Etudes économiques par pays

Etude Economique du Luxembourg 2006

 

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Publiée le 5 juillet 2006

Une Etude économique est publiée tous les 1½ à 2 ans pour chaque pays membre de l'OCDE. Lire plus sur la  préparation des Etudes. L'évaluation et les recommandations de l'OCDE concernant les principaux enjeux économiques sont disponibles ci-dessous. Le chapitre 1 cerne les principaux enjeux économiques. Les chapitres suivants offrent une analyse approfondie et des recommandations de politique économique de chacun de ces enjeux.

 

Contenu                                                                                                                           

Chapitre 1. Se prémunir contre une croissance économique plus faible dans le long terme
La croissance économique du Luxembourg est remontée jusqu’aux alentours de son rythme tendanciel ces deux dernières années, après un accès de faiblesse consécutif à l’éclatement de la bulle boursière mondiale. Si le taux de croissance tendancielle estimé demeure élevé au regard des autres pays, il accuse néanmoins un très net ralentissement par rapport aux années 80 et 90, du fait d’une contribution plus réduite du secteur des services financiers. Dans le long terme, cette contribution pourrait faiblir encore, avec la fin de l’ajustement à des facteurs tels que la libéralisation des marchés financiers et les avantages réglementaires et fiscaux qui ont alimenté l’expansion rapide du secteur financier luxembourgeois, de sorte que la croissance tendancielle se rapprochera de la moyenne européenne. De même, la croissance de la production se caractérise par une intensité de main d’oeuvre de plus en plus élevée. Les gains de productivité du travail ont diminué, et les travailleurs frontaliers occupant la plupart des nouveaux emplois, le chômage a fortement augmenté et la croissance du RNB est désormais sensiblement en retrait sur celle du PIB. Compte tenu de ces évolutions, un certain nombre d’impératifs se font jour : ajuster les finances publiques, et notamment le système de retraite par répartition, à une croissance durablement réduite ; développer les perspectives d’emploi des travailleurs résidents ; améliorer les performances scolaires pour une plus grande compétitivité sur le marché du travail ; intensifier la concurrence sur les marchés de produits afin de stimuler la productivité.

Chapitre 2. Finances publiques : s’adapter à une plus faible croissance
Après avoir été un modèle de rectitude budgétaire jusqu’en 2001, le Luxembourg fait maintenant partie des pays qui rencontrent des difficultés dans ce domaine. Les dépenses continuant de s’accroître rapidement malgré le ralentissement de la croissance, qui se traduit par une moindre progression des recettes, le solde budgétaire a eu tôt fait de se dégrader et le déficit des administrations publiques a atteint 1.9 % du PIB en 2005, chiffre qui préoccupe les responsables. Les autorités luxembourgeoises sont légitimement résolues à ramener le solde budgétaire à un niveau proche de l’équilibre avant la fin de la présente législature, c’est à dire en 2009 au plus tard. Il faudra pour cela s’attaquer à la vive tendance au gonflement des dépenses publiques, notamment pour les prestations sociales et les rémunérations des agents publics.

Le régime public de retraite des salariés du secteur privé paraît sain actuellement : les cotisations des travailleurs frontaliers, de plus en plus nombreux, financent une augmentation relativement lente du nombre de retraités. Mais, à long terme, il subira les effets d’une décélération probable de l’emploi ainsi que de l’accroissement du nombre des retraités et de leur longévité. Fort heureusement, ces effets se feront sentir plus tard que dans les autres pays de l’OCDE, mais il ne faut pas pour autant relâcher la vigilance. Plus on agira tôt pour régler ce problème, plus l’ajustement se fera harmonieusement.

Chapitre 3. Améliorer les perspectives d’emploi des travailleurs résidents
Malgré la reprise de la croissance de l’emploi, le taux de chômage a continué d’augmenter, les nouveaux emplois allant quasi-exclusivement aux travailleurs frontaliers. Les taux élevés de remplacement des prestations de chômage, une aide sociale généreuse et des conditions salariales d’entrée attrayantes dans la fonction publique ont encouragé les résidents à exiger des taux de salaire plus élevés que ceux que les travailleurs transfrontaliers sont prêts à accepter. En outre, le service public de l’emploi (ADEM) a eu du mal à assurer l’adéquation entre les demandes et les offres d’emploi en raison de sa structure bureaucratique et de son système d’affectation obsolète. Le chômage touche essentiellement les jeunes et les non-qualifiés, mais moins les travailleurs âgés, qui bénéficient de possibilités généreuses de cessation d’activité, notamment les dispositifs de préretraite et de retraite anticipée. Le taux d’activité des travailleurs âgés est l’un des plus faibles de la zone OCDE. En revanche, les femmes ont pu accroître considérablement leur taux d’activité. Cette augmentation a concerné, toutefois, essentiellement des emplois à temps partiel car elles ne sont guère incitées à faire davantage d’heures et il n’y a pas suffisamment de structures d’accueil des enfants, notamment après l’école. Les autorités ont commencé de s’attaquer aux problèmes de la participation au marché du travail en augmentant le nombre de structures d’accueil pour les enfants et en durcissant l’accès au régime d’invalidité. Elles envisagent maintenant de durcir les conditions d’accès au dispositif de préretraite et étudient la façon d’améliorer le service public de l’emploi. On devrait aussi accorder une priorité accrue à la baisse des salaires minimums acceptés, en ajustant certaines des prestations sociales afin d’éviter que les taux de chômage plus élevés ne deviennent structurels. Il faudrait aussi s’attacher à assouplir la législation protectrice de l’emploi, qui est la plus stricte de la zone OCDE.

Chapitre 4. Améliorer les résultats scolaires et les niveaux de formation pour optimiser les chances des travailleurs
D’après l’étude PISA réalisée en 2003 par l’OCDE, les résultats scolaires enregistrés au Luxembourg sont inférieurs à la moyenne OCDE et l’écart entre les élèves issus de l’immigration et les élèves autochtones est relativement prononcé. De même, les niveaux de formation sont moins élevés que la moyenne OCDE. Les études sont plus difficiles au Luxembourg que dans les autres pays parce que les programmes d’enseignement sont trilingues (le luxembourgeois, l’allemand et le français étant tous trois utilisés comme langue véhiculaire). Ce trilinguisme contribue à la cohésion sociale en permettant aux élèves de parler couramment les trois langues, mais il constitue une difficulté supplémentaire pour les élèves issus de milieux socioéconomiques défavorisés ou de l’immigration. Les autorités se sont attachées à atténuer ces difficultés, et elles y sont semble-t-il parvenues dans une large mesure puisque l’influence de l’origine socioéconomique et du statut d’immigré sur les résultats aux tests du PISA se situe à peu près dans la moyenne de l’OCDE. Néanmoins, l’importance numérique des immigrés, provenant aussi dans la plupart des cas de milieux socioéconomiques défavorisés, rend d’autant plus nécessaire l’amélioration des résultats. Les autorités continuent de mettre en œuvre des réformes destinées à améliorer les résultats de groupes d’élèves concernés et prévoient de nouvelles mesures à cet égard. Des réformes ont également été engagées ou sont envisagées afin de renforcer les résultats en général, notamment en améliorant les qualifications des enseignants et en structurant les programmes scolaires autour d’un socle de compétences. Ces réformes, qui devraient aussi contribuer à améliorer les niveaux de formation, sont importantes pour permettre aux jeunes d’acquérir les qualifications dont ils auront besoin pour trouver leur place sur le marché du travail. Pour le suivi de ces réformes, les autorités ont mis en place un conseil consultatif composé d’experts internationaux et luxembourgeois.

Lire aussi ECO Document de travail 508. Améliorer la performance du système éducatif au Luxembourg

Chapitre 5. Accroître la concurrence sur les marchés de produits pour améliorer la productivité
Pays aux frontières ouvertes et dont n’importe quel point du territoire est proche des pays voisins, le Luxembourg bénéficie déjà des nombreux avantages procurés par les pressions concurrentielles sur les marchés de produits. Toutefois, plusieurs segments de l’économie sont encore isolés des pressions concurrentielles. L’introduction récente de la loi sur la concurrence devrait servir de levier pour réduire ces barrières réglementaires qui subsistent. Le présent chapitre identifie trois secteurs dans lesquels les autorités de la concurrence pourraient jouer leur rôle essentiel en faveur de la concurrence dans l’économie. Tout d’abord, l’assouplissement de la réglementation des professions libérales, lesquelles constituent un secteur relativement important en termes d’emploi, pourrait favoriser la concurrence et donc agir positivement sur les évolutions actuellement négatives de la productivité. La concurrence dans les industries de réseau devrait également être renforcée, notamment dans l’accès Internet à haut débit sur lequel la domination de l’opérateur historique a été réduite mais les conditions d’accès au marché demeurent encore en retrait par rapport aux meilleures pratiques au plan international. Enfin, les obstacles actuels à l’entrée sur le marché de la distribution de détail devraient être abaissés, de manière à améliorer le bien-être du consommateur, avec notamment un assouplissement de la politique d’urbanisme et un allongement des horaires d’ouverture des magasins.

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La Synthèse (en pdf) contient le résumé et les évaluations et recommandations de l'OCDE.

Pour consulter l'édition complète de l'Etude Economique du Luxembourg 2006:

 

Informations complémentaires                                                                                     

Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau du Luxembourg du Département des affaires économiques de l'OCDE à webmaster@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par David Carey, Ekkehard Ernst et Stefaan Ide sous la direction de Patrick Lenain.

 

 

 

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