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Développement

La Nouvelle-Zélande serait en mesure de rehausser le niveau d’ambition de son programme d’aide au développement

 

23/6/2015 - Pour les petits États insulaires qui sont ses voisins, la Nouvelle-Zélande est un partenaire apprécié qui achemine son aide avec efficacité et utilise  son expérience des catastrophes naturelles pour promouvoir la gestion des risques dans la région. En complément de son programme d’aide au développement, elle s’appuie sur des systèmes à caractère libéral pour les échanges et l’emploi en vue de soutenir les pays pauvres, selon le dernier Examen par les pairs consacré à la Nouvelle-Zélande.

 

Cependant, pour ce qui est du montant de l’aide fournie, la Nouvelle-Zélande est distancée par les autres donneurs du Comité d’aide au développement de l’OCDE (CAD). L’Examen recommande que le pays profite du redressement de son économie pour rehausser le niveau de ses ambitions et arrêter un calendrier pour rapprocher le budget de son programme d’aide de l’objectif de 0,7 % du revenu national brut (RNB) convenu à l’échelle internationale pour les donneurs.

 

L’aide publique au développement (APD) de la  Nouvelle-Zélande a augmenté, passant à 502 millions USD en 2014, selon les chiffres provisoires, contre 441 millions USD en 2013. Toutefois, ce montant représente 0,27 % du revenu national brut du pays, contre 0,39 % en moyenne pour les membres du CAD.

 

« Il convient de saluer la Nouvelle-Zélande pour le dur travail accompli dans certaines régions du monde parmi les plus vulnérables et les plus exposées aux catastrophes, en particulier la région Pacifique qui est la sienne », indique Erik Solheim, Président du CAD. « Toutefois, son rapport APD/RNB n’a pas dépassé 0,3 % ces dernières années, et elle soutient mal la comparaison avec des pays de taille analogue. J’encourage la Nouvelle-Zélande à faire plus dans les domaines où elle est déjà efficace ».

 

Dans son Examen, le CAD constate que la Nouvelle-Zélande a pleinement donné suite à six des 18 recommandations formulées dans le dernier examen réalisé en 2010, et qu’elle en a partiellement mis en œuvre neuf. Le processus de prise de décision est encore trop centralisé, les compétences spécialisées sont trop éparpillées et il faudrait prendre davantage de mesures pour soutenir le renforcement des capacités dans les pays partenaires.

 

En 2013, les dix principaux bénéficiaires de l’aide de la Nouvelle-Zélande étaient les Îles Salomon, la Papouasie-Nouvelle Guinée, les Tokelau, les Samoa, les Tonga, le Vanuatu, Niue, l’Afghanistan, les Îles Cook et les Kiribati.

 

Chaque membre du CAD est soumis à un examen tous les quatre à cinq ans dans le but de suivre ses efforts, de lui demander de rendre compte de l’exécution des engagements qu’il a pris et de formuler des recommandations d’amélioration. Cet exercice prend appui sur des informations recueillies auprès de fonctionnaires du pays examiné, ainsi que de représentants de la société civile, du secteur privé et d’autres donneurs ayant des activités dans les pays bénéficiaires. En savoir plus sur les examens par les pairs du CAD

 

Une version librement intégrable du rapport est disponible, ainsi que des informations sur les versions téléchargeables et imprimées.

 

Une visualisation interactive des données de l’aide de la Nouvelle-Zélande par rapport à d’autres donneurs est également disponible.

 

Pour obtenir davantage d’informations, ou s’entretenir avec l’auteur du rapport, les journalistes sont invités à prendre contact avec Catherine Bremer de la Division des médias de l’OCDE (+33 1 45 24 80 97).

 

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