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La politique commerciale face à la crise économique mondiale

 

 

Quelles réponses les politiques commerciales peuvent-elles apporter face à la crise économique?

 

En renforçant l'ouverture des marchés, les politiques commerciales peuvent contribuer à atténuer les efforts économiques de la crise financière :

  • immédiatement, en restaurant la confiance, si les gouvernements travaillent ensemble dans ce sens,
  • à court terme, en évitant des réactions protectionnistes qui aggraveraient encore la situation économique,
  • à moyen terme, en offrant des possibilités réelles de retour à une croissance économique stable.

La croissance économique et les échanges mondiaux sont en forte baisse. Une récession prolongée est prévue dans de nombreux pays. Aujourd’hui plus que jamais, il faut des mesures commerciales internationales pour soutenir l’ouverture des marchés.

 

Éviter le protectionnisme

Un renforcement du protectionnisme retarderait les ajustements requis pour répondre à l’évolution de la demande. À terme, des ajustements plus poussés et plus coûteux deviendraient nécessaires, dans l’économie « protégée » comme à l’échelle mondiale.


Après le krach boursier de 1929, les États-Unis ont relevé les droits à l’importation dans l’espoir de protéger les emplois. Les historiens et les économistes s’accordent à penser que les représailles rapides des autres pays ont en fait aggravé et prolongé la récession.

Plus récemment, dans des pays comme la Chine et l’Inde, la croissance n’a commencé à s’envoler  que lorsque leurs économies se sont ouvertes à la concurrence, après des années de régimes commerciaux relativement fermés.


Les gouvernements qui essaient de favoriser l’industrie nationale par des achats discriminatoires et des campagnes en faveur des « produits locaux » risquent de voir ces mesures se retourner contre eux à mesure que d’autres économies réagissent de la même manière.


La fermeture des frontières ou la limitation de l’accès aux marchés fait monter les prix payés par les consommateurs et les coûts des entreprises, tout en limitant le choix offert, même à court terme.


Imaginez un monde qui ne compte que deux négociants : votre entreprise et la mienne. Si je n’achète plus de produits à votre entreprise, vous ne disposez plus des devises nécessaires pour importer des produits de la mienne. Il suffit d’élargir cette situation à l’échelle du globe. Il peut arriver qu’un gouvernement donné remporte un certain succès en prenant des mesures protectionnistes, mais si cette approche s’étend à des pays de plus en plus nombreux, tous sont perdants. Le protectionnisme mondial est synonyme de suppressions d’emplois, y compris dans les secteurs d’exportation relativement concurrentiels.


Le protectionnisme ne se limite pas aux droits de douane, aux contingents et autres mécanismes destinés à restreindre les échanges ou à accroître le coût des produits importés. De nombreuses mesures internes, comme les subventions directes, ont des effets similaires.

 

Le soutien apporté à un secteur dans un pays, quelle qu’en soit la raison, désavantage le reste de l’économie ainsi que les secteurs concurrents d’autres pays.

Petit à petit, d’autres pays réagissent pour rivaliser « à armes égales », créant une course aux subventions qui ne profite en définitive à personne. Et, une fois adoptées, les subventions conçues à l’origine pour faire face à un problème à court terme sont notoirement difficiles à supprimer.


Les pays pauvres qui ne peuvent prendre part à cette course aux subventions se trouveront exclus des marchés protégés. Les progrès accomplis ces dernières années par certains pays en développement, en partie grâce aux échanges, seront ainsi anéantis.


Stimuler la croissance

Pour les pays résolus à conclure les négociations commerciales de l’Organisation mondiale du commerce dans le cadre du Programme de Doha pour le développement, il reste peu d’obstacles à surmonter. Un accord sur l’amélioration de l’accès aux marchés des produits agricoles et industriels ouvrirait la voie à d’autres avancées dans d’autres domaines et limiterait les réactions protectionnistes face à la crise économique. Il rendrait aussi les échanges plus prévisibles. Il serait profitable à l’économie car il éviterait les ruptures des chaînes d’approvisionnement et de la consommation qui se produisent lorsque les échanges peuvent être suspendus et rétablis.


Une plus grande ouverture des marchés améliorerait le bien être économique général, grâce à une utilisation plus efficace des ressources par la spécialisation, les économies d’échelle, l’investissement international, la concurrence et l’innovation.


Les bénéfices économiques à attendre du retrait des obstacles aux échanges qui subsistent sont importants.

 

D’après l’analyse de l’OCDE :

  • Un accroissement de 10 % des échanges se traduit par une hausse de 4 % du revenu par habitant
  • Des conditions favorables à l’investissement direct étranger peuvent entraîner un accroissement de ¾ % du PIB par habitant dans la zone de l’OCDE
  • La réduction des obstacles réglementaires qui gênent la concurrence peut se traduire par une hausse de 2 à 3 % du PIB par habitant dans la zone de l’OCDE
  • Une plus grande efficacité des procédures douanières pourrait améliorer le bien être mondial de 100 milliards USD
  • Une libéralisation complète des droits de douane sur les produits agricoles et industriels pourrait apporter 100 milliards USD de plus à l’appui du bien être mondial
  • Des bénéfices encore plus élevés seraient probablement réalisés si les échanges de services étaient libéralisés.

 

Éviter le protectionnisme et ouvrir plus largement les marchés constituent des réponses nécessaires mais insuffisantes à la crise économique. Les suppressions d’emplois se poursuivront et certains secteurs et régions seront plus touchés que d’autres. Des mesures publiques permettant d’aider temporairement ceux qui perdent leur emploi et doivent en trouver un autre, ainsi que des mesures fiscales et monétaires prises en coordination à l’échelle internationale pour restaurer la confiance, la stabilité et la croissance de l’économie mondiale seront beaucoup plus efficaces que le protectionnisme.

 

Voir aussi :

 La réponse stratégique de l'OCDE à la crise économique

 La crise et les crédits à l'exportation

 Mondialisation, emplois et salaires (PDF)

 Keeping markets open at times of economic crisis (en anglais, PDF)

 

 

 

 

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