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Perspectives du développement mondial

Dialogue public-privé dans les pays en développement, panacée ou fausse bonne solution ?, séminaire du Centre de développement, le 14 octobre 2005, Paris

 

Dans le cadre de la série des Séminaires du Centre de Développement pour 2005, M. Nicolas Pinaud, Économiste au Centre de Développement de l’OCDE, M. Ben Ross Schneider, Professeur Associé à Northwestern University (Etats-Unis) et spécialiste des relations entre l’Etat et le secteur privé dans les pays en développement, et Mme Myriam Catusse, Chargé de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (France) et spécialiste en sciences politiques du Maghreb,  sont intervenus sur le thème :

 

« Dialogue public-privé dans les pays en développement,

panacée ou fausse bonne solution ? »

 

Dans le cadre des travaux du Centre sur le Dialogue public-privé dans les pays en développement, cette réunion  a examiné la manière dont ce dernier pourrait contribuer à l’amélioration des politiques publiques dans les pays émergents et les économies les moins avancées. Elle s’est intéressee aux conditions de la mise en œuvre d’un tel dialogue en identifiant les risques qui, dans des contextes de développement institutionnel faible et inapproprié, peuvent y être associés.

 

La nécessité de promouvoir un dialogue approfondi et confiant entre État et secteur privé sur la définition des politiques publiques fait en effet aujourd’hui l’objet d’un large consensus dans la communauté des bailleurs : il semble indispensable pour identifier les synergies possibles entre l’action publique et les objectifs du secteur privé et maximiser l’efficacité des politiques publiques pour le développement des entreprises. Ces politiques, en favorisant l’investissement privé et le recul du secteur informel, doivent en dernier ressort stimuler la croissance et le développement social des pays pauvres. Pourtant, les expériences souvent mitigées en la matière soulignent que le dialogue public-privé ne saurait être considéré comme une « recette miracle ». Dans des contextes où l’État est souvent faible et/ou hypertrophié, le fonctionnement du jeu politique local complexe et opaque, et le secteur privé à la fois faible et dominé par de puissants groupes d’intérêts organisés, le dialogue public – privé peut se révéler inopérant, voire accentuer les dérives associées à la corruption, au clientélisme et à la prédation des ressources publiques.

 

Une réflexion approfondie sur les conditions d’un dialogue public-privé fructueux, et sur les risques qui peuvent y être associés dans des situations de développement institutionnel inapproprié, est donc indispensable.

 

Pour plus d'informations, vous pouvez vous adresser à Nicolas.Pinaud@oecd.org .

 

Documents de référence:

  • Business Politics and Policy Making in Contemporary Latin America par Ben Ross Schneider (pdf),

    Department of Political Science, Northwestern University  

  • A propos de "l'entrée en politique"des "entrepreneures" marocains (pdf), (Naqd, "penser le politique", Alger, n°19/20, 2004, pp. 127-153.), par Myriam Catusse, CNRS, IREMAM – MMSH, Aix-en-Provence
  • Le dialogue public-privé dans les pays en développement : risques et opportunités (pdf), (synopsis de document de travail à paraître), par Nicolas Pinaud, Centre de développement

Présentations:

  • Présentation (ppt) par Ben Ross Schneider, Department of Political Science, Northwestern University

  • Présentation Communication and development(ppt) par Myriam Catusse, CNRS, IREMAM – MMSH

  • Présentation (ppt) par Nicolas Pinaud, Centre de développement

 

 

 

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