans toute la mesure du possible librement, sans heurts et de façon prévisible. Ce système - connu sous le nom de système multilatéral d’échanges - est centré sur les accords de l’OMC, négociés et signés par la grande majorité des nations commerçantes dans le monde et ratifiés par leurs parlements. Ces accords constituent les bases juridiques du commerce international. Pour l’essentiel, il s’agit de contrats, garantissant aux pays membres des droits commerciaux considérables. Ils obligent en outre les gouvernements à maintenir leur politique commerciale dans des limites convenues. Si ces accords ont été négociés et signés par les gouvernements, leur objet est néanmoins d’aider les producteurs de biens et de services, les exportateurs et les importateurs à mener leurs affaires.


P

PAMT

Politique active du marché du travail: ensemble de mesures visant à améliorer le fonctionnement du marché du travail en renforçant la mobilité et l’ajustement, en facilitant le redéploiement des travailleurs en fonction des activités productives et, de façon générale, en permettant aux agents économiques de saisir de nouvelles occasions d’emploi dès qu’elles se présentent.

PIB potentiel

PIB potentiel. Défini dans les Perspectives économiques comme le niveau de la production qu’une économie peut atteindre à taux d’inflation constant. Même si une économie peut temporairement dépasser son niveau potentiel de production, c’est au prix d’une accélération de l’inflation. La production potentielle dépend du stock de capital, de la main-d’œuvre potentielle (qui dépend elle-même de facteurs démographiques et des taux d’activité), du NAIRU, et du niveau d’efficience de la main-d’œuvre. Voir Richardson et. al .

PIB

Le produit intérieur brut est égal à la somme des valeurs ajoutées produites dans l’économie nationale indépendamment de l’origine des facteurs de production. Voir aussi PNB, comptabilité nationale et les notes relatives aux tableaux 1 et 2 de l'Annexe .

PNB

Le produit national brut est égal à la somme des valeurs ajoutées produites par les facteurs nationaux de production indépendamment de leur implantation physique (voir PIB).

Pacte de stabilité et de croissance

Pacte servant de cadre, depuis son adoption en 1997, pour la coordination des politiques budgétaires des États de l'UE. Il y est stipulé que les États membres sont d'accord pour se donner pour objectif à moyen terme d'afficher un solde budgétaire "proche de l'équilibre ou excédentaire". Cette condition est en effet jugée nécessaire pour permettre le jeu des stabilisateurs automatiques pendant les phases normales de tassement de l'activité sans que le déficit budgétaire s'en trouve porté à un niveau supérieur à 3 pour cent du PIB. Tout pays dont le déficit global de l'administration publique excède ce seuil peut se voir soumis à des pénalités financières à moins que le Conseil européen n'estime qu'il s'agisse d'une situation temporaire se justifiant par des circonstances exceptionnelles. Chaque année, tous les États membres établissent un programme de stabilité (pour ceux qui appartiennent à la zone euro) ou de convergence (pour les autres) exposant les principales orientations de leur politique budgétaire pour les quelques années à venir. Ce programme est  soumis à la Commission et, en fonction des recommandations de cette dernière, entériné par le Conseil européen assorti d'un avis publié.

Parites de pouvoir d’achat - PPA

Pour effectuer des comparaisons internationales de PIB, il faut réunir deux conditions. D'abord, la base de calcul du PIB doit être cohérente pour les pays sous revue. Ensuite, l’unité dans laquelle est exprimé le PIB, le numéraire, doit être comparable. La façon la plus simple de comparer le PIB de deux pays consiste à convertir chaque montant (ou mieux le montant par habitant) en une monnaie commune en recourant à des taux de change officiels. Toutefois, on admet généralement que cette méthode est inadaptée parce que les taux de change officiels de reflètent pas convenablement le pouvoir d’achat comparé des monnaies locales sur leurs propres marchés. Le concept de parité de pouvoir d’achat (PPA) a été élaboré en vue d’introduire un nouveau facteur de conversion du PIB, de façon à pouvoir effectuer des comparaisons du PIB en prix et en volume reposant sur des données comparables internationalement. Les PPA sont les taux de conversion des monnaies auxquels les pouvoirs d’achat des différentes monnaies sont égaux. En d’autres termes, une somme d’argent donnée, lorsqu’elle est convertie en différentes monnaies aux PPA, permet d’acheter le même panier de biens et services dans tous les pays. Ce sont donc les taux de conversion des monnaies qui éliminent les différences de niveaux des prix entre les pays. En conséquence, lorsque des dépenses entrant dans le calcul du PIB de différents pays sont converties dans une monnaie commune à l’aide des PPA, elles sont en fait exprimées à l’aide du même ensemble de prix internationaux, de sorte que les comparaisons entre pays ne reflètent que des différences des volumes de biens et de services achetés. En revanche, les dépenses converties dans une monnaie commune à l’aide des cours de change rendent compte non seulement des différences entre les volumes achetés dans les différents pays, mais aussi des différences de niveaux de prix entre les pays. Les cours de change ne rendent pas compte des pouvoirs d’achat relatifs des différentes monnaies et ne constituent donc pas les taux de conversion monétaires permettant d’effectuer des comparaisons internationales de volume. Les dépenses entrant dans le calcul du PIB converties aux cours de change restent pour l’essentiel des indicateurs nominaux; les mêmes dépenses converties à l’aide des PPA sont des indicateurs réels. Les PPA établies par l’OCDE ne sont pas pertinentes à cet égard, dans la mesure où elles ne font pas uniquement référence aux biens et services faisant l’objet d’échanges, produits sur le plan intérieur, évalués aux prix à l’exportation. Elles ont plutôt été calculées à des fins spécifiquement statistiques en vue de permettre des comparaisons internationales en prix et en volume des dépenses entrant dans le calcul du PIB et de leurs composantes. À ce titre, elles font référence à tout l’éventail des biens et services finaux qui composent le PIB dans son ensemble, y compris de nombreux postes, comme la construction et les services non marchands des administrations publiques. De plus, ils sont évalués aux prix du marché intérieur et sont calculées en utilisant des pondérations des dépenses qui reflètent principalement la demande intérieure. Les dépenses sont présentées dans les publications de l’OCDE en termes aussi bien réels que nominaux. Les valeurs réelles sont exprimées aux prix internationaux en dollars des États-Unis; les valeurs nominales sont exprimées aux prix nationaux en dollars des États-Unis comme en monnaie nationale (le choix du dollar des États-Unis comme unité monétaire commune est une question de pure convention sans effet sur les positions relatives des pays).

Point de base

Un centième de point, soit 0.01 pour cent.

Ponderation fondée sur un indice en chaîne

Autre mode de pondération commune des sous-agrégats qui forment le PIB. La principale différence avec l’agrégation à pondération fixe, utilisée dans la plupart des pays, tient au fait que les prix sont mis à jour en permanence et que l’on évite le "biais de substitution" et que les indicateurs sont indépendants du choix de l’année de référence. Pour plus de précisions, voir les notes relatives au tableau 1 de l'annexe.

Population active

Voir les notes relatives aux tableaux 15  et 20 de l'Annexe .

Portage

Différence entre le rendement des valeurs mobilières détenues et les coûts de financement ; les opérations de portage font référence à l’exploitation de cette différence par des institutions ou des entreprises. On parle de portage positif (négatif) lorsque le coût de financement est inférieur (supérieur) au rendement des valeurs mobilières financées.

Preteur en dernier ressort

Organisme prêteur, normalement une banque centrale, qui apporte aux institutions financières des fonds qu’elles ne peuvent pas emprunter sur le marché. L’apport de ces concours est destiné à se prémunir contre des problèmes systémiques résultant de pénuries de liquidité touchant des institutions.

Principe de la nation la plus favorisée - NPF

Principe de non-discrimination énoncé à l’article 1 de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (AGETAC), selon lequel tous avantages, ou privilèges accordés par une partie contractante à un produit originaire de toute autre partie contractante seront, sans condition, étendus à tout produit de toutes les autres parties contractantes. Dans la pratique, le traitement NPF n’est plus réservé aux parties contractantes de l’AGETAC, mais s’applique aussi aux autres partenaires commerciaux à l'intérieur de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Prix au comptant

Prix de vente d’une marchandise (pétrole, soja, devise, etc.) en vue d’une livraison immédiate plutôt qu’à terme.

Prix d'exercice

Prix spécifié par avance auquel le titre servant de support à un contrat à terme ou à un contrat d’option peut être acheté ou vendu à la date d’expiration du contrat.

Prix du pétrole

Sauf mention contraire, l'expression "prix du pétrole" se réfère au prix du Brent Crude coté au London Petroleum Exchange.

Production du secteur des entreprises

Production totale de l’économie diminuée des activités du secteur des administrations publiques, à savoir la consommation et la formation brute de capital des administrations publiques.

Produit intérieur

Voir PIB (Produit intérieur brut).

Programme incorporé

Une série de négociations particulières, convenues dans le cadre du Cycle d’Uruguay, dans les domaines des échanges agricoles, du commerce des services et des aspects de la propriété intellectuelle, devaient se poursuivre indépendamment de la question de savoir s’il y aurait un nouveau cycle de négociations commerciales globales.

Prévision centrale

Scénario le plus probable, ce qui ne veut pas forcément dire que les risques de surestimation et de sous-estimation soient considérés comme identiques.

Prévisions ou scénarios à moyen terme

Scénarios à 5-6 ans réalisés et publiés dans le cadre des exercices de prévision de l’OCDE. Fondamentalement, ils rendent compte des conditions à remplir pour rétablir l'équilibre global des économies sur le moyen terme – c'est-à-dire combler l’écart entre les niveaux effectifs et potentiels de la production et de l’emploi. Ils servent habituellement de référence pour la simulation économétrique des effets, sur la situation macro-économique de diverses hypothèses concernant la politique économique ou d’autres facteurs influant sur le résultat des projections.

Période de détention

Intervalle de temps durant lequel un actif est détenu.


R

Ratio d'endettement

Total des engagements d’une entreprise divisé par le capital social total.

Ratio de couverture des importations

Ratio de couverture des importations (par les obstacles non douaniers). Part (ou pourcentage) des importations d’un pays qui sont soumises à un obstacle non douanier particulier ou un groupe spécifié d’obstacles non douaniers. Ces ratios sont calculés en attachant des valeurs effectives aux flux d’échanges bilatéraux entre différents exportateurs et le pays importateur. Ces ratios souffrent de l’inconvénient lié au fait que des produits soumis à des obstacles non douaniers très restrictifs entrent dans leur calcul avec de faibles pondérations. Un autre inconvénient de ce ratio est que, comme le ratio de fréquence, il ne rend compte des effets d’un assouplissement des obstacles non douaniers que si ces mesures sont complètement éliminées. Dans les situations dans lesquelles les obstacles non douaniers ne sont pas entièrement éliminés, le ratio de couverture des importations peut même aboutir à des résultats pervers, ce qui n’est pas le cas avec le ratio de fréquence.

Ratio de fréquence

Proportion des lignes tarifaires d’un pays qui sont affectées par un obstacle non douanier particulier, que les produits affectés fassent ou non effectivement l’objet d’importations.

Ratio impôt/PIB

Voir les notes relatives au table 26 de l'annexe .

Reescompte

Crédit accordé par une banque centrale aux institutions financières contre rachat d’effets de commerce.

Regles de la concurrence

Règles antitrust et dispositions connexes (par exemple, la réglementation relative à la propriété intellectuelle) destinées à favoriser ou restreindre la concurrence et qui peuvent avoir un impact sur les relations d’échanges et d’investissement avec l’étranger.

Relations d'offre verticale

Référence aux relations entre entreprises ou au sein d'une entreprise, en amont et en aval de la chaîne de production d'un produit donné. Ces dernières années, la chaîne de production de tout un éventail de produits et services a eu tendance à ce mondialiser.

Remuneration des salariés

Paiement en espèces et en nature des producteurs résidents à leur personnel de salaires et de traitements ainsi que leurs contributions effectives ou imputées aux régimes de sécurité sociale et aux régimes privés de retraite, d'allocations familiales, d'assurance dommages, d'assurance vie, etc. pour le compte de leur personnel.

Rendement

Taux de rentabilité nette actualisée d’un placement. Pour une obligation, le rendement courant est égal au taux du coupon divisé par le prix d’achat. Un rendement présente une relation inverse avec le prix d’une obligation, de sorte que le prix de l’obligation augmente à mesure que le rendement diminue.

Reserves de change

Encours des actifs libellés en devises plus, dans un certain nombre de cas, stock d’or détenus par une banque centrale.

Reserves obligatoires

Réserves minimales prescrites aux établissements de dépôts. Elles sont fixées par la banque centrale dans les limites stipulées par la Loi pour les établissements de dépôts. Une modification du coefficient de réserves obligatoires affecte le montant de la base de dépôts qu’une institution financière peut mobiliser pour ses opérations de prêts. Les réserves obligatoires sont un instrument de la politique monétaire.

Revenu de la propriété

Transferts effectifs et imputés du revenu provenant de la propriété d'actifs financiers, de terres agricoles et d'autres terres, de brevets, de droits d'auteur, de concessions et des autres actifs incorporels.

Revenu des facteurs issu de la production intérieure

Rémunération des salariés et excédent net d'exploitation issus de la production intérieure.

Revenu des investissements

Revenus enregistrés dans la balance des paiements au titre des revenus d’investissements étrangers. Voir les notes relatives au tableu 49 de l'annexe .

Revenu disponible

Revenu de la nation, des unités institutionnelles, etc., quelle que soit son origine, après déduction de tous les transferts courants payés. Le revenu disponible est égal à la somme du revenu national aux prix du marché et des transferts courants reçus, nets des transferts courants versés, autres que le revenu de la propriété et de l'entreprise.

Revenus de l’entreprise

Différence entre le revenu que l'entreprise tire des activités de production ou de la propriété, y compris de la propriété d'autres entreprises, et le revenu de la propriété - hormis les dividendes - qu'elle doit.

Revenus des facteurs

Rémunération des salariés par les producteurs et excédent net d'exploitation de ces derniers.


S

SCN93

Système de Comptabilité Nationale. Voir aussi plus loin comptes nationaux, la Note technique sur les comptes nationaux et  Système de comptabilité nationale de 1993. 

SEC95

Système européen de comptes économiques intégrés de 1995. Voir comptabilité nationale et les notes relatives au tableau 1 de l'Annexe .

SFP

Statistiques des finances publiques. Cadre comptable mis au point par le Fonds monétaire international destiné à guider l’établissement des comptes budgétaires. Voir aussi Comptabilité nationale.

Salariés

Toutes les personnes employées par les entreprises, les administrations publiques et les institutions privées sans but lucratif, et les ménages, à l'exclusion, pour les entreprises non constituées en sociétés, de leurs propriétaires et des membres non rémunérés de leurs familles. Les membres des forces armées sont considérés comme salariés quels que soient la durée et le type du service qu'ils effectuent.

Secteur public

Ensemble du secteur des administrations publiques et de l’ensemble des sociétés publiques, à l’inclusion de la banque centrale.

Securite sociale

Ensemble des administrations de sécurité sociale à tous les échelons des administrations publiques. Les administrations de sécurité sociale sont définies comme des mécanismes d’assurance sociale couvrant l’ensemble de la collectivité. Il peut s’agir de mécanismes avec ou sans financement préalable (capitalisation ou répartition). Seuls les systèmes créés par des unités des administrations publiques pour couvrir leurs propres salariés ne sont pas comptés dans les systèmes de sécurité sociale au sein du secteur des administrations publiques. Par exemple, les actifs financiers des fonds de pension des salariés des administrations publiques ne figurent pas dans les actifs financiers du secteur des administrations publiques, mais relèvent plutôt du secteur des assurances.

Services à l’exclusion des revenus d’investissement

Services, hors revenus d’investissement, faisant l’objet d’échanges internationaux, voir les notes relatives au tableau 48 de l'annexe .

Societes publiques

Sociétés qui, entièrement ou principalement, appartiennent aux pouvoirs publics et/ou sont contrôlées par eux. Toutes les institutions financières publiques sont traitées comme des sociétés.

Societes

Sociétés anonymes, coopératives, sociétés à responsabilité limitée et autres entreprises financières et non financières qui, en vertu de la loi, des règlements administratifs ou de leur inscription aux registres de commerce, sont considérées comme des entités juridiques indépendantes de leurs propriétaires.

Solde budgétaire corrigé des variations cycliques

Voir les notes relatives au tableau 29 de l'annexe.

Solde financier des administrations publiques corrigé des variations cycliques

Voir les notes du tableau 28 de l'annexe .

Subventions d'exploitation

Tous les transferts courants de l'administration aux unités de production marchande du secteur privé et aux sociétés publiques et les transferts des pouvoirs publics aux unités de production marchandes gérées par l'administration pour compenser leurs pertes d'exploitation lorsque celles-ci sont manifestement la conséquence de la politique des pouvoirs publics visant à maintenir des prix à un niveau inférieur aux coûts de production.

Surveillance

Supervision, assurée par un organisme de contrôle, comme une banque centrale ou un organisme de tutelle distinct, du fonctionnement du système de paiements et du comportement prudentiel des institutions financières. Cette activité consiste notamment à vérifier s’il existe une concurrence suffisante dans le secteur financier.


T

T

Abréviation pour trimestre.

Tarification

Remplacement de restrictions quantitatives à l’importation par leur équivalent estimé en droits de douane.

Taux d'activité de la population active

Voir les notes relatives au tableau 20 de l'Annexe .

Taux d'intérêt d'un actif sans risque

Rendement d'un titre dont les flux de paiement sont certains. 

Taux de change (nominal)

Prix d’une monnaie dans une autre. Par exemple, le 1er janvier 1999, un euro valait 1.16 dollars des États-Unis, tandis que le prix d’un dollar était de 0.86 euros. Voir les notes relatives au tableau 36 de l'annexe .

Taux de change effectif

Nominal (taux de change effectif), est un indice composite de la valeur de la monnaie nationale. Plus spécifiquement, il s’agit du taux de change de la monnaie nationale vis-à-vis d’autres monnaies pondérées par leur part dans les échanges ou les paiements internationaux du pays. Voir les notes relatives au tableau 37 de l'annexe .
Réel (taux de change effectif), tient compte des différences de niveaux de prix entre les partenaires commerciaux. Les variations du taux de change effectif réel donnent une indication de l’évolution de la compétitivité externe globale d’un pays en matière de prix.

Taux de chômage normalisé

Voir les notes relatives au tableau 22 de l'annexe .

Taux de croissance annualisé

Taux de croissance sur une période donnée (par exemple, un trimestre ou un semestre) exprimé en taux annuel. Dans les Perspectives économiques de l’OCDE, les chiffres de taux de croissance figurant dans le texte et les tableaux sont indiqués en taux annuels, sauf mention contraire. Voir aussi  taux de croissance trimestriel.

Taux de croissance trimestriel

Croissance d’une variable par rapport au trimestre précédent, en rythme annuel. Le calcul et la présentation des taux de croissance, notamment en cas de séries trimestrielles, peuvent prêter à confusion et les paragraphes qui suivent sont donc destinés à clarifier les principes de calcul retenus. On définit généralement le taux de croissance annuel comme le pourcentage de variation d'une variable entre deux années consécutives. De la même façon, on peut calculer des taux de croissance trimestriels correspondant au pourcentage de variation entre deux trimestres consécutifs. Toutefois, il est souvent commode de convertir ces indicateurs de croissance trimestriels sous une forme plus immédiatement comparable avec les chiffres de croissance annuelle, c'est-à-dire de les exprimer en taux annuels. Mathématiquement, cela consiste à porter à la puissance 4 le facteur d'accroissement entre les deux trimestres (obtenu en divisant la valeur actuelle d'une variable par sa valeur au trimestre précédent), d'en soustraire l'unité et de multiplier par 100. En effet, on doit établir le taux de croissance composé sur quatre trimestres pour obtenir un taux de croissance annuel qui résulterait de la poursuite sur une année entière du rythme d'accroissement semi-annuel. En termes d'algèbre simple, si une variable a pour valeurs Xt un trimestre et Xt+1 le trimestre suivant, la formule de calcul du chiffre de croissance trimestrielle pour la période t+1, exprimé en taux annuel, est: g (t+1) = [(X(t+1) /X(t))4- 1.0]*100 Par exemple, à partir des chiffres de PIB trimestriel pour un pays X, on peut calculer les taux de croissance ci-dessous:

  PIB Taux effectif Taux annuel Rythme annuel
  Volume En pourcentage d'augmentation au cours de la période précédente
2001 Q4 100 na na na
2002 Q1 101.2 1.20 4.89 na
2002 Q2 103.1 1.88 7.72 na
2002 Q3  104.5 1.36 5.54 na
2002 Q4 105.1 0.57 2.32 5.10
2003 Q1 105.1 0.00 0.00 3.85
2003 Q2 104.6 -0.48 -1.89 1.45
2003 Q3 103.1 -1.43 -5.61 -1.34
2003 Q4 105.1 1.94 7.99 0.00

Le taux de croissance effectif entre le quatrième trimestre 2001 et le 1er trimestre 2002 est [(101.2/100)-1]*100 soit 1.2 per cent, mais à un taux annuel,  il est de [(101.2/100)4-1]*100 soit 4.89 per cent. Pour l'année 2003 dans son ensemble, la croissance du PIB est de 0.97 pour cent. Cet exemple numérique montre combien les taux de croissance trimestriels sont utiles pour mettre en évidence les fluctuations d'une variable économique en cours d'année. Il montre aussi que les taux de croissance annuelle pour une année donnée ne correspondent généralement pas à la moyenne des taux de croissance trimestriels durant cette année. Dans l'exemple ci-dessus, le taux de croissance annuelle pour 2003, qui est de 0.97 pour cent, est supérieur à la moyenne des quatre taux de croissance trimestriel 2003, qui atteint 0.01 pour cent. Cela tient au fait que les taux de variation d'une année sur l'autre sont influencés par le niveau d'une variable durant les quatre trimestres de l'année précédente, alors que la moyenne des quatre taux trimestriels correspondants n'est influencée que par le niveau de la variable au dernier trimestre de l'année précédente. C'est ce que l'on appelle l'effet de "report". Le Secrétariat de l'OCDE a aussi commencé à présenter les taux de croissance entre le quatrième trimestre de l'année considérée et celui de l'année précédente, généralement connu comme le taux de l'année considérée. De plus, les taux de croissance peuvent être mesurés par rapport au mois, trimestre ou semestre correspondant de l'année précédente. Ces taux de croissance sont alors dits être mesurés "en glissement".

Taux des opérations de pension

Taux d’intérêt payé au moment du rachat des titres dans le cadre d’une opération de mise en pension.

Taux d’escompte

Taux d’intérêt appliqué par une banque centrale à ses concours aux institutions financières nationales.

Taux naturel de chômage

Voir chômage structurel.

Taux variable

Taux d’intérêt qui peut fluctuer durant la vie d’un prêt, contrairement à un taux fixe. Une modification du taux variable affecte soit l’importance des paiements au titre du prêt, soit la durée du prêt.

Taxe Tobin

Appellation couramment utilisée pour se référer à la proposition consistant à effectuer un relèvement sur toutes les opérations de change. James Tobin avait formulé pour la première fois cette proposition à la suite de l'effondrement du régime de changes de Bretton-Woods. Les interprétations récentes de cette proposition, même si elles sont qualifiées de "taxe Tobin" s'écartent de l'idée originale, ce que James Tobin a lui-même souligné.

Taxe sur les opérations de bourse

Taxe  prélevée sur les opérations sur valeurs mobilières.

Termes de l’échange

Ratio des prix à l’exportation aux prix à l’importation.

Transferts en capital

Transferts non contractuels destinés à financer la formation brute de capital, les autres formes d'accumulation ou les dépenses à long terme du bénéficiaire.

Travail à temps partiel involontaire

Cette notion concerne trois groupes: i) des particuliers qui travaillent généralement à temps plein, mais qui ne travaillent qu’à temps partiel en raison d’un ralentissement de l’économie; ii) des particuliers qui travaillent habituellement à temps partiel, mais qui travaillent moins d’heures au titre de leur emploi en raison d’un ralentissement de l’économie; enfin, iii) ceux qui travaillent à temps partiel parce qu’ils ne trouvent pas d’emploi à temps plein.


U

UE

Union européenne. Comprend 25 pays: l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, Chypre, le Danemark, l'Espagne, l'Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Irlande, l'Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, le Royaume-Uni, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède.

UEM

Union économique et monétaire.

Union économique et monétaire

La troisème étape de cette union est entrée en vigueur le 1er janvier 1999, avec le lancement de l'euro. Onze pays y participent depuis le début : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas et Portugal. La Grèce a adhéré le 1er janvier 2001.


V

VAT

Value-added tax.

Valeur caf

Valeur aux prix du marché, à la frontière douanière d'un pays, des importations de marchandises, d'autres biens, etc., de ce pays, y compris tous les frais de transport et d'assurance entre le pays exportateur et le pays importateur, mais à l'exclusion des frais de déchargement des navires, des avions, etc., à moins qu'ils ne soient à la charge du transporteur.

Valeur fab

Valeur aux prix du marché, à la frontière douanière d'un pays, de ses exportations de marchandises et d'autres biens, y compris tous les frais de transport des biens jusqu'à la frontière douanière, les droits d'exportation et les frais de chargement des biens, à moins qu'ils ne soient à la charge du transporteur.

Variables endogènes

Désignent les variables d’un modèle économique ou économétrique expliquées ou prédites par ce modèle. Voir aussi variables exogènes.

Variables exogènes

Désignent les variables qui apparaissent dans un modèle économique ou économétrique, mais qui ne sont pas expliquées par le modèle (en d’autres termes qui sont considérées comme données par le modèle). Voir aussi variables endogènes.

Volatilité historique

Écart-type des rendements financiers d’un actif calculé sur une période couvrant un certain nombre de dates de négociation passées. 

Volatilité implicite

Valeur de la volatilité attendue calculée à l’aide d’un modèle de détermination du prix des options comme la formule de Black-Scholes, compte tenu du prix de l'option, du prix de l'actif, du prix d'exercice, de l'échéance résiduelle et du taux d'intérêt d'un actif sans risque.

Volatilité

Indicateur du risque ou de l'incertitude auxquels font face les intervenants sur les marchés de capitaux. On peut soit la mesurer à partir des variations antérieures des prix des actifs - cf, volatilité historique, modèle ARCH/à volatilité aléatoire - soit la déduire de modèles de détermination des prix des instruments dérivés - cf. volatilité implicite.


Z

Zone euro

Les 16 pays de l'UE qui avaient adopté l'euro au 1er janvier 2009 (Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Espagne, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas et Portugal, Slovaquie, Slovénie).

 

 

 

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  • Corée, République Populaire Démocratique de
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