Partager

Développement

Le Japon est guidé dans ses efforts d’aide par une vision et des priorités claires, mais il devrait concentrer son soutien sur les pays et les populations qui en ont le plus besoin.

 

17/07/2014 - Le Japon a accru les dépenses qu’il consacre à l’aide publique au développement (APD) et joue un rôle plus dynamique au niveau mondial, mais il doit être plus attentif à la façon dont il affecte ces dépenses et mettre davantage l’accent sur les résultats et la transparence.

 

Lors du nouvel examen par les pairs auquel vient d’être soumis le Japon, le Comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE a félicité ce pays pour l’impulsion qu’il donne et l’influence croissante qu’il exerce au niveau mondial dans des domaines tels que la réduction des risques de catastrophe ou la couverture médicale universelle. Le Japon a aussi lancé une série d’initiatives nouvelles de portée mondiale concernant le financement de la lutte contre le changement climatique et l’autonomisation des femmes, qui devraient renforcer son autorité et l’impact de son action à l’échelle internationale.

 

Il ressort de cet examen que l’APD du Japon a augmenté de 36.6 % entre 2012 et 2013. Son APD nette s’élevait à 11.8 milliards USD en 2013. La hausse de ses dépenses a principalement tenu à l’annulation de la dette du Myanmar et à l’accroissement des prêts bilatéraux. Par conséquent, le rapport de l’APD nippone au revenu national brut (RNB) est passé à 0.23 %, contre 0.17 % en 2012. Le Japon occupe donc maintenant le quatrième rang des donneurs membres du CAD pour le volume de l’aide, mais son rapport APD/RNB demeure bien inférieur à l’objectif de 0.7 % fixé par les Nations unies.

 

Le Japon apporte une aide à environ 140 pays. La majeure partie de celle-ci (70 %) est affectée à des pays à revenu intermédiaire d’Asie. Les pays les moins avancés (PMA) ont reçu environ un quart de son APD bilatérale brute, alors que la moyenne du CAD est de 41 %. Le CAD recommande au Japon de continuer d’intensifier son soutien aux pays qui ont particulièrement besoin d’aide, notamment aux PMA, compte tenu des engagements qu’il a pris au niveau international. Il lui conseille aussi de mesurer et de suivre l’impact produit sur la réduction de la pauvreté par son effort de coopération sous tous ses aspects.

 

« Alors qu’il célèbre le 60ème anniversaire de son programme d’aide au développement, le Japon peut être fier d’être devenu le 4ème donneur membre du CAD, ainsi qu’un partenaire du développement de plus en plus efficace », a déclaré Erik Solheim, Président du CAD. « Le Japon sera davantage en mesure de mettre en évidence ses réalisations, notamment de montrer comment sa coopération contribue aux efforts de réduction de la pauvreté dans les nombreux pays où il intervient, s’il met davantage l’accent sur les résultats dans toutes ses activités ».

 

Le Japon a mis en œuvre en totalité ou en partie 12 des 19 recommandations que le CAD avait formulées lors de l’examen de 2010. Les recommandations non suivies d’effet concernent notamment des sujets qui retiennent en permanence l’attention du CAD, comme la nécessité de réduire la part de l’aide liée, ou de faire preuve d’une plus grande souplesse vis-à-vis des États fragiles.

 

À l’issue de ce dernier examen de l’aide, il a de nouveau été recommandé au Japon d’adopter une approche plus stratégique, mieux ciblée et étayée de ressources plus importantes en matière de communication. La population nippone pourrait ainsi mieux comprendre l’aide au développement et mieux y adhérer. De plus, si les examinateurs ont constaté que le Japon avait intensifié ses efforts pour accroître la transparence, ils estiment qu’il devra en faire davantage pour pouvoir s’acquitter de l'engagement pris dans ce domaine d’ici à 2015.

 

Chaque membre du CAD est soumis à un examen tous les quatre à cinq ans dans le but de suivre ses efforts de coopération pour le développement, de lui demander des comptes sur l’exécution des engagements qu’il a pris, et de lui adresser des recommandations pour qu’il progresse. Réalisé sous la conduite de deux membres du CAD, cet examen se déroule en règle générale sur une période de six à huit mois et s’appuie sur des informations recueillies auprès de représentants des autorités nationales et d’administrations du pays examiné, ainsi que de la société civile, du secteur privé et d’autres donneurs intervenant dans les pays en développement. Pour en savoir plus.

 

Pour obtenir davantage d’informations sur cet examen, les journalistes doivent  prendre contact avec Rahul Malhotra (tél. + 33 1 45 24 15 07) de la Direction de la coopération pour le développement de l’OCDE. Pour toute autre demande ou pour recevoir un exemplaire du rapport relatif à l’examen, ils doivent prendre contact avec la Division des médias de l’OCDE (tél. +33 1 45 24 97 00).

 

 

Documents connexes