Un tigre à dompter : la dimension économique de la mondialisation

 

Discours prononcé par Angel Gurría, Secrétaire général de l'OCDE,
lors de la conférence "L'avenir, c'est aujourd'hui",
organisée sous les auspices de l'organisation danoise des dirigeants d'entreprises
Copenhague, Danemark
23 janvier 2007

Monsieur le Président, c'est un plaisir pour moi d'être ici aujourd'hui à Copenhague et de m'exprimer devant un public aussi éminent dans un pays à la réussite aussi exceptionnelle. Comme l'a fait observer l'Unité de renseignements économiques, le Danemark devrait bénéficier dans les cinq années à venir de la meilleure conjoncture au monde, après avoir fait partie du peloton de tête pendant cinq ans.

Si je me dois de vous congratuler, qu'il me soit permis en même temps de vous mettre en garde contre tout excès d'optimisme car le monde qui nous entoure change vite.

"Un tigre à dompter : la dimension économique de la mondialisation", tel est le thème que vous m'avez demandé d'évoquer aujourd'hui.

La mondialisation peut sans nul doute être comparée à cet animal. C'est une force puissante dans le monde. Elle se déplace rapidement. Si on n'y prête pas suffisamment attention, c'est elle qui aura raison de nous. En revanche, si nous apprenons à la gérer, alors dompter ce tigre peut nous apporter beaucoup.

 A l'évidence, ce tigre effraie bien des gens, qui craignent de perdre leur emploi, de voir baisser leur salaires ou leur bénéfices, de perdre en qualité de vie ou de voir leur environnement se détériorer. Ils voient la mondialisation comme une course vers le fond.

Même s'il me semble que leur perception est erronée, je la comprends et je ne suis certainement pas indifférent à la situation des familles ou des communautés durement touchées par la profonde mutation que connaît l'économie mondiale aujourd'hui. Nous ne pouvons rester sourds à leurs préoccupations.

Les rémunérations excessives ou les parachutes dorés des dirigeants de grandes sociétés dont on entend parler périodiquement n'arrangent rien. Ces exemples ne font que renforcer la conviction selon laquelle la mondialisation a pour but de rendre les riches plus riches et les autres plus pauvres.

Nous savons vous et moi qu'en réalité les pratiques abusives dans les entreprises sont rares. Je pense toutefois que nos grands patrons, comme notre classe politique, se doivent de respecter des valeurs très strictes en matière de responsabilité sociale et d'adopter les normes éthiques définies dans les Principes directeurs de l'OCDE à l'intention des entreprises multinationales.

J'évoque d'emblée cet aspect, car je pense que la mondialisation se trouve à la croisée des chemins. Les avantages l'emportent sans doute sur les coûts, mais il n'est pas à exclure que ceux qui supportent ces coûts, et ceux qui craignent pour leur avenir, ne déclenchent un violent rejet politique. Il n'y a rien d'inéluctable dans la mondialisation.

Nous voyons déjà poindre quelques manifestations de ce rejet, que ce soit par la sanction électorale ou par l'adoption de mesures protectionnistes qui touchent aux échanges ou à l'investissement. Elles sont également visibles dans la réticence dont font preuve les gouvernements à faire avancer la mondialisation, par exemple par la conclusion du Cycle de Doha. Les gouvernements hésitent à prendre des décisions difficiles, mais nécessaires, par exemple dans le secteur de l'agriculture.

Si la mondialisation se poursuit, et à mon avis, elle doit se poursuivre, car, au risque de me répéter, ses avantages l'emportent sur ses coûts, nous devons rassurer nos opinions publiques en montrant que des mesures et des initiatives ont été prises pour assurer que le bon et le moins bon de la mondialisation sont partagés équitablement et dans une optique de gestion durable.

La grande Dépression des années 30 a donné un exemple brutal de ce qui peut arriver lorsque le processus de mondialisation fait machine arrière.

Aujourd'hui, le danger vient de la défiance de l'opinion vis-à-vis des responsables politiques et des dirigeants d'entreprise, qu'elle estime incapables de construire un monde plus sûr et plus prospère pour les générations futures. Selon un récent sondage réalisé pour le Forum économique mondial, il apparaît que seulement 19 % des Européens de l'Ouest et 26 % des Américains pensent que le monde sera plus prospère pour la génération qui vient. L'avenir, qui était porteur d'espoir, devient lourd de menaces.

Fort heureusement, votre pays, le Danemark, a une vision prospective de l'avenir. Sa stratégie d'intégration dans l'économie mondiale, telle qu'elle ressort du rapport intitulé Progrès, innovation et cohésion, bâtie sur un large consensus social, est l'une des initiatives les plus impressionnantes de cette nature au sein des pays de l'OCDE.

Je souhaite aborder maintenant les défis auxquels nous devons faire face, ma perception de l'évolution de l'économie mondiale, et ce qu'il faut faire, à mon avis, pour réussir, et les raisons qui motivent l'optimisme prudent dont je fais preuve quant à l'avenir.
 

Quels sont donc les grands défis du monde d'aujourd'hui ?

Tout d'abord, un progrès technologique rapide et général, perçu par certains comme un véritable saut paradigmatique, car les mutations induites par la puce électronique, l'Internet et les communications à haut débit sont si vastes qu'elles concernent tous les secteurs et toutes les activités.

L'explosion des marchés financiers dans le monde, les délocalisations massives et l'externalisation, ou encore le développement de chaînes logistiques à l'échelle mondiale n'en sont que des exemples parmi d'autres.

Pour l'avenir, le scénario le plus probable est celui d'un progrès technologique continu, rapide et vecteur de changement, qui se distinguera néanmoins de ce qui est advenu dans le passé.

Auparavant, les nouvelles technologies, à l'origine de nouvelles filières industrielles, étaient pour l'essentiel l'apanage des pays riches. Dans ce modèle, les vieilles industries comme l'habillement, la chaussure ou les jouets en plastique migraient vers le monde en développement, tandis que les pays riches se tournaient vers de nouveaux secteurs tels que l'informatique, la téléphonie mobile ou l'industrie pharmaceutique.

Mais dans ce nouveau paradigme, les économies de marché émergentes seront le berceau de nombreuses nouvelles technologies. Des pays comme la Chine et l'Inde investissent massivement dans l'enseignement supérieur et la recherche et possèdent désormais des entreprises d'envergure mondiale. Parallèlement, les multinationales implantent leurs activités de R&D dans ces pays, preuve de la confiance qu'elles placent dans les compétences de leurs scientifiques et de leurs ingénieurs.

Certes, la mutation ne se fera pas en un jour, mais ce n'est qu'une question de temps avant que ces pays se mettent à améliorer les technologies existantes ou à en développer de nouvelles. L'expérience du Taipeh chinois, qui est devenue l'un des centres mondiaux de l'industrie du semi-conducteur et des équipements de fabrication et de test de ces produits en est un exemple. Celle de la Corée du Sud, avec les semi-conducteurs, l'électronique grand public et l'automobile, en est un autre.

La concurrence mondiale change donc de visage, et la capacité d'innovation deviendra un facteur clé. Les pays qui seront en mesure de tisser des liens étroits entre leurs universités et leurs entreprises, et de commercialiser avec succès leurs nouveaux savoirs, auront une longueur d'avance dans l'économie mondiale de demain. C'est là l'un des ressorts explicites de la stratégie danoise même si, bien sûr, la mise en œuvre est un élément tout aussi important.

Le deuxième grand défi de la mondialisation tient à l'érosion progressive des obstacles à l'investissement et aux échanges internationaux, à la mobilité grandissante des populations, et à l'accélération de la diffusion des idées et des nouveaux savoirs.

Pendant une bonne partie des 50 dernières années, la mondialisation n'a été une réalité que pour quelques régions du monde, à savoir l'Europe occidentale, l'Amérique du Nord ainsi que le Japon, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. L'Union soviétique et la Chine étaient fermées au reste du monde. L'Amérique latine, y compris mon propre pays le Mexique, de même que l'Inde, appliquaient des politiques de remplacement des importations, suivant un modèle autocentré.

Au cours des 20 dernières années, toutefois, presque tous les pays se sont intégrés dans l'économie mondiale : un milliard de nouveaux travailleurs sont venus grossir les rangs de la population active mondiale, avec la perspective d'un milliard de plus dans les 25 prochaines années, pour la quasi totalité d'entre eux dans le monde en développement.

Ce phénomène a eu des répercussions profondes sur la localisation de l'activité dans l'économie mondiale. Forts de leur main-d'œuvre bon marché et laborieuse, l'Europe orientale, la Russie, l'Ukraine, l'Amérique latine et de nombreuses régions d'Asie, mais surtout la Chine et l'Inde, et plus récemment le Viet Nam, ont attiré de plus en plus d'investissement direct étranger, au service d'une production certes destinée aux marchés des pays riches, mais aussi à la couverture de la demande intérieure de ces pays.

Cette pression de la concurrence ne se relâchera pas. Parallèlement, ces pays s'efforceront de progresser sur l'échelle de la valeur ajoutée, délaissant l'habillement au profit de l'automobile, et les jouets au profit des ordinateurs. Il me semble toutefois important de garder à l'esprit que la concurrence est une bonne chose, qui stimule l'innovation, laquelle, à son tour, améliore la productivité, ce qui en fin de compte va dans le sens d'une amélioration du niveau de vie et d'une baisse des prix.

Pour des pays comme le Danemark, cela signifie que les obstacles à l'innovation - qu'il s'agisse du coût élevé de la création d'entreprise ou de la pénurie de travailleurs qualifiés de niveau post-secondaire - doivent être étudiés avec soin. Il importe au plus haut point d'appuyer sur des données fondamentales saines la politique budgétaire et monétaire, la politique de la concurrence et les pratiques en matière de réglementation. Il faut toutefois plus que cela pour promouvoir l'innovation, mais je reviendrai sur ce point dans un moment.

Comme l'a récemment signalé la Banque mondiale, la classe moyenne dans les économies émergentes est appelée à croître rapidement et représentera un marché grandissant pour les industries des économies avancées. Aujourd'hui, la technologie utilisée dans les économies de marché émergentes, à côté des logiciels et autres avoirs immatériels, est fournie par les économies avancées.

Les pays de l'OCDE doivent s'adapter à ce monde en mutation. Il importe à cet égard de prendre un peu de recul. La structure de nos économies n'est plus du tout ce qu'elle était il y a un quart de siècle. Les sources de création de richesse ont considérablement changé, la sidérurgie, la construction navale, l'extraction de charbon et l'industrie lourde laissant la place aux activités et services fondées sur le savoir.

Nous sommes aujourd'hui mieux lotis qu'hier. Ce n'est pas parce que nous avons plus de ce que nous avions il y a un quart de siècle, mais parce que nous disposons de produits et services nouveaux et de meilleure qualité.

La structure de nos économies va sensiblement changer dans les 25 prochaines années, et l'OCDE elle-même devra évoluer pour accueillir de nouveaux membres si elle veut rester en phase avec l'économie mondiale. Un futur Secrétaire général de l'OCDE, qui compterait la Russie, la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud, le Chili, Israël et d'autres pays encore comme membres à part entière, devrait pouvoir s'exprimer dans les mêmes termes.

Le troisième défi majeur est la pauvreté, qui sévit encore dans une bonne partie du monde. Les immenses bienfaits que peut apporter la mondialisation ne deviendront réalité que si nous pouvons garantir qu'elle profite à tous.

Aujourd'hui, une forte proportion de la population mondiale demeure marginalisée. Plus d'un milliard d'individus vivent dans l'extrême pauvreté, avec moins de 1 dollar par jour, et ils sont 2.6 milliards à vivre avec moins de 2 dollars.

Dans une perspective un peu plus éloignée, nous savons que le monde comptera 1.5 milliard d'individus de plus d'ici 2025 et que la quasi-totalité de ce surcroît de population sera à mettre à l'actif du monde en développement. Nous ne pouvons ignorer ces chiffres. Les gens ont besoin d'espoir. Prenons la situation au Moyen-Orient aujourd'hui, l'un des problèmes majeurs est que des millions de jeunes là-bas n'ont aucun espoir d'un avenir meilleur. Rien d'étonnant alors qu'ils cherchent un exutoire à leur frustration.

Le quatrième défi consiste à trouver des solutions pour mieux gérer la mondialisation et faire face aux grands enjeux de notre temps, comme le changement climatique, les migrations ou l'eau. Nous devons pouvoir compter pour ce faire sur des institutions mondiales solides.

Ce n'est qu'en œuvrant de concert que les nations du monde entier seront en mesure de faire face aux profondes mutations du monde d'aujourd'hui. Si tel n'était pas le cas, l'issue serait probablement le conflit. C'est pourquoi la gestion réussie de la mondialisation est un véritable enjeu dont dépendent la paix et la sécurité dans le monde, de même que la prospérité et les perspectives à long terme.

L'OCDE est une de ces institutions internationales, et constitue à ce titre un espace de coopération entre les pays. Au sein de l'Organisation, nous privilégions la comparaison et l'apprentissage au contact des pairs, chacun aidant l'autre autour de ce que nous appelons l'économie politique de la réforme, laquelle consiste notamment à aider les gouvernements à engager des réformes face à l'opposition de groupes qui défendent des intérêts acquis ou lorsque les bénéfices à long terme passent par des sacrifices à court terme.

Je suis fier de la nouvelle mission dont est investie l'OCDE, devenir la plateforme de la mondialisation, et travailler en étroite collaboration avec les pays de toutes les régions du monde à leur intégration dans l'économie mondiale.

Nous œuvrons en faveur d'une mondialisation qui doit satisfaire à trois critères. Elle doit, bien entendu, apporter la prospérité et des opportunités. Mais elle doit aussi apporter l'équité et la justice, pour que tout le monde y gagne. Et ce doit être une mondialisation respectueuse de l'environnement, car nous savons tous qu'une croissance économique qui néglige l'environnement est la recette d'un désastre mondial assuré.

Du point de vue de l'économie, et plus particulièrement de l'économie danoise, cela signifie que nous devons être beaucoup plus novateurs, dans les produits et services que nous proposons, dans nos modes de gestion des entreprises et de prestation de services publics, et jusque dans nos institutions, y compris nos écoles et nos universités. Mais l'innovation ne concerne pas que les nouveaux produits. Elle touche aussi à la logistique, à la distribution, aux systèmes d'information, au contrôle financier ou encore à la mise en œuvre du commerce électronique, pour ne citer que quelques exemples.

Elle s'applique également à la qualité du capital humain et à la façon dont les pays investissent dans l'innovation et la santé. Nous avons besoin de gens formés pour innover et c'est pourquoi l'éducation est à la base de tout.

Si nous voulons élargir les perspectives et améliorer la capacité d'innovation, nous devons pouvoir compter sur une population ouverte aux apprentissages, qui commencent dès la petite enfance. C'est dans les premières années que tout se joue.

Plus que jamais, nous devons nous assurer que nos concitoyens ont accès à un enseignement de qualité, notamment à l'enseignement post-secondaire, que ce soit à l'université ou dans les établissements professionnels.

Mais nous devons aller plus loin, et garantir que nos travailleurs aient accès à la formation et à des possibilités de recyclage et de perfectionnement, ce que l'on appelle l'apprentissage tout au long de la vie, et que les immigrés et les travailleurs seniors ne fassent pas l'objet de discriminations. Nous avons besoin des compétences de la main-d'œuvre immigrée, tout comme nous avons besoin de l'expérience et de l'engagement des travailleurs seniors.

Sur ce front, le Danemark a encore du chemin à parcourir. Le pays investit lourdement dans l'éducation, pour des résultats encore maigres.

Les étudiants du secondaire n'obtiennent pas des scores particulièrement élevés aux tests de l'enquête PISA de l'OCDE en mathématiques, en sciences et en lecture. Seule une faible proportion des jeunes danois poursuivent leurs études à l'université, et lorsqu'ils le font, mettent trop de temps à obtenir leurs diplômes. De fait, au moment où le Danemark voit sa population active décroître, il importe plus que jamais que chaque jeune reçoive le meilleur enseignement et la meilleure formation, et que chaque senior ait la liberté et la possibilité de travailler plus longtemps.

En outre, davantage pourrait être fait pour intégrer les immigrants à la population active. Comme le montre l'édition 2006 de notre publication Perspectives des migrations internationales, le taux d'activité des travailleurs émigrés dans la population active est bien inférieur à celui de la population de souche quel que soit le niveau d'instruction. Pourtant, les immigrés ont de multiples compétences à offrir. Dans des pays comme le Canada, les États-Unis ou l'Australie, l'apport des travailleurs émigrés est notable, et ils sont nombreux à y avoir fondé des entreprises prospères.

Le Danemark a beaucoup à gagner à l'intégration dans la société de cette population émigrée.

Le Danemark a apporté des améliorations à son système de protection sociale et montré sa faculté d'innovation en matière de politique publique. Le modèle danois de la "flexicurité", dispositif unique en son genre visant à ramener les chômeurs dans l'emploi, est désormais étudié par bien d'autres pays.

L'entrepreneuriat est également un élément déterminant. Ce sont les chefs d'entreprise qui mettent au point de nouveaux produits ou services, ou de nouveaux modes opératoires, faisant naître de nouvelles activités en remplacement de celles qui disparaissent ou sont délocalisées.

Les nouvelles activités créeront de nouveaux emplois. Autrement dit, nous devons rendre aussi faciles et peu coûteuses que possible les formalités de création d'entreprise, et nous doter d'un système financier conçu pour soutenir les créateurs d'entreprise et gérer leur risque. Dans le classement établi par la Banque mondiale à partir d'un ensemble d'indicateurs révélateurs de la facilité à conduire des affaires, le Danemark se place en 7e position sur un total de 155 pays, ce qui n'est pas une mauvaise performance.

Les pouvoirs publics semblent admettre qu'ils doivent faire davantage. Preuve en est sa volonté d'alléger de 25 % la charge administrative imposée aux entreprises d'ici 2010.

Les travaux que mène l'OCDE ont permis de recenser bien d'autres facteurs qui influent sur l'innovation et la compétitivité.

Parmi ces facteurs, l'importance d'investir dans la R&D dans les secteurs tant public que privé, la mise au point de systèmes efficaces de commercialisation des nouveaux savoirs, l'investissement dans des infrastructures stratégiques telles que les communications et les transports, l'adoption de modes de gouvernance de qualité, la formulation de politiques actives du marché du travail qui privilégient le retour à l'emploi et le développement de villes-régions innovantes propres à attirer les talents et les investissements et offrant en outre une bonne qualité de vie.

Les nations qui reconnaissent la nécessité de changement, et qui se dotent de stratégies d'ensemble pour y contribuer par l'innovation, à l'instar du Danemark, auront toutes les chances de prospérer dans les années à venir. Les dirigeants d'entreprise auront un rôle décisif à jouer pour aider les pays à comprendre l'importance du changement et ce qui doit être fait pour créer des emplois et de la richesse, dans le souci de la justice sociale et le respect de l'environnement sur le long terme.

Au début de mon allocution, j'ai affirmé mon optimisme quant à l'avenir. Pourquoi cet optimisme, face aux immenses enjeux du monde contemporain ?

Tout d'abord, nous apprenons à mieux comprendre ce qu'il faut faire, de façon à aider ceux qui perdent leur emploi ou voient baisser leurs salaires réels à surmonter les affres de la mondialisation.

Les sociétés innovantes et fondées sur le savoir offriront des perspectives plus prometteuses à leurs citoyens en leur ouvrant des possibilités à la hauteur de leurs aspirations.

Nous n'ignorons pas que pour qu'un tel avenir se concrétise, les milliards d'individus qui vivent dans la pauvreté devront s'en délivrer. La Chine a déjà réussi à sortir plusieurs centaines de millions de personnes de l'extrême pauvreté par son intégration dans l'économie mondiale. La mondialisation donnera à plusieurs milliards d'êtres humains la perspective, pour eux-mêmes et pour leurs enfants, de s'affranchir de la pauvreté et de mener une vie plus décente. Ce qui est déjà une raison suffisante de poursuivre sur la voie de la mondialisation.

En définitive, la mondialisation peut être un jeu à somme positive. Mais pour qu'elle le soit, notre classe politique et nos dirigeants d'entreprise doivent montrer leur détermination à donner corps aux trois dimensions d'une mondialisation réussie : la prospérité, l'équité et des perspectives d'avenir.

N'ayons pas peur de ce tigre.

Je vous remercie.

 

 

 

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