Partager

Insécurités

Si l’instabilité est un thème récurrent au Sahel et en Afrique de l’Ouest, les événements violents sont néanmoins devenus plus fréquents et violents ces dernières années et les dynamiques qui les sous-tendent se complexifient. Les dynamiques de coopération régionale, le commerce et la libre circulation se jouent donc dans un contexte plus précaire et plus instable, auquel les décideurs politiques doivent s’adapter. Ils ont besoin d’informations précises pour mieux comprendre ces dynamiques instables et leurs dimensions géographiques, en particulier la manière dont les décisions prises à différents niveaux de gouvernance peuvent avoir un impact sur les événements à différentes échelles territoriales, qu’elles soient locales, nationales ou régionales. Pour soutenir les décideurs politiques de la région, le CSAO produit des analyses spatiales innovantes qui fournissent des aperçus inédits sur les défis de la sécurité régionale.


 

Rapport

La géographie des conflits en Afrique du Nord et de l’Ouest

Les gouvernements africains sont de plus en plus confrontés à de nouvelles formes de violence politique. La situation est particulièrement préoccupante au Sahara-Sahel où la violence est en augmentation. Cette situation sécuritaire dégradante a incité les pays africains et leurs partenaires à intervenir militairement pour stabiliser la région et prévenir la propagation de l’extrémisme et de la violence contre les civils. Toutefois, ces initiatives se heurtent à de nombreux obstacles en raison de la nature transnationale et de la géographie de la violence. La Géographie des conflits en Afrique du Nord et de l’Ouest cartographie l’évolution de la violence dans ces deux régions, avec un accent particulier sur le Mali, le lac Tchad et la Libye. Ce travail est basé sur un nouvel indicateur spatial de la violence politique, conçu pour évaluer l’évolution à long terme des conflits et fournir des options politiques. Il est réalisé en partenariat avec des centres de recherche, notamment par le biais d’un protocole d’accord avec le Groupe de recherche sur le Sahel de l’Université de Floride, ainsi qu’avec des chercheurs de l’Université de l’Idaho. Regardez une courte vidéo qui résume le rapport.

Lancement

Conférence de Munich sur la sécurité

Image : MSC/Lukas Schulze

En savoir plus

À l’invitation de la Conférence de Munich sur la sécurité, le Secrétariat du CSAO/OCDE a organisé le 14 février 2020 un événement parallèle consacré au lancement de son nouveau rapport La géographie des conflits en Afrique du Nord et de l’Ouest. Ce lancement était le seul événement organisé par l’OCDE dans le cadre de la conférence. Trente-cinq dirigeants aux profils variés (Nations Unies, OTAN, gouvernement, secteur privé) ont participé à l’événement. Dans son allocution, le Secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, a posé les jalons de la situation sécuritaire en Afrique du Nord et de l’Ouest. Les cinq dernières années ont été les plus violentes jamais enregistrées dans la région, avec plus de 16 000 incidents violents et 60 000 décès jusqu’à la fin de 2019. Une telle montée de la violence exige que les réponses politiques régionales accordent une plus grande attention à la géographie des conflits, à la dynamique imprévisible de la violence politique et aux interactions complexes entre tous les acteurs impliqués.

Discours prononcé par le Secrétaire général

Communiqué de presse

Indicateur

Indicateur de la dynamique spatiale des conflits

Le nouvel indicateur de la dynamique spatiale des conflits (SCDi) cartographie l’évolution de la géographie de la violence en Afrique du Nord et de l’Ouest et évalue son évolution dans le temps (de 1999 à aujourd’hui). Il intègre deux dimensions spatiales fondamentales : l’intensité, soit le niveau de violences dans une zone définie, et la concentration, soit la répartition géographique des événements violents. L’accent est mis sur trois études de cas : la Libye, le Sahel central et le lac Tchad.

Rapport

Femmes et conflits en Afrique de l’Ouest

Le nombre de victimes civiles des conflits ouest-africains dépasse désormais le nombre attribué aux combats entre le gouvernement et les groupes armés. Cette évolution entraîne une augmentation de la violence à l’égard des femmes, qui sont souvent les premières victimes des luttes d’identité. Les femmes participent également à des actes de violence, notamment par des attentats suicides dans le bassin du lac Tchad. Sur les 395 attentats suicides survenus entre juin 2011 et août 2019, 80 ont été perpétrés par des femmes. Toutefois, ce phénomène est en forte diminution en raison de la perte du contrôle territorial de Boko Haram depuis le milieu des années 2010. Cette Note ouest-africaine souligne la nécessité de mettre en œuvre des stratégies anti-insurrectionnelles qui protègent les populations, en particulier les femmes.

 

Rapport

Tendances à long terme en matière de sécurité et de développement au Sahel

La stabilité des pays sahéliens et la capacité de leurs gouvernements à gérer les mutations sociales et les tensions influencent les flux migratoires et le développement économique tant pour les populations locales que pour la communauté internationale. Cette Note ouest-africaine analyse la situation sahélienne en croisant les problématiques sécuritaires et de développement. Elle vise à contribuer aux débats politiques contemporains en montrant comment ces dynamiques ont changé ou ont persisté dans cette région d’importance centrale au cours des dernières décennies.

La stabilité des pays sahéliens et la capacité de leurs gouvernements à gérer les mutations sociales et les tensions influencent les flux migratoires et le développement économique tant pour les populations locales que pour la communauté internationale. Cette Note ouest-africaine analyse la situation sahélienne en croisant les problématiques sécuritaires et de développement. Elle vise à contribuer aux débats politiques contemporains en montrant comment ces dynamiques ont changé ou ont persisté dans cette région d’importance centrale au cours des dernières décennies.