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Développement

Négociations commerciales de Doha : engageons-nous dans la dernière ligne droite

 

Le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, a exhorté les participants aux négociations relatives à un nouvel accord commercial multilatéral à n’épargner aucun effort pour atteindre l’objectif du cycle de Doha lancé par l’Organisation mondiale du commerce.

On trouvera ci-après la déclaration de M. Gurría, qui participe au Forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide organisé à Accra par l’OCDE et la Banque mondiale sur invitation du gouvernement ghanéen :

« Chaque jour amène son lot de nouvelles  préoccupantes pour l’économie mondiale. Mais il est en notre pouvoir d’envoyer un signal positif extrêmement fort en assurant le succès du cycle de Doha. L’OMC s’emploie à libéraliser le commerce. Ouvrir davantage les marchés dans le cadre des négociations de Doha est l’une des plus importantes contributions que nous puissions faire pour stimuler l’économie mondiale et permettre à toutes les nations de tirer profit du progrès économique mondial.

L’ouverture des marchés est essentielle pour le développement économique et social. Faire du développement l’objectif prioritaire du cycle de négociations lancé par l’OMC à Doha a donc été une sage décision. Il est indispensable d’offrir aux pays en développement et aux économies émergentes la possibilité d’améliorer leurs propres perspectives économiques en leur facilitant l’accès à des marchés en expansion et en réduisant les subventions qui faussent la concurrence avec leurs producteurs.  Il ne faut pas oublier non plus que l’essor de nombreuses économies qui connaissent aujourd’hui une croissance rapide tient, dans une très large mesure, à l’ouverture de leurs marchés aux produits étrangers.

Au fil des ans, des avancées considérables ont été réalisées dans le cadre des négociations de Doha et la Conférence ministérielle de juillet 2008 s’est encore traduite par des progrès importants dans la voie de résultats potentiels. Les sérieux efforts déployés en juillet prouvent que les avantages que procurent des marchés ouverts sont bien compris, en particulier dans cette période où l’économie mondiale montre des signes de faiblesse. Grâce au soutien efficace et infatigable du Directeur général de l’OMC, Pascal Lamy, les ministres se sont approchés d’un ensemble de décisions qui, en cas d’accord, feraient de Doha l’un des cycles de négociations les plus réussis du GATT et de l’OMC.

Il faut maintenant une volonté politique, y compris au plus haut niveau des gouvernements, pour déployer un dernier effort. Les intérêts nationaux à court terme ne doivent en aucun cas nous empêcher d’assurer le bien public mondial qui est maintenant à notre portée. En nous appuyant sur les progrès appréciables réalisés avant la Conférence ministérielle de juillet et pendant celle-ci, nous pouvons donner aux négociateurs la latitude nécessaire pour sceller un ensemble de résultats ambitieux. Cela demandera peut-être du temps, mais plus tôt le but sera atteint, plus grandes seront les chances de relancer l’économie mondiale.

Désormais, le succès de Doha, si proche en juillet, dépend avant tout de la volonté politique des participants. L’OCDE est prête à entreprendre à cette fin toute analyse ou étude complémentaire qui pourrait se révéler nécessaire.


En savoir plus sur les travaux de l'OCDE dans les domaines des échanges et du  développement.

 

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