Résumé
Depuis la première Étude économique de la Chine, réalisée par l’OCDE en 2005, ce pays a continué de connaître une expansion rapide. L’activité résiste aussi remarquablement bien à la crise mondiale, grâce notamment à une action macroéconomique prompte et vigoureuse. Il est prévu que l’expansion économique se poursuive à moyen terme et que la Chine voie sa part dans l’économie mondiale augmenter encore. Malgré le recul récent de l’excédent de la balance des opérations courantes, certains déséquilibres demeurent, notamment un taux national d’épargne trop élevé, mais les réformes en cours devraient les atténuer au fil du temps. Les réformes structurelles se sont poursuivies sur un large front ces dernières années, l’accent étant mis de plus en plus sur la nécessité d’assurer la cohésion sociale. Malgré tout, des efforts sont en cours ou devront encore être consentis dans plusieurs domaines pour préserver l’amélioration des niveaux de vie à plus long terme.
Renforcement du cadre de la politique monétaire. Le cadre de la politique monétaire de la Chine a peu à peu été davantage fondé sur les mécanismes du marché, la croissance monétaire étant le principal objectif intermédiaire. À terme, ce cadre devra accorder moins de place aux contrôles quantitatifs de la liquidité et plus aux variations des taux d’intérêt. Permettre une plus grande flexibilité du taux de change et accorder un poids plus grand à un objectif d’inflation faciliterait l’ajustement de la politique monétaire en fonction des conditions macroéconomiques intérieures.
Poursuivre l’ouverture des marchés de capitaux. Les institutions financières chinoises sont aujourd’hui généralement plus fortes et mieux réglementées qu’il y a quelques années et le secteur financier s’ouvre petit à petit. Cependant, d’autres réformes sont nécessaires, y compris la hausse des plafonds d’investissement étranger dans ce secteur, l’expansion du marché des obligations de société, la création d’un système formel d’assurance des dépôts pour les banques commerciales et le renforcement de la capacité de surveillance. De plus, il faut rester vigilant si l’on veut éviter une accumulation de prêts risquant d’être sous performants.
Diminuer les obstacles sur les marchés de produits. La concurrence est aujourd’hui robuste dans nombre de secteurs, mais les obstacles sur les marchés de produits restent globalement élevés, ce qui pourrait freiner la croissance à plus long terme. La concurrence et les gains de productivité peuvent être favorisés par un assouplissement des liens traditionnels entre les entreprises d’État et les autorités centrales, la réduction des charges administratives, la possibilité d’une plus grande implication du secteur privé dans les secteurs de réseau et la diminution des obstacles à l’investissement direct de l’étranger dans les services.
Unifier les filets de sécurité sociale. Des réformes ambitieuses ont été lancées dans la sphère sociale ces dernières années et des progrès tangibles ont déjà été réalisés, notamment en ce qui concerne l’éducation et la couverture du filet de sécurité sociale, à l’exception cependant des migrants non déclarés. Pour progresser davantage, il faudra remédier à la fragmentation persistante de l’aide sociale et des systèmes de retraite et de santé et favoriser dans le même temps une plus grande solidarité budgétaire dans l’ensemble du pays.
Faciliter la mobilité de la main-d’œuvre. Le marché du travail est résistant mais segmenté. Le système d’enregistrement et les restrictions qu’il implique pour l’accès des migrants aux services sociaux font obstacle à la mobilité de la main-d’œuvre et devraient être peu à peu assouplis.
Consolider les régimes de retraite. Pour assurer des taux de remplacement suffisants aux retraités, il faudra qu’une plus grande partie du coût des retraites, notamment dans les zones rurales, soit supportée par l’administration centrale et que l’âge de départ à la retraite soit relevé.
Progresser encore dans la réforme des soins de santé. Progresser vers des soins de santé universels, sûrs, abordables et efficaces exige qu’un plus grand rôle soit accordé aux soins primaires, que les hôpitaux soient gérés de façon plus efficace, que certains prix relatifs soient modifiés, que le personnel soit mieux formé et, en fin de compte, que les différents systèmes d’assurance soient fusionnés.
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Documents de travail (disponible en anglais)
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No. 747 Les réformes financières en Chine par Richard Herd, Charles Pigott et Sam Hill
No. 748 Une pause dans le creusement des inégalités en Chine ? par Richard Herd
No. 749 Le marché du travail chinois en transition: création d’emplois, migrations et régulation par Richard Herd, Vincent Koen et Anders Reutersward
No. 750 Offrir davantage de sécurité aux personnes âgées en Chine par Richard Herd, Yu-Wei Hu et Vincent Koen
No. 751 Améliorer le système de santé chinois par Richard Herd, Yu-Wei Hu et Vincent Koen
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Informations complémentaires
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Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau de la Chine du Département des affaires économiques de l'OCDE à eco.survey@oecd.org.
Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par Richard Herd, Samuel Hill et Yu-Wei Hu sous la direction de Vincent Koen. La recherche statistique a été effectuée par Thomas Chalaux
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