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Sommet du G20 : le Secrétaire général de l'OCDE prend acte des progrès accomplis et réaffirme la nécessité de la coopération internationale

 

Hambourg 8/07/17 - Le Secrétaire général de l'OCDE, M. Angel Gurría, a rappelé l’importance cruciale de la coopération internationale à l’issue du Sommet des chefs d’État et de gouvernement du G20, marqué d’une part par des polémiques mais également par des avancées concernant plusieurs mesures visant à relever les défis mondiaux.

 

S’exprimant en marge du Sommet de Hambourg, M. Gurría a souligné que la collaboration entre les nations était la clé d’une croissance mondiale durable qui profite à tous. « Autrement, comment faire face aux enjeux de dimension mondiale que sont les échanges, les migrations, le changement climatique ou l’économie numérique sinon en renforçant la coopération internationale ? ».

 

Au cours de ce Sommet, M. Gurría est intervenu sur des questions reflétant une partie seulement du vaste soutien que l’OCDE, souvent en coopération avec d’autres organisations internationales, apporte à la Présidence allemande du G20 en matière de formulation de l’action publique, de collecte de données, d’établissement de normes et de suivi.

  G20 Germany 2017 Hamburg

 

L'OCDE a contribué aux avancées obtenues lors des discussions délicates menées sur les questions du changement climatique et de l’énergie. Le rapport publié par l’Organisation, intitulé « Investing in Climate, Investing in Growth » met en évidence les retombées positives sur la croissance, de l’intégration des mesures de lutte contre le changement climatique dans la politique économique traditionnelle.

 

Si les États-Unis ont décidé de se retirer de l’Accord de Paris, les 19 autres pays du G20 ont quant à eux réitéré leur engagement, qu’ils ont qualifié d’irréversible, à lutter contre le changement climatique.

 

« La protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique peuvent générer de l’activité pour les entreprises, des investissements, de nouvelles technologies et des emplois. Nous pouvons unir nos forces afin de mener ensemble ces efforts déterminants », a expliqué M. Gurría aux chefs d’État et de gouvernement.

 

Les débats tenus à Hambourg ont été l’occasion d’insister sur la nécessité de veiller à ce que l’économie mondiale soit fondée sur des règles, afin d’assurer à tous les participants des conditions équitables. Les chefs d’État  et de gouvernement ont appelé les pays membres du Forum mondial sur les surcapacités sidérurgiques à respecter leurs engagements en matière de partage d’informations et de coopération avant août 2017. Dans le cadre de son rôle de facilitation, l'OCDE apportera son concours au Forum mondial pour publier, au début du mois de novembre 2017, un rapport proposant des actions concrètes à mener afin de s’attaquer au problème des surcapacités.

 

Il s’agit là d’un des piliers de la Présidence allemande du G20, avec la réaffirmation des engagements pris au regard du devoir de diligence et de la conduite responsable des entreprises.

 

Dans leur communiqué final, les chefs d’État et de gouvernement du G20 ont déclaré qu’ils souhaitaient lutter contre le protectionnisme, y compris contre toutes les pratiques commerciales déloyales, et promouvoir un environnement favorable au commerce et à l’investissement. Ils ont appelé l'OCDE, l’OMC, la Banque mondiale et le FMI à poursuivre les travaux conduits pour mieux comprendre les retombées sur les échanges, et à rendre compte de leurs conclusions au G20 en 2018. Ils ont également reconnu la nécessité de veiller à ce que les échanges et l’investissement profitent à tous et génèrent une croissance inclusive.

 

Alors que le Sommet s’est tenu sur fond de manifestations anti-mondialisation à Hambourg, Mme Gabriela Ramos, Directrice de Cabinet du Secrétaire général de l'OCDE et Sherpa pour le G20, a déclaré : « Les solutions mises en œuvre à l’échelle mondiale doivent non seulement avoir des retombées positives pour les individus et enrayer l’accroissement des inégalités des chances et de revenu, mais aussi assurer le respect des normes internationales. Pour rétablir la confiance dans le système économique mondial, inclusivité et durabilité doivent être nos maîtres-mots. Le G20 offre le cadre nécessaire aux principales économies pour prendre des mesures collectives afin de remédier aux défaillances du système ».

 

Mme Ramos a également salué les résultats obtenus lors du Sommet concernant l’égalité entre hommes et femmes, après avoir grandement œuvré à l'engagement pris en 2014 par les chefs d'État et de gouvernement du G20 à Brisbane, visant à accroître de 25 % le taux d’activité des femmes d’ici à 2025.

 

Depuis, l'OCDE n’a cessé de contribuer et d’apporter son soutien à la mise en œuvre des différentes initiatives adoptées par le G20 afin d’aider les femmes à réaliser leur potentiel. Parmi ces initiatives figurent notamment le projet « eSkills4Girls », qui vise à promouvoir l’égalité des chances entre hommes et femmes vis-à-vis de l’économie numérique, notamment dans les pays en développement, et la Women Entrepreneurs Financing Initiative, mise en œuvre par laBanque mondiale avec le soutien des États-Unis.

 

Le G20 a réaffirmé son engagement à mettre en place un système fiscal international à la fois juste et moderne. Le rapport du Secrétaire général de l'OCDE aux chefs d’État et de gouvernement du G20,  publié juste avant le Sommet de Hambourg, fait le point sur les avancées enregistrées dans divers domaines, comme l’échange automatique de renseignements entre les administrations fiscales et la mise en application de mesures phares pour lutter contre l’évasion fiscale des multinationales.

 

Appelant de leurs vœux une meilleure gouvernance des migrations et l’adoption de stratégies globales face aux défis associés aux réfugiés et aux déplacements forcés, les chefs d’État et de gouvernement ont demandé à l'OCDE, en coopération avec l’Organisation internationale du travail (OIT), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, de faire chaque année un point sur les tendances enregistrées et sur les enjeux pour l’action publique.

 

Les chefs d’État et de gouvernement du G20 ont également abordé la question de la santé, et notamment les mesures à prendre face à des enjeux de dimension internationale tels que la résistance aux antimicrobiens, qui diminue l’efficacité des antibiotiques. En coopération avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), l'OCDE a produit un rapport concernant les moyens à mettre en œuvre pour stimuler la recherche et le développement dans le domaine des antimicrobiens, tout en veillant à ce que les antibiotiques soient mieux utilisés et commercialisés à un prix abordable.

 

De plus amples informations sur les travaux conduits par l'OCDE dans le cadre du G20 sont disponibles sur le site www.oecd.org/g20, ou sur demande auprès de Nicolas Pinaud  ou de la Division des médias de l'OCDE (tél. : +33145249700).

 

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