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Le texte suivant est le résumé des évaluations et recommandations de l'OCDE de l'Etude économique de du Luxembourg publiée le 1er Juillet 2008. La prochaine Etude économique du Luxembourg sera préparée pour 2010.
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L’économie du Luxembourg se porte bien. La croissance est robuste depuis trois ans grâce à l’expansion du secteur financier et les autres activités se montrent également très dynamiques. Cela s’est traduit par une forte progression de l’emploi, dont ont bénéficié aussi bien les demandeurs d’emploi du Grand-duché que les travailleurs frontaliers en provenance d’Allemagne, de Belgique et de France.
Mais la crise financière internationale se fait maintenant sentir et la croissance devrait fléchir. Des signes de ralentissement dans le secteur financier sont apparus vers la fin de l’an dernier. L’affaiblissement de l’activité aura des effets négatifs sur les recettes fiscales, mais les finances publiques devraient supporter facilement ces effets étant donné la bonne performance budgétaire de l’an dernier.
Le secteur financier reste sain, grâce à une surveillance de haute qualité. Il pourrait toutefois s’avérer difficile de retrouver le rythme exceptionnel de croissance de ces dix dernières années, étant donné les différents problèmes auxquels le secteur se trouve confronté, notamment la concurrence internationale et les modifications possibles du cadre fiscal. Pour répondre à ces défis, les autorités devraient rendre le pays plus attrayant pour le personnel très qualifié, notamment en améliorant l’efficience des services de santé et d’éducation et en assouplissant les règles en matière d’immigration et de double nationalité.
La situation budgétaire à court terme est solide, mais il faudrait que la politique budgétaire évolue dans le sens de la mise en place d’un cadre à moyen terme. Le budget devrait être axé davantage sur les résultats que sur les ressources et accorder plus de poids à l’efficience dans la réalisation des objectifs. Il est important que les finances publiques se préparent à la montée en régime du système de retraite. Il faut développer l’élément de préfinancement qui a été mis en place ; de plus, le gouvernement et les partenaires sociaux devront limiter la générosité des pensions de retraite et encourager une cessation d’activité plus tardive.
Le système de santé est correctement financé grâce aux cotisations des travailleurs frontaliers, qui se situent dans les tranches d’âge de pleine activité ; mais la situation sanitaire de la population n’est que moyenne sur le plan international. Bien que des causes non médicales interviennent, il serait possible d’améliorer la transparence des résultats et la qualité des services de santé dans le cadre des ressources disponibles. Le projet de fusion des caisses d’assurance-maladie est très judicieux ; s’il est adopté, le nouvel organisme sera en situation d’agir rationnellement pour l’achat des services de santé. Le niveau élevé des capacités hospitalières a tendance à se traduire par un allongement inutile des séjours et la rémunération des médecins à l’acte tend à créer une offre excessive d’interventions médicales ; il faudrait réformer le régime de paiement et de financement en instaurant un système de groupes homogènes de malades (GHM) couvrant la rémunération des médecins, afin d’éliminer ces distorsions. On pourrait limiter la demande excessive en créant des dossiers informatisés de patients, en favorisant les pratiques médicales efficientes, mais aussi en mettant en place un mécanisme de médecin référent et en augmentant le cas échéant la participation financière du patient.
La dernière Étude économique de l’OCDE était plus spécialement consacrée à l’enseignement obligatoire, confronté à un double problème : l’hétérogénéité socioculturelle des élèves et un ambitieux multilinguisme. Depuis, les résultats de l’enquête PISA 2006 ont confirmé que les notes obtenues aux tests étaient inférieures à la moyenne internationale. Les autorités ont commencé de réformer le système scolaire ; plusieurs initiatives portent déjà leurs fruits, mais on pourrait aller plus loin. Le gouvernement pourrait se focaliser davantage sur l’objectif suivant : faire en sorte que les élèves renforcent leur capital humain et, plus particulièrement, acquièrent les qualifications qui sont les plus demandées sur le marché du travail ;à cet effet, on devrait sans doute donner une place plus équilibrée aux langues. Il faudrait que les chefs d’établissement aient plus de comptes à rendre pour la réalisation de cet objectif tout en bénéficiant d’une plus grande autonomie de gestion.
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Télécharger la Synthèse (en pdf). La Synthèse contient les évaluations et recommandations de l'OCDE.
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Informations complémentaires
Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau du Luxembourg du Département des affaires économiques de l'OCDE à eco.survey@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par Jens Christian Høj, Ekkehard Ernst, Arnaud Bourgain et Patrice Pieretti sous la direction de Patrick Lenain. La recherche statistique a été effectuée par Laure Meuro et le secrétariat par Heloise Wickramanayake.
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